The Constant Gardener

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Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Le médecin africain qui l’accompagnait est porté disparu, et tout porte à croire qu’il s’agit d’un crime passionnel.
Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut commissariat britannique s’imaginent que l’époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l’affaire en main. C’est bien mal le connaître… – Allociné

The Constant Gardener est le premier film américain de Fernando Meirelles après l’excellent La cité de Dieu. Son nouveau film s’appuie sur un scénario riche, intéressant et touchant. Il mêle le thriller à une belle histoire d’amour tout en dénonçant les tristes évènements sur le continent africain causés par l’avarice des pays riches. Cette histoire est basée sur le roman La constance du jardinier écrit par John Le Carré. Ce dernier a également participé à l’écriture du scénario pour en faire la meilleure adaptation. Ses multiples facettes sont toutes traitées remarquablement, avec autant d’importance pour chacune d’entre elles. La réalisation de Meirelles est très bonne. Comme dans La cité de Dieu, il y a un vrai réalisme dans son travail. Il ne donne pas l’impression de filmer un simple film mais bel et bien la réalité, ici la dureté de la vie africaine faite de maladies et de manipulateurs qui cherchent à s’enrichir. Il arrive avec autant de réussite à filmer les scènes d’intimités entre Justin et Tessa. Un réel amour se dégage d’eux. Bien sur cette réussite est aussi à mettre au crédit des deux acteurs, Ralph Fiennes et Rachel Weisz, qui sont excellents. En témoigne les récompenses attribuées à cette dernière: Oscar et Golden Globes du meilleur second rôle féminin. Sa prestation est effectivement remarquable dans son rôle de femme aimante et militante qui se bat en faveur des droits de l’Homme. Fiennes, non récompensé pour ce rôle, mais comme toujours impeccable. Ce n’est pas une superstar du cinéma mais c’est un grand acteur qui mérite plus de reconnaissance. Fiennes et Weisz forment un couple réellement touchant et sont accompagnés par d’autres acteurs efficaces: Hubert Koundé (La Haine, Braquo saison 2), Danny Huston (Les fils de l’Homme, The Proposition), Bill Nighy (Good Morning England, Harry Potter) et Pete Postlthwaite (The Town). The Constant Gardener est un film beau et touchant sur un sujet compliqué, à voir sans hésitation.

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Chasing Mavericks

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L’histoire vraie du prodige du surf Jay Moriarity.
Lorsque, à 15 ans, Jay découvre que le mythique spot de Mavericks, où se forme l’une des plus grosses vagues du monde, se situe près de chez lui à Santa Cruz, l’adolescent fait appel à Frosty Hesson, une légende locale, afin de l’aider à s’y mesurer. Alors qu’ils se préparent à réaliser l’exploit de dompter l’une des plus dangereuses vagues qui soit, une amitié unique se noue entre Jay et Frosty, qui va transformer leur vie bien au-delà du domaine du surf. – Allociné

Chasing Mavericks est vraiment une bonne surprise pour moi. Je suis allé le voir sans grandes attentes et j’en suis ressorti content et conquis. Pour les fans de surf, ne lisez pas la suite et foncez le voir. Il vous plaira à coup sur. Tout d’abord le scénario est très bon et fidèle à la vie des personnages. En effet les vrais personnes ont participé à la création du film et y ont apporté les éléments et les détails nécessaires. Ça a permis de donner une réelle crédibilité à ce film. Le côté initiation à la vie entre Jay et Frosty, c’est du déjà vu mais quand c’est bien fait ça marche toujours. Mon avis n’est peut-être pas très objectif car j’aime ce sport mais le vrai plus, c’est le surf. Le style de vie et la mentalité des surfeurs apportent aux personnages une facette supplémentaire par rapport aux autres films. Chasing Mavericks a été co-réalisé par Michael Apted (Le monde ne suffit pas, Le monde de Narnia 3) et Curtis Hanson (8 mile, LA Confidential). Hanson a commencé le film et suite à une intervention chirurgicale, il a dû laissé sa place à Apted. Les deux hommes ont fait du bon travail en particulier sur les scènes de surf. Les images sont très belles. Côté acteurs, la tête d’affiche est partagé par Gerard Butler et Jonny Weston respectivement Frosty et Jay. Butler est très engagé dans ce film car il en est le producteur et au delà de ça, il s’est entrainé plusieurs mois pour atteindre un niveau de surf suffisant. Il est très convaincant dans son rôle. Weston, dont c’est le premier film, s’en sort bien et la complicité en Butler et lui se ressent à l’écran. La relation entre leur personnage est le moteur de ce film et ils arrivent à nous attacher à eux, à avoir peur pour eux quand ils surfent ces vagues énormes. Le casting est complété par Elisabeth Sue dans le rôle de la mère de Jay, Abigail Spencer dans celui de la femme de Frosty et Leven Rambin dans le rôle de Kim, la copine d’enfance de Jay. Chasing Mavericks, une bonne surprise qui ravira les fans de surf et qui saura combler les non-initiés. A voir

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Battle Royale – Hunger Games : La comparaison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Battle Royale: bande annonce

Dans un avenir proche, les élèves de la classe B de 3ème du collège Shiroiwa ont été amenés sur une île déserte par une armée mystérieuse. Un adulte surgit tout à coup devant eux : leur ancien professeur Kitano. Il leur annonce qu’ils vont participer à un jeu de massacre dont la règle consiste à s’entretuer. Seul le dernier des survivants pourra regagner son foyer. – Allociné

Hunger Games: bande annonce

Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les « Tributs » – concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s’être rebellée et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour… – Allociné

Hunger Games est l’adaptation du roman éponyme de Suzanne Collins qui est clairement pompé sur Battle Royale qui est lui aussi un roman avant d’être un manga et bien sur un film. Tout cela est compliqué mais le cinéma maintenant c’est ça, adaptons tout ce qu’on peut à l’écran. Tout d’abord redonnons le mérite à Koshun Takami, auteur du roman BR, pour sa brillante idée du combat à mort situé à notre époque. Car oui vous allez me dire les gladiateurs c’était pareil et vous avez raison. Concentrons nous sur les films à présent. Hunger Games met plus de temps à rentrer dans le vif du sujet et c’est bien normal car l’histoire est plus grande que ce simple carnage entre adolescents. Il faut mettre en place les bases de ce qui sera cette trilogie. Une mise en place un peu longue pour pas grand chose vu qu’on comprend rapidement les enjeux à venir. Venons en à la partie combat en arène. Dans les deux films on voit apparaitre des alliances, des plus forts et de plus faibles. Tous se questionnent sur le pourquoi de ce jeu et comment éviter de s’entretuer. Un scénario carrément pompé je vous disais. Mais heureusement la mise en scène est différente. L’école nippone confrontée à l’américaine. Côté japonais, on n’a pas peur de montré un vrai carnage. BR y va beaucoup plus franchement dans la violence et le sang avec l’utilisation des armes à feux et autres grenades. A l’inverse dans HG, pas de flingues et donc moins de violence. Des deux côtés les scènes sentimentales ne rendent pas grâce aux films. Les amourettes niaises à la japonaise qui n’apportent rien et l’excès de sentimentalisme américain qui sert mais qui en fait trop, c’est pas génial. Côté acteurs, la tête d’affiche de BR est Takeshi Kitano, très convaincant dans le rôle du professeur sadique. Bien sur côté américain c’est plus fourni avec notamment Stanley Tucci, Liam Hemsworth, Woody Harrrelson et Jennifer Lawrence dans le rôle principal de Katniss. Jennifer Lawrence qui est la nouvelle coqueluche hollywoodienne car il est vrai qu’elle est douée. En conclusion on peut dire que qu’Hunger Games est une version gentillette de Battle Royale. A vous de faire votre choix.

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Une nouvelle chance

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Gus Lobel, un découvreur de talents spécialisé dans le baseball voit sa vie basculer avec la perte progressive de sa vue. Il décide pourtant de faire un dernier voyage à Atlanta, accompagné de sa fille Mickey, à la recherche d’un talent prometteur. – Allociné

Avant de commencer, pourquoi ce titre qui n’a rien à voir avec l’original Trouble with the curve. On peut le traduire par Problème avec les courbes, plus en rapport avec le sujet du film qu’Une nouvelle chance. Allez savoir…

Une nouvelle chance marque le retour de Clint Eastwood en tant qu’acteur, quatre ans après Gran Torino qui était censé être sa dernière apparition devant la caméra. Oui mais voilà Robert Lorenz qui est à la manœuvre de ce nouveau film lui a forcé la main. Leurs nombreuses collaborations sur les réalisations d’Eastwood ont penché dans la balance et Clint a fini par accepter pour son ami. Mais pour être franc il aurait pu s’en passer et nous laisser Gran Torino comme dernière image de lui, ça aurait été mieux. Non pas que ce film soit mauvais mais il n’apporte rien. Au niveau du scénario, l’idée de base est intéressante à défaut d’être innovante: un père et sa fille qui essaye de renouer le contact le tout sur un fond de baseball. Personnellement j’aime bien les films de sport et cet aspect là est plutôt pas mal. Mais de ce point de vue Le Stratège a fait mieux. Du côté des relations père/fille et celle d’amourette entre Mickey et Johnny, un autre recruteur, c’est du déjà vu. De plus d’un point du vue global l’histoire est trop linéaire. En effet hormis le fait que ce bon vieux Clint ait des problèmes de vue, les soit-disant problèmes auxquels les personnages doivent faire face n’en sont pas vraiment. Tout se passe trop facilement et on devine tout ce qui va se passer à l’avance. Venons-en aux casting, Clint Eastwood est efficace sans être exceptionnel. Il joue en roue libre ce vieil homme aigri et froid, un rôle qu’il connait par cœur. Amy Adams est elle aussi impeccable dans le rôle de Mickey alors que Justin Timberlake livre une prestation correcte en beau gosse dragueur et médiateur entre Gus et Mickey. Heureusement la complicité entre ses trois ajoutée à un John Goodman toujours irréprochable nous donne satisfaction. Concernant la réalisation, Robert Lorenz fait le job. Les décors sont beaux et ce n’est pas un hasard puisque le tournage s’est fait en extérieur, dans des vrais bars et des vrais stades. Une nouvelle chance, un film trop gentillet et pas assez innovant. Dommage pour ce qui sera surement le dernier Clint Eastwood acteur.

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La Haine

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Trois copains d’une banlieue ordinaire traînent leur ennui et leur jeunesse qui se perd. Ils vont vivre la journée la plus importante de leur vie après une nuit d’émeutes provoquée par le passage à tabac d’Abdel Ichah par un inspecteur de police lors d’un interrogatoire. – Allociné

La Haine est un film coup de poing, un film qui pointe les dérives et les difficultés de la vie en banlieue à travers l’histoire de ces trois amis dans leur cité parisienne. Il a été récompensé de trois Césars en 1996 dont celui du meilleur film français et a mis en lumière le talent de Mathieu Kassovitz et de Vincent Cassel. En le voyant j’ai pris une claque et je dois dire que peu de film français m’ont donné cette impression. Le scénario de Kassovitz est intelligent. Ses trois personnages principaux sont très bien écrits, à chacun son caractère et son rôle. Vinz a le sang chaud et ne pense qu’à se venger pour Abdel, Hubert est son opposé, beaucoup plus réfléchi et il ne pense qu’à quitter la cité alors que Saïd est le médiateur. Leur complémentarité rend le trio attachant et représente bien les différentes visions de la vie en banlieue. L’évolution de l’histoire est bien menée et ponctuée par un final cinglant. Kassovitz a également assuré la réalisation avec brio et a été récompensé par le prix de la mise de scène au festival de Cannes. Il a fait le choix du noir et blanc et je trouve que ça apporte un vrai plus à son œuvre. Ça permet de recentrer l’attention du spectateur sur les personnages plutôt que sur leur environnement. De plus il fait preuve d’une certaine recherche dans la construction des ses scènes. Les mouvements de caméra et les jeux de reflets dans les miroirs en sont les parfaits exemples. La scène souvent retenue par les gens est celle de Vinz devant son miroir se prenant pour De Niro dans Taxi Driver, bravo Vincent Cassel. Personnellement j’ai beaucoup apprécié celle dans les toilettes du bar, construite sur les reflets du miroir. Côté acteurs, la performance de Cassel est la plus marquante du fait du tempérament violent de son personnage mais ses deux compères, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui, sont eux aussi très bons. Également présents en seconds rôles Vincent Lindon, Karine Viard ou encore Benoit Magimel. La Haine, une mise en scène et un jeu d’acteurs au service d’un scénario percutant. Un grand film.

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Scott Pilgrim

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Scott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie – en rollers – l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ». – Allociné

Scott Pilgrim est un film inspiré d’une bande dessinée canadienne du même titre écrite par Bryan Lee O’Malley. C’est plus précisément l’adaptation du deuxième tome intitulé  Scott Pilgrim vs the world. Aux commandes de ce long métrage on retrouve Edgard Wright, auteur et réalisateur des très réussis Hot Fuzz et Shaun of the dead. Une fois encore il occupe les deux postes avec brio et impose sa patte au film. Ce film ne m’a pas intéressé pour son histoire, un peu trop à l’eau de rose à mon goût, mais bien pour sa forme. Wright retranscrit parfaitement les influences de jeux vidéos et de bandes dessinées présentes dans le comic. Sa mise en scène donne vraiment l’impression de feuilleter une BD, on voit défiler les vignettes devant nos yeux grâce au bon travail fait au montage. Les scènes de combats sont quant à elles clairement inspirées des jeux vidéos. C’est original et remarquablement fait même si malheureusement au fur et à mesure du film le concept s’essouffle un peu. Côté casting il n’y a que des jeunes acteurs en devenir: Michael Cera (Juno, Supergrave) dans le rôle de Scott, Mary Elizabeth Winstead (Boulevard de la mort, Die Hard 4) qui interprète Ramona, Brie Larson (21 Jump Street) dans le rôle de l’ex, Anna Kendrick (In the air, 50/50, End of watch) dans le rôle de la sœur de Scott, et enfin Chris Evans (Captain America) en skateur/acteur. Du beau monde. Scott Pilgrim, à voir pour la singularité de sa mise en scène.

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End of Watch

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Chaque jour, Brian Taylor et Mike Zavala, jeunes officiers de police, patrouillent dans les rues les plus dangereuses de Los Angeles. À travers les images filmées sur le vif, on découvre leur quotidien sous un angle jamais vu. Du danger partagé qui forge la fraternité à la peur et aux montées d’adrénaline, c’est une fascinante plongée au cœur de leur vie et d’un quartier, une histoire puissante sur l’amitié, la famille, l’honneur et le courage. – Allociné

End of Watch est un film policier qui pour une fois ne s’intéresse pas à un lieutenant enquêteur ou à un superflic mais à deux patrouilleurs, au bas de l’échelon de la police de Los Angeles. David Ayer l’a scénarisé et réalisé et ce n’est pas son coup d’essai dans ce genre. Il est l’auteur de Training Day, SWAT-unité d’élite et de Bad Times qu’il a aussi mis en scène. Pour son nouveau film, son scénario traite d’un sujet intéressant puisqu’il nous fait découvrir le quotidien de ces deux patrouilleurs: interpellations et poursuites d’un côté et de l’autre des moments passés en famille. L’accent est mis sur la relation entre Brian et Mike, deux collègues mais avant tout deux amis et c’est ce lien qui tient le film. Côté réalisation Ayer a fait le choix du mixe entre prises de vue traditionnelles et prises de vue dites de « found footage » soit des images filmées par les personnages eux mêmes. Dans ce cas c’est le duo de flics par le biais de petites caméras qui sont fixées à leur uniforme. Brian en porte une autre partout avec lui et enfin deux autres caméras sont placées dans leur voiture. Le tout offre une immersion dans l’action mais pour moi donne lieu à des incohérences et à un manque de visibilité. Dans certaines scènes on a l’impression de ne pas voir ce qu’il faudrait, dans d’autres ça bouge tellement qu’au final on ne voit rien comme il faut. De plus les images filmées en prise de vue normales sont elles aussi dans ce mouvement gênant et ce n’est pas cohérent puisqu’on sait que ce n’est pas un personnage qui filme donc le mouvement n’est pas justifié. Certaines scènes de dialogues entre les deux acolytes sont filmées en champ-contre champ avec les prises de vue normales alors que là les images des caméras qu’ils portent auraient pu être utilisées. Il y a également des scènes au sein du gang du secteur qui je trouve enlève l’effet de surprise. Il y a une mauvaise utilisation des moyens mis en place, dommage. Tous ces défauts sont visibles car le film en lui-même n’est pas assez prenant pour nous les faire oublier. L’enchainement des interventions certes pas banales dans leur contenu n’arrive pas à nous emporter complètement tout comme les scènes avec les femmes des deux agents. Heureusement les scènes de discussion entre les deux amis dans leur voiture relèvent le tout. Enfin la dernière demi-heure arrive et le film s’emballe lors de la dernière intervention. Ça devient captivant et on ressent une tension et un suspens qui nous font oublier les défauts. Autre point positif, le duo Jake Gyllenhaal-Michael Pena qui est crédible et qui nous offre tous deux de belles prestations. Également au casting Anna Kendrick et America Ferrera dans les rôles des compagnes et Cody Horn vue récemment dans Magic Mike. End of Watch, film de flic qui veut se démarquer mais qui peine dans sa construction.

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