L’Affaire Farewell

19133409_w434_h_q80

Lien pour la bande annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18902424&cfilm=111721.html

Au début des années 80, en pleine guerre froide,  un colonel russe du KGB appelé Sergueï Grigoriev décide de donner des informations sur le bloc soviétique au gouvernement français de François Mitterrand par l’intermédiaire de Pierre Froment, un ingénieur français en poste à Moscou… L’Affaire Farewell traite d’un sujet qui n’a jamais été abordé auparavant et nous donne des informations que l’on ne connait pas forcément sur cette affaire. Il a donc en premier lieu un intérêt de culture générale. De plus, ce film est très différent des films d’espionnage car il n’y a pas de fusillades et scènes d’actions dans tous les sens. Il nous montre l’évolution de l’affaire à tous les niveaux: celui des espions (P.Froment et S.Grigoriev) et celui plus politique avec les relations Mitterrand-Reagan. Tout ceci réuni nous offre un très bon scénario. Côté acteurs le duo Guillaume Canet-Emir Kusturica est très efficace. Kusturica a une prestance impressionnante et Canet joue très bien le rôle de l’homme peu à peu dépassé par les évènements. La réalisation est assurée par Christian Carion qui signe ici sa deuxième collaboration avec Guillaume Canet après Joyeux Noël en 2005. Cette fois encore sa réalisation est excellente. Les dialogues sont bons et nous donnent quelques répliques amusantes. J’ai apprécié le choix de garder les dialogues en version originale et de les sous-titrés, je trouve que ça donne plus d’authenticité au film. Le seul point négatif de film est sa lenteur par moment mais ça n’entache pas sa réussite. L’Affaire Farewell est un bon moyen d’apprendre des faits historiques tout en passant un agréable moment.

Vinsanity

Advertisements
Cette entrée a été publiée dans I-L.

4 commentaires sur “L’Affaire Farewell

  1. Rémi vaute dit :

    Guillaume Canet, encore et toujours…
    Deux nouveaux films sont à paraître où il sera en tant qu’acteur principal, j’attends ça…

    allez vince bonne année à Grenoble

  2. Clem dit :

    J’ai bien aimé, mais je m’attendais à quelque chose d’un peu plus accrocheur. Et 100% pour le coup de la culture général

  3. BMR dit :

    Quelques mots encore d’un poème d’Alfred de Vigny (La mort du loup), auquel dialogues et images du film font de nombreuses références et qui raconte la traque d’un loup resté en arrière pour affronter son destin et les chiens et les fusils des chasseurs, sauvant ainsi sa femelle et surtout ses petits :

    […] Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
    Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
    Et, sans daigner savoir comment il a péri,
    Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
    […] Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
    Ne l’eut pas laissé seul subir la grande épreuve;
    Mais son devoir était de les sauver, afin
    De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
    A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
    Que l’homme a fait avec les animaux serviles …

  4. BMR dit :

    Pour Christian Carion cet épisode de la guerre froide, qui figure en bonne place au best-of des histoires d’espionnage, est peut-être le premier coup de tocsin annonciateur de la chute du Mur.
    C’est filmé sans esbrouffe, lentement et sûrement, sans courses-poursuites ni effets spéciaux : le réalisateur s’intéresse avant tout à ses deux personnages, à leurs familles, pris dans la tourmente de l’Histoire, cette Histoire que le colonel entendait bien accélérer.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s