Lone Ranger, Naissance d’un héros

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Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour. – Allociné

Lone Ranger, adaptation d’une série télé américaine des années 1950, elle même adaptée d’une série radiophonique diffusée vingt ans plus tôt. Un héros purement américain dont le succès n’a jamais traversé l’Atlantique. Hollywood s’est donc dit qu’il est le personnage parfait pour une adaptation mais pourtant, le film est loin du succès escompté au box-office US. A la tête de ce projet on retrouve un trio bien connu: Jerry Bruckheimer à la prod’, Gore Verbinski à la réalisation et Johnny Depp devant la caméra. Trio majeur de la saga Pirates des Caraïbes mais ça ne suffit pas. Le film n’est pas mauvais en soi mais il faut bien dire qu’il ressemble beaucoup (trop?) à une délocalisation de la franchise de pirates vers le désert avec un Johnny Depp maquillé différemment et entouré par d’autres acteurs mais qui fait la même chose, branché sur pilote automatique. La critique pourrait s’arrêter là.

Au niveau du scénario, on reprend les mêmes ficelles, les perso principaux qui sont amis sans vraiment l’être, des scènes d’actions spectaculaires, une touche d’humour et des longueurs car ça dure 2h30.
A la mise en scène, Verbinski revient au western après son bon film d’animation Rango. Il est plutôt bon dans ce qu’il fait mais il n’apporte rien de réellement nouveau. Des beaux plans larges sur les étendues désertiques sont à mettre sur le côté positif du bilan mais un rythme trop saccadé  et un manque de fluidité sont à mettre dans le négatif. Je ne vois pas non plus l’intérêt de nous présenter cette histoire par le biais de Tonto vieux qui la raconte à un garçon dans une fête foraine à part rallonger le film.
Devant la caméra, concernant Johnny Depp, il n’y a malheureusement plus grand chose à dire depuis quelques années tant il parait s’être enfermé artistiquement (Dark Shadows, Alice au pays des merveilles,..). Espérons qu’il retrouve un jour l’élan qu’il avait plus jeune. Il est accompagné par Armie Hammer dans le rôle du Ranger solitaire, John Reid. Révélé par sa prestation dans The Social Network, il pouvait ici faire exploser sa carrière, opportunité pas aussi payante qu’espérée. Dommage pour un jeune acteur avec ce potentiel. Le casting est complété par Tom Wilkinson, Willian Fichtner, Barry Pepper, Helena Bonham Carter et John Badge Dale dans le rôle Dan Reid, le frère de John. Ce dernier est abonné aux seconds rôles ces dernières années (World War Z, Flight, Iron Man 3) mais mérite votre attention.
En résumé, Lone Ranger est un divertissement familial sympa, trop long et copier coller de Pirates des Caraïbes.

Vinsanity

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Insaisissables

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« Les Quatre Cavaliers », un groupe de brillants magiciens et illusionnistes, viennent de donner deux spectacles de magie époustouflants : le premier en braquant une banque sur un autre continent, le deuxième en transférant la fortune d’un banquier véreux sur les comptes en banque du public. Deux agents spéciaux du FBI et d’Interpol sont déterminés à les arrêter avant qu’ils ne mettent à exécution leur promesse de réaliser des braquages encore plus audacieux. Ils font appel à Thaddeus, spécialiste reconnu pour expliquer les tours de magie les plus sophistiqués. Alors que la pression s’intensifie, et que le monde entier attend le spectaculaire tour final des Cavaliers, la course contre la montre commence. – Allociné

Insaisissables est la bonne surprise de cet été 2013 outre-atlantique, un film qui s’est fait sa place au milieu de tous les blockbusters attendus ce qui n’est pas rien. Evidemment son casting est attirant et c’est ça qui a piqué mon intérêt. On doit ce long métrage à un français, le réalisateur Louis Leterrier. Le metteur en scène de Danny the dog, Le Transporteur ou encore Le choc des titans continue sa carrière internationale avec un film au thème forcément intriguant: la magie. Bien loin de l’excellent film de Chris Nolan Le Prestige, le sujet est traité de manière plus moderne mais qui mise plus sur l’aspect spectaculaire aux dépend de l’histoire. Le scénario est donc le défaut, pas assez profond. Les personnages sont plutôt sympas et l’ensemble est divertissant à défaut d’être vraiment prenant.
A la mise en scène, Leterrier réussit bien la première partie, celle de la présentation des personnages, en nous offrant vingt minutes rythmées et plutôt bien ficelées. Ensuite, à l’image de l’histoire qu’il veut nous raconter, il se concentre un peu trop sur les scènes de spectacle et d’actions qui sont certes réussit mais notre intérêt pour la base narrative diminue. Le tout premier tour du film est d’ailleurs assez bluffant. SPOILER Le twist final nous surprend peut-être mais en fait il n’a pas vraiment d’importance car il n’est pas très bien amené et notre baisse de curiosité sur le fond de l’histoire pendant 1h45 avant fait que ça ne nous touche pas vraiment. FIN SPOILER
Devant la caméra, comme mentionné plus haut, un casting quatre étoiles est réuni. Les Quatres Cavaliers sont incarnés par Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Isla Fisher et Dave Franco. Les deux premiers se retrouvent après leur collaboration sur Bienvenue à Zombieland, on a pu voir récemment la troisième dans Gatsby le Magnifique et enfin le dernier, vu dans 21 Jump Street, n’est autre que le frère de James Franco. Un quatuor impeccable avec une mention spéciale pour Jesse Eisenberg. Ils sont traqués par Mark Ruffalo et Mélanie Laurent, respectivement agent du FBI et d’Interpol. Eux aussi font un sans faute, tout comme Morgan Freeman dans le rôle de Thaddeus et Michael Caine dans celui du producteur des Quatre Cavaliers. Deux acteurs qu’ont ne présente plus. Le casting est complété par Common sous les traits du patron de Mark Ruffalo, un rôle très secondaire mais qui me permet de mentionner l’excellente série dans laquelle joue cet acteur à savoir Hell on Wheels.
Insaisissables n’est pas un grand film mais reste un bon divertissement. Comme souvent il s’appuie sur un scénario trop faible mais est rattrapé par ses acteurs. Le thème de la magie fait le reste.

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Elysium

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En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses –  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre. – Allociné

Quatre ans après la claque District 9, Neill Blomkamp est de retour avec Elysium. Un nouveau projet qui a beaucoup de similitudes avec son premier long métrage: science-fiction et mise en avant des inégalités entre les hommes. Un peu répétitif? Peut-être mais s’il récidive avec le même brio que pour District 9, je suis preneur sans problème. Au scénario il reprend donc les mêmes fils conducteurs en enlevant les extra-terrestres: un homme livré à lui-même, perdant le contrôle de son corps et ayant que peu de temps pour essayer de s’en sortir. Une histoire intéressante même si un peu moins aboutie sur la durée du film ainsi que sur l’écriture des personnages. Blomkamp a placé la barre tellement haut avec son premier film que je ne peux m’empêcher de faire la comparaison. Le développement du récit manque un peu de fluidité et on peut aussi lui reprocher son manichéisme.
A la mise en scène, le jeune cinéaste sud-africain n’a rien perdu de son talent. Il n’a pas créé un mais deux mondes éblouissants. Sa vision de la Terre complètement polluée et dévastée ressemble aux bidons-villes de District 9, un univers qui fait toujours son effet. A cela il vient ajouter Elysium, satellite où vivent les riches, visuellement impressionnant. Le tout accompagné de robots et de vaisseaux tous aussi réussis. On retrouve également une qualité que je veux souligner: sa volonté de réalisme; ça peut paraître paradoxal dans un film de SF mais c’est un élément important de son style. Caméra portée à l’épaule et tournage au maximum en décors naturels sont les clés de cette démarche. Les scènes d’actions sont bien maîtrisées et les survols des deux mondes offrent de très beaux plans. D’un point de vue général on est en dessous de District 9 en terme d’immersion et d’intensité mais ça reste au-dessus de la moyenne sans problème. Une mise en scène et un univers visuel marqué qui imposent Neill Blomkamp comme un cinéaste majeur d’aujourd’hui et de demain.
Devant sa caméra, Matt Damon incarne Max, le personnage principal. L’acteur américain livre une prestation impeccable comme à son habitude. Il est accompagné par Jodie Foster sous les traits de la secrétaire Delacourt, femme froide et sans pitié. Personnellement, je ne suis pas fan de cette actrice mais ça n’empêche pas qu’elle tienne bien son rôle. Enfin Blomkamp a fait appel à Sharlto Copley, héros de District 9, pour le personnage de l’agent Kruger, le « bras armé » de la secrétaire Delacourt. Un rôle qui manque d’originalité à mon goût, à savoir la brute épaisse qui n’évolue pas au fil de l’histoire et qui n’est que là pour nous offrir des scènes d’actions, dommage.
Elysium, certes en dessous de District 9, est un bon film de science-fiction comme il y en a de moins en moins. Il a également le mérite d’être un scénario original au milieu d’une industrie cinématographique qui s’appuie de plus en plus sur les franchises. Neill Blomkamp s’impose donc comme un élément essentiel de la science-fiction et du septième art en général, un cinéaste forcément à suivre.

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Monstres Academy

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Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. Pire encore : ils se rendent compte que s’ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l’ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis… – Allociné

Monstres Academy, dernier né du studio Pixar, est forcément très attendu quand on connait la machine à succès qu’est ce studio. Pour ce nouveau long-métrage, Pixar a décidé d’approfondir le monde qu’ils avaient développé dans l’excellent Monstres et Cie sorti en 2002, pour moi une référence concernant les films d’animation. Pour se faire ils ont décidé pour la première fois de leur histoire de faire un prequel. La raison? L’envie de nous montrer comment Bob et Sulli, les deux héros qu’on a tant aimé il y a plus de 10 ans, se sont rencontrés à l’université. Une idée très intéressante qui donne lieu a un bon « college movie » qui se joue des clichés du genre avec l’humour qu’on connait au studio. Le petit reproche qu’on peut faire à ce scénario est son manque de créativité et de poésie (le rachat du studio par Disney y est peut-être pour quelque chose). En effet on a droit au schéma déjà vu de l’étudiant intello obligé de s’allier  à celui prétentieux et tire-au-flan mais c’est tout de même très bien fait. Après une première moitié qui développe les personnalités de Bob et Sulli, un peu longue à se mettre en route mais réussie, le film s’emballe enfin lorsque nos deux héros sont réunis. Et bien sur, de nombreux personnages secondaires sont présents et attachants. On regrette quand même le manque de poésie, incarné dans le premier opus par le personnage de Boo et qui est ici un peu oublié. A la baguette, Dan Scanlon nous livre une mise en scène efficace en gardant l’esprit du premier film. Les nouveaux monstres sont tous réussis et on assiste à 1h45 de couleurs, de mouvements et de rebondissements.
Même s’il n’est pas à la hauteur de Monstres et CieMonstres Academy reste un très bon divertissement pour petits et grands. Pixar confirme sa place géant de l’animation et son avenir est assuré. Assurez-vous d’arriver à la séance avant le début pour voir le court-métrage Le Parapluie bleu qui prouve que le sens de la poésie n’a pas été perdu par le studio.

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Pacific Rim

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Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été
mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.
Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente… – Allociné

Pacific Rim, film très attendu car de Guillermo Del Toro, cinéaste atypique à l’univers unique. Grand fan de monstres et autres créatures fantastiques, le réalisateur d’Hellboy et du Labyrinthe de Pan rend avec son nouveau long métrage un hommage aux films japonais appelé Kaiju ega, film de monstres. D’où le nom des adversaires des Jaegers. De loin son projet le plus coûteux avec un budget de près de 200 millions de dollars, Del Toro avait toutes les cartes en mains pour nous en mettre plein les yeux. En effet, que l’on aime ou pas ce qu’il fait, il faut lui accorder son talent de créativité, sa faculté à imprégner ses oeuvres d’un univers visuel toujours travaillé et hors des sentiers battus.
A l’écriture Del Toro, accompagné de Travis Beacham, ne signe surement pas le meilleur scénario possible, un peu trop simpliste mais rattrapé par des personnages assez intéressant. Mais on ne s’attarde pas là-dessus car l’affrontement Kaiju/Jaegers suffit à nous tenir en haleine.
A la mise en scène, Guillermo Del Toro est fidèle à lui-même. On sent son empreinte avec encore une fois un univers visuel marqué grâce aux décors et au travail sur les lumières. Beaucoup de scènes de nuit éclairées par des couleurs fluos pour un rendu efficace. Les robots et les monstres venus de l’océan sont réussis et les scènes de combats le sont tout autant. Le reproche qu’on peut faire, lié au scénario, c’est le nombre de destructions et d’affrontements peut-être trop nombreux pour pallier au manque d’approfondissement de l’histoire.
Devant la caméra, Charlie Hunnam, héros de la série Sons of Anarchy et vu dans Hooligans, interprète Raleigh Becket, le pilote de Jaegers. Il est accompagné par Rinko Kikuchi (Babel) dans le rôle de la jeune pilote Mako. Un duo qui fonctionne bien. Sous les traits de leur supérieur, on retrouve Idris Elba, impeccable. On a également le plaisir de voir Ron Perlman, interprète d’Hellboy et acteur fétiche de Del Toro. Il joue ici un traficant de « pièces détachées » de Kaiju, un rôle secondaire mais qu’il arrive à faire exister.
Pacific Rim, film au scénario un peu faible mais rattrapé par un visuel impressionnant qui vaut le détour.

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World War Z

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Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos…

Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation… – Allociné

World War Z est un objet filmique assez intéressant car à la rencontre de deux genres qui ne sont pas souvent liés: le blockbuster grand public et le film de zombie. Quand on voit le succès de la série The Walking Dead et quand on sait l’ampleur de la communauté de fans des mort-vivant, on comprend qu’un grand studio américain décide de se pencher sur le sujet. C’est donc avec une certaine curiosité que je suis allé voir ce long métrage, fan de la série citée au-dessus et de Brad Pitt, je me suis dit que je n’allais surement pas voir un grand film mais pourquoi pas un divertissement bien sympa.
Le scénario a été écrit entre autre par Max Brooks et Damon Lindelof. Le premier n’est autre que l’auteur du roman World War Z sur lequel le film se base alors que le deuxième est connu pour son travail sur la série Lost ou plus récemment au cinéma sur Prometheus et Star Trek Into Darkness. Un duo a qui on peut accorder du crédit. L’histoire est plutôt bien ficelée même si on dérive un peu du film de zombie classique. Premièrement le personnage principal n’est pas livré à lui-même face aux zombies puisqu’il est aidé par son statut d’agent de l’ONU. Cela apporte un aspect différent renforcé par son enquête à travers le monde pour découvrir l’antidote au virus. Et puis, on est quand même face à un film à gros budget destiné au grand public, on se doute que ça finit bien. Un scénario assez sympa sans être exceptionnel. J’en viens à la nature même des créatures mort-vivantes: elles courent! Peu habituel pour des zombies mais pourquoi pas. C’est vrai que ça apporte une tension différente pour le spectateur.
A la réalisation, Marc Forster (Neverland, Quantum of Solace) fait du bon boulot relativement à ce qu’on lui demande. En effet, un film de zombie grand public ne doit pas être gore. Ici pas de membres coupés ou de cervelles explosées et même pas un plan un peu sanglant. Il crée la tension et le suspens à partir de la rapidité des zombies. Les scènes d’action sont souvent en extérieures et filmées en plan large pour nous montrer le déplacement et le nombre important de zombies qui provoquent la panique. En résulte des scènes assez impressionnantes à défaut de faire peur. Seule la dernière demi-heure du film se rapproche de ce qu’on connait à savoir un huis-clos avec des zombies beaucoup moins nombreux et plus lents pour un final assez prenant. L’ensemble repose sur un rythme soutenu et fluide qui alterne bien entre les scènes haletantes et celles plus calmes. Le tout accompagné par une musique efficace.
Devant la caméra, Brad Pitt incarne Gerry Lane avec son aisance habituelle, comme toujours irréprochable. Il rencontre beaucoup de gens dans sa quête de compréhension, tous bien joués mais au final c’est lui seul qui porte le film. On peut tout de même citer Mireille Enos (Gangster Squad) qui interprète la femme de Gerry ainsi que James Badge Dale (The Pacific, Iron Man 3) dans le rôle d’un militaire américain basé en Corée du Sud.
World War Z est un film de zombie gentillet destiné au grand public. Les fans des zombies regretteront le manque de rentre-dedans mais c’est sympa et divertissant. Pari réussi.

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Man of Steel

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Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité. – Allociné

A l’âge d’or des reboot et suites d’un côté, et des films de superhéros de l’autre, Man of Steel est la réponse de DC Comics à Marvel et représente le stéréotype du blockbuster hollywoodien tant attendu par des millions de fans. De plus ce n’est pas n’importe qui qui se cache derrière ce retour sur grand écran de Superman puisqu’il s’agit de Christopher Nolan. Même s’il a laissé la mise en scène à Zach Snyder pour se contenter de produire et co-écrire l’histoire, c’est quand même lui qui fait renaître Batman avec son excellente trilogie The Dark Knight, autant aimée par le grand public que celui cinéphile. Avec ça en tête, on espère forcément la même réussite avec ce film.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Man of Steel est pas mal mais loin de mes attentes. La bande annonce, qui laissait entrevoir quelque chose de beaucoup plus fort, ne reflète pas le résultat final. Le scénario est trop bancale pour nous convaincre. On a forcément les passages obligés comme l’enfance difficile de Clark, la découverte de ses pouvoirs par lui-même mais aussi par les autres, sa relation avec la famille Kent qui l’a recueilli et enfin sa quête de compréhension sur qui il est, d’où il vient et qui sont ses vrais parents. Tout ça c’est normal qu’on doivent y passer mais la façon de le faire n’est pas assez forte. On passe alors la première heure à attendre la suite. Heureusement deux nouvelles facettes sont apportées: la scène d’ouverture sur Krypton juste avant sa destruction ainsi que les scènes où l’on suit Clark, avant de devenir Superman essayant de fuir le monde dans des endroits isolés des Etats-Unis, évitant de révélé qui il est. La suite n’est que l’affrontement entre Superman et son ennemi, le général Zod.
A la réalisation, Zach Snyder, metteur en scène de 300 et Watchmen, apporte son style mais ne me convint pas entièrement. Visuellement sa vision de Krypton est plutôt réussie et ses scènes d’actions aussi mais pendant toute la première partie, il hache le rythme de la narration usant de multiples flashbacks. On peut voir toutes les étapes cruciales dans la vie de Clark mais aucune n’est vraiment approfondie. Ensuite l’affrontement contre Zod ne se résume qu’à une avalanche de scènes d’actions, explosions sur explosions. Au final je n’ai à aucun moment ressenti cette sensation viscérale qui vous submerge devant un vrai grand film. Le divertissement est là mais on ne dépasse pas ce stade.
Au casting, Henry Cavill est impeccable sous les traits de Superman. Ultra baraqué et beau gosse, oui mais pas que. Il incarne vraiment son personnage et ce jeune acteur, révélé par la série Les Tudors, va voir sa carrière faire un grand bond. Il est accompagné par Amy Adams qui interprète Loïs Lane et Russell Crowe dans le rôle de Jor-El, père de Superman alias Kal-el, rôle rendu célèbre par Marlon Brando. Le général Zod est assuré par Michael Shannon qui aurait pu donner une toute autre ampleur à ce personnage, dommage. Le casting est complété par Kevin Costner dans le rôle de Jonathan Kent et Laurence Fishburne en Perry White, rédacteur en chef du Daily Planet.
Man of Steel est un bon divertissement mais ne dépasse malheureusement pas les limites des blockbusters formatés comme avait su le faire The Dark Knght. Une petite déception pour ma part mais il ravira surement des millions de spectateurs. Une suite est déjà prévue.

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