End of Watch

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Chaque jour, Brian Taylor et Mike Zavala, jeunes officiers de police, patrouillent dans les rues les plus dangereuses de Los Angeles. À travers les images filmées sur le vif, on découvre leur quotidien sous un angle jamais vu. Du danger partagé qui forge la fraternité à la peur et aux montées d’adrénaline, c’est une fascinante plongée au cœur de leur vie et d’un quartier, une histoire puissante sur l’amitié, la famille, l’honneur et le courage. – Allociné

End of Watch est un film policier qui pour une fois ne s’intéresse pas à un lieutenant enquêteur ou à un superflic mais à deux patrouilleurs, au bas de l’échelon de la police de Los Angeles. David Ayer l’a scénarisé et réalisé et ce n’est pas son coup d’essai dans ce genre. Il est l’auteur de Training Day, SWAT-unité d’élite et de Bad Times qu’il a aussi mis en scène. Pour son nouveau film, son scénario traite d’un sujet intéressant puisqu’il nous fait découvrir le quotidien de ces deux patrouilleurs: interpellations et poursuites d’un côté et de l’autre des moments passés en famille. L’accent est mis sur la relation entre Brian et Mike, deux collègues mais avant tout deux amis et c’est ce lien qui tient le film. Côté réalisation Ayer a fait le choix du mixe entre prises de vue traditionnelles et prises de vue dites de « found footage » soit des images filmées par les personnages eux mêmes. Dans ce cas c’est le duo de flics par le biais de petites caméras qui sont fixées à leur uniforme. Brian en porte une autre partout avec lui et enfin deux autres caméras sont placées dans leur voiture. Le tout offre une immersion dans l’action mais pour moi donne lieu à des incohérences et à un manque de visibilité. Dans certaines scènes on a l’impression de ne pas voir ce qu’il faudrait, dans d’autres ça bouge tellement qu’au final on ne voit rien comme il faut. De plus les images filmées en prise de vue normales sont elles aussi dans ce mouvement gênant et ce n’est pas cohérent puisqu’on sait que ce n’est pas un personnage qui filme donc le mouvement n’est pas justifié. Certaines scènes de dialogues entre les deux acolytes sont filmées en champ-contre champ avec les prises de vue normales alors que là les images des caméras qu’ils portent auraient pu être utilisées. Il y a également des scènes au sein du gang du secteur qui je trouve enlève l’effet de surprise. Il y a une mauvaise utilisation des moyens mis en place, dommage. Tous ces défauts sont visibles car le film en lui-même n’est pas assez prenant pour nous les faire oublier. L’enchainement des interventions certes pas banales dans leur contenu n’arrive pas à nous emporter complètement tout comme les scènes avec les femmes des deux agents. Heureusement les scènes de discussion entre les deux amis dans leur voiture relèvent le tout. Enfin la dernière demi-heure arrive et le film s’emballe lors de la dernière intervention. Ça devient captivant et on ressent une tension et un suspens qui nous font oublier les défauts. Autre point positif, le duo Jake Gyllenhaal-Michael Pena qui est crédible et qui nous offre tous deux de belles prestations. Également au casting Anna Kendrick et America Ferrera dans les rôles des compagnes et Cody Horn vue récemment dans Magic Mike. End of Watch, film de flic qui veut se démarquer mais qui peine dans sa construction.

Vinsanity

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Cette entrée a été publiée dans E-H.

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