Looper

Voir la bande annonce

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille… – Allociné

Looper, un film qui n’était pas vraiment attendu mais depuis sa projection au festival de Toronto, le buzz se crée.  Alors forcément ça attise la curiosité et avec Joseph Gordon-Levitt et Bruce Willis dans la peau du personnage principal Joe, il ne m’en faut pas plus pour me convaincre d’aller le voir. De plus pour moi voyage dans le temps associé à Bruce Willis, ça renvoie à L’armée des 12 singes, encore un argument positif qui vient s’ajouter à la liste. Le résultat est convaincant malgré les 25 premières minutes un peu poussives mais nécessaires à la compréhension de la suite des évènements puisque le fonctionnement des loopers y est expliqué. Mais une fois que la rencontre entre le vieux et le jeune Joe se fait, tout s’accélère et le film devient plus intéressant. Il y bien sur des scènes d’actions et de poursuites réussies mais ce n’est pas pour autant que les phases de dialogues sont négligées, notamment la scène du  face à face entre Willis et Gordon-Levitt dans le bar qui est la plus marquante. Point de vue scénario, l’idée de base du film est intéressante et dans l’ensemble bien développée mais devient un peu bancale sur la fin malgré un final inattendu. Toutefois on peut souligner le fait que ce soit un scénario original, fait de plus en plus rare malheureusement à l’heure des remakes, suites et autres adaptations de livres. Rian Johnson en est l’auteur et il a également assuré la réalisation avec efficacité. A noter qu’il a travaillé sur des épisodes de la très bonne série Breaking Bad. Une trajectoire intéressante pour ce jeune réalisateur qui sera à suivre. Johnson retrouve Joseph Gordon-Levitt après leur collaboration en 2005 sur son premier film Brick. Ce dernier, maquillé pour ressembler à Willis jeune, nous livre une très bonne prestation car au-delà de son maquillage, il se « glisse » dans la peau de son ainé grâce à un mimétisme physique réussi. Bruce Willis trouve quant à lui un de ses meilleurs rôles des dernières années alors que  Paul Dano et Emily Blunt viennent compléter le casting. Malgré quelques petits défauts Looper est un bon film de science-fiction, à voir.

Vinsanity

Publicités

Millenium: Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Voir la bande annonce

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares… – Allociné

Millenium: Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, adaptation du premier volet de la trilogie romancière à succès de Stieg Larsson. Personnellement je n’ai ni lu le bouquin ni vu l’adaptation suédoise. Mon jugement manque donc peut-être de points de référence mais je vous le donne quand même. Personnellement ce qui m’intéresse d’abord quand j’entends parler de ce projet, c’est le nom de David Fincher. Réalisateur super talentueux que j’adore. En plus ce film lui permet de revenir à ses « premiers amours »  avec le film d’enquête sombre comme lui seul peut le faire (Seven). Millenium ne déçoit pas, il est excellent du générique du début très réussi jusqu’au bout et on retrouve l’univers Fincher. L’enquête est passionnante, tordue juste comme il faut et les deux personnages principaux nous emmènent avec eux dans cette atmosphère froide et hostile. Cette impression est renforcée par le froid du Nord de la Suède, sa neige et les membres de la famille Vanger peu enclins à répondre aux questions. Rien n’aide Mikael et Lisbeth mais ce n’est pas ça qui les arrêtera. Daniel Craig et Rooney Mara dans les deux premiers rôles sont parfaits, pour preuve cette dernière a obtenu une nomination aux Oscars. Le caractère de son personnage ne lui facilite pas la tâche et c’est ça qui rend sa prestation impressionnante, surtout dans deux ou trois scènes dures, violentes. N’oublions pas les seconds rôles Christopher Plummer et Stellan Skarsgard. On n’a qu’un envie, c’est de revoir le duo Craig-Mara pour les deux suites en espérant que Fincher soit à nouveau aux commandes. Millenium, très bon film à ne pas rater.

Vinsanity

Inception

Voir la bande annonce

Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence. – Allociné

Autant le dire tout de suite Inception est sans aucun doute l’un de mes films préférés. Il représente un style quasi-parfait du point de vue de mes critères de choix. Le scénario est génial, mêlant action, réflexion, personnages bien écrits, suspense et il ne prend pas les spectateurs pour des idiots juste venu s’abrutir devant un film.  Et le monde du rêve qui en est la toile de fond est fascinant. Je peux admettre que ça peut être un peu compliqué pour certains. Christopher Nolan en est l’auteur en plus d’en être le réalisateur, comme pour tous ses autres films. Il maitrise complètement son œuvre, de façon à ne pas nous perdre malgré les subtilités de son histoire. On ne décroche jamais. Les scènes d’action et les effets spéciaux sont utilisés à bon escient. Tous les décors sont exceptionnels, on sent que tous les niveaux de rêves ont été longuement pensé et il sont réussis. Nolan arrive également à nous intéresser à tous ses personnages alors qu’ils sont très nombreux. Le montage est très intelligent, il offre un crescendo de suspense dans tous les niveaux de rêves jusqu’au final en apothéose. Inception n’est qu’une confirmation supplémentaire du talent de Nolan. Il est l’un des mes réalisateurs préférés. Une filmographie parfaite: Memento, Le prestige, la trilogie Batman, Insomnia et Following, son premier film peu connu mais génial aussi. Concernant le casting, il est tout simplement parfait. Il s’appuie sur des valeurs sures (Leo DiCaprio, Michael Caine, Ken Watanabe, Tom Berenger, Marion Cotillard pour nous français) mais également sur des valeurs montantes qui ont été révélés au grand public (Joseph Gordon-Levitt, Tom Hardy, Ellen Page, Cillian Murphy). Sans surprise le toujours impeccable Dicaprio mène la troupe mais tous les autres sont au niveau. Mention spéciale pour Gordon-Levitt, Hardy et Page.  Inception est un chef d’œuvre, un film unique à voir et à revoir.

Vinsanity

Drive

Voir la bande annonce

Un jeune homme solitaire, « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant – et au volant, il est le meilleur !
Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet.
C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul.
Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal…
Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un… – Allociné

Drive est LE phénomène visuel et cinématographique de 2011. Un excellent film que l’on n’attendait pas forcément avant sa sortie mais qui, en le voyant, vous file une baffe pour vous réveiller. Basé sur le roman éponyme de James Sallis, le scénario est excellent. Contrairement à ce que peut laisser croire le titre, ce n’est pas du tout un film dans la veine des Fast and Furious. C’est beaucoup mais alors beaucoup mieux que ça. Tout est très bien écrit, la relation entre le Driver et Irene et son fils Benicio en particulier. Tous les autres personnages le sont aussi. Aucun n’est laissé de côté et ça donne une réelle profondeur à l’histoire. Côté réalisation Nicolas Winding Refn, pour son premier film au États-Unis, ne rate pas la marche et démontre à ceux qui ne le connaissaient pas qu’il est quelqu’un sur qui on peut compter pour le futur. Il nous transporte dans une atmosphère à l’image de son personnage principal, sombre et tendue. Il arrive à tout filmer avec justesse, les scènes de violence et d’animosité, les scènes narratives et de dialogue et bien sur les scènes de poursuites sont géniales avec une mention spéciale à la scène d’ouverture ainsi que LA scène culte du film que je ne veux pas vous révéler. D’une violente beauté. Vous verrez par vous-même. Et sa  façon de filmer Los Angeles de nuit en fait un personnage supplémentaire. Son prix de la mise en scène à Cannes n’est pas volé. Coté acteurs, c’est pareil, il n’y a rien à redire. Ils sont tous parfaits. En tête Ryan Gosling, un beau gosse pour ces dames mais surtout un très très bon acteur qui se révèle au grand public grâce à ce film. Il fait de ce personnage principal quelqu’un de mystérieux dont on ne sait pas vraiment qui il est. Il parle plus avec ses regards et ses mouvements qu’avec ses mots, presque en retenu mais qui, lorsqu’il se révèle, devient un homme prêt à tout, sans limite à la violence. Carey Mulligan interprète Irene très justement. Sa relation avec Gosling crève l’écran. Bryan « Breaking Bad » Cranston est parfait dans le rôle de Shannon, garagiste un peu raté qui est obligé d’avoir affaire aux mafieux Ron Perlman et Albert Brooks eux aussi impeccables en Nino et Bernie Rose. Oscar Isaac et Christina Hendricks complètent ce casting sans faute. La bande son de Cliff Martinez est elle aussi très réussie avec notamment le titre Nightcall de Kavinsky. Drive est un film comme on en fait peu, une vraie claque cinématographique comme on aime en prendre. A voir absolument !

Vinsanity

Skyfall

Voir la bande annonce

Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel… – Allociné

Skyfall, l’évènement cinématographique de l’automne à ne pas rater. Comme tous les James Bond, il était forcément attendu mais ce nouvel opus de la saga légendaire l’était encore plus car il vient couronner les 50 ans de notre espion britannique préféré à l’écran. Cette lourde tâche a donc été mise entre les mains du réalisateur Sam Mendes. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore c’est Les noces rebelles, Away we go, Jarhead, un Oscar et un Golden Globes du meilleur réalisateur pour American Beauty, et d’un point de vue personnel c’est surtout Les sentiers de la perdition où il avait déjà travailler avec Daniel « James Bond » Craig. C’est d’ailleurs cette collaboration qui a permis de les voir réunis une deuxième fois. Bref une filmographie sans fausse note et ce n’est pas Skyfall qui va déroger à ça, loin de là. Servi par un scénario excellent et une équipe technique au diapason (lumières et décors), Mendes maitrise ce film de bout en bout grâce à une construction narrative sans faille et un rythme géré à la perfection. Il alterne les grosses scènes d’action avec des scènes plus lentes mais tout aussi intéressantes et captivantes par le biais des dialogues excellents et par ses longs plans fixes. Il se permet même quelques clins d’œil aux épisodes précédents qu’apprécieront les fans. De l’autre côté de la caméra les acteurs sont tous géniaux des personnages principaux à tous les seconds rôles. Bien sur Daniel Craig est excellent en Bond vieillissant et plus vulnérable qu’à l’accoutumé mais toujours autant efficace. Je ne suis pas un grand fan de la première heure de Craig mais plus ça va et plus il me plait. Javier Bardem, quant à lui, incarne encore une fois un méchant mémorable après celui de No Country for Old Men. Pour moi c’est surement le méchant le plus réussi de la saga, une sorte d’alter ego de Bond qui  ne veut pas mettre le monde à ses pieds mais qui est conduit par ses émotions dans sa quête du mal. Judi Dench est toujours impeccable dans le rôle de M et c’est elle la vraie James Bond girl de ce nouvel épisode. Ralph Fiennes toujours impeccable, Albert Finney qu’on a la plaisir de voir dans la dernière partie du film, Berenice Marlohe, Naomie Harris et Ben Whishaw en Q de retour en service complètent le casting. Même le générique de début est réussi avec la chanson d’Adèle. Skyfall, à mes yeux le meilleur de la saga, est un chef d’œuvre qui réussi haut la main à marquer les 50 ans de monsieur Bond, James Bond. A voir d’urgence !

Vinsanity