Shutter Island

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En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Œuvre cohérente d’une malade, ou cryptogramme ? – Allociné

Shutter Island nous entraine dans l’univers noir d’un hôpital psychiatrique grâce à un scénario excellent et fait de rebondissements (basé sur le roman de Dennis Lehane), filmé de mains de maitre par le grand Martin Scorsese. Il nous prouve une fois de plus un talent hors-normes à travers ce film. Il nous offre des scènes dures et très belles à la fois, des couleurs et des changements de lumières maitrisées à la perfection. On en prend plein les yeux tout le long du film. Cette excellente réalisation additionnée à la bande son et aux jeux des acteurs donne lieu à une atmosphère pesante, lourde, sans pour autant être oppressante, qui vous immerge dans l’histoire pour ne plus vous lâcher jusqu’à la fin. Du côté des acteurs, Leonardo DiCaprio est tout simplement parfait dans le rôle principal qu’il maitrise totalement. Il donne la preuve qu’il n’est pas qu’une belle gueule du cinéma mais bel et bien un grand acteur. Si Scorsese le reprend à chaque fois, ce n’est pas pour rien (quatrième collaboration entre les deux hommes après Gangs of New York, Aviator et Les infiltrés). Il est accompagné de Mark Ruffalo dans le rôle de son coéquipier et de Ben Kingsley en directeur d’hôpital qui sont eux aussi très bons. Shutter Island est un drame psychologique qui n’est pas fait pour se reposer, c’est sur, mais c’est un vrai chef d’œuvre à ne manquer sous aucun prétexte. Du grand Scorsese, du grand cinéma.

Vinsanity

Sherlock Holmes

Lien pour la bande annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18932752&cfilm=127179.html

Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes… Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l’intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l’observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable…
Mais une menace sans précédent plane aujourd’hui sur Londres – et c’est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l’ennui et la mélancolie.
Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.
La panique s’empare de la ville après l’apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes… – Allociné

Autant le dire tout de suite, Sherlock Holmes est un film qui divisera les critiques entre ceux qui aimeront la « nouvelle jeunesse » donnée au personnage et ceux qui aurait aimé le voir tel qu’on le connait, avec bien plus de flegme. Personnellement mon avis est partagé même s’il penche un petit peu vers la deuxième catégorie. L’idée de base de le changer n’est pas forcément mauvaise mais ça aurait pu être mieux fait. Si on omet le vrai Sherlock Holmes, le film est bien même si la première partie a un peu de mal à passer mais se retrouve compensée par une deuxième partie bien plus intéressante. Je ne peux pas vraiment blâmer Robert Downey Jr pour son interprétation de Holmes car c’est le film qui le veut ainsi. Son interprétation est même très bonne mais c’est le rôle en lui même que je critique, il fait de Sherlock Holmes un homme bien trop prétentieux, pas assez « gentleman british ». Par contre Jude Law ressemble déja plus à ça dans le rôle du Docteur Watson avec sa moustache et son style vestimentaire toujours soigné. Au-delà de tout ça j’ai trouvé le scénario décevant avec le méchant Lord Blackwood joué par Mark Strong auquel je n’ai vraiment pas accroché. Les dialogues sont  moyens même si un peu humoristiques par moment. La réalisation de Guy Ritchie ,quand à elle, est pas mal mais en dessous de ce qu’il a pu faire dans Snatch ou plus récemment dans RockN’Rolla. Pour les puristes, rassurez-vous, on retrouve quand même le grand sens de la déduction et de l’observation de Sherlock Holmes. Pour les autres, vous apprécierez surement l’action donnée au personnage culte.  En bref la critique à faire sur ce film n’est pas sur sa forme mais sur son fond. Le film en lui-même est pas mal mais je trouve dommage de dénaturer Sherlock Holmes. A voir pour se faire sa propre idée.

Vinsanity