Une nouvelle chance

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Gus Lobel, un découvreur de talents spécialisé dans le baseball voit sa vie basculer avec la perte progressive de sa vue. Il décide pourtant de faire un dernier voyage à Atlanta, accompagné de sa fille Mickey, à la recherche d’un talent prometteur. – Allociné

Avant de commencer, pourquoi ce titre qui n’a rien à voir avec l’original Trouble with the curve. On peut le traduire par Problème avec les courbes, plus en rapport avec le sujet du film qu’Une nouvelle chance. Allez savoir…

Une nouvelle chance marque le retour de Clint Eastwood en tant qu’acteur, quatre ans après Gran Torino qui était censé être sa dernière apparition devant la caméra. Oui mais voilà Robert Lorenz qui est à la manœuvre de ce nouveau film lui a forcé la main. Leurs nombreuses collaborations sur les réalisations d’Eastwood ont penché dans la balance et Clint a fini par accepter pour son ami. Mais pour être franc il aurait pu s’en passer et nous laisser Gran Torino comme dernière image de lui, ça aurait été mieux. Non pas que ce film soit mauvais mais il n’apporte rien. Au niveau du scénario, l’idée de base est intéressante à défaut d’être innovante: un père et sa fille qui essaye de renouer le contact le tout sur un fond de baseball. Personnellement j’aime bien les films de sport et cet aspect là est plutôt pas mal. Mais de ce point de vue Le Stratège a fait mieux. Du côté des relations père/fille et celle d’amourette entre Mickey et Johnny, un autre recruteur, c’est du déjà vu. De plus d’un point du vue global l’histoire est trop linéaire. En effet hormis le fait que ce bon vieux Clint ait des problèmes de vue, les soit-disant problèmes auxquels les personnages doivent faire face n’en sont pas vraiment. Tout se passe trop facilement et on devine tout ce qui va se passer à l’avance. Venons-en aux casting, Clint Eastwood est efficace sans être exceptionnel. Il joue en roue libre ce vieil homme aigri et froid, un rôle qu’il connait par cœur. Amy Adams est elle aussi impeccable dans le rôle de Mickey alors que Justin Timberlake livre une prestation correcte en beau gosse dragueur et médiateur entre Gus et Mickey. Heureusement la complicité entre ses trois ajoutée à un John Goodman toujours irréprochable nous donne satisfaction. Concernant la réalisation, Robert Lorenz fait le job. Les décors sont beaux et ce n’est pas un hasard puisque le tournage s’est fait en extérieur, dans des vrais bars et des vrais stades. Une nouvelle chance, un film trop gentillet et pas assez innovant. Dommage pour ce qui sera surement le dernier Clint Eastwood acteur.

Vinsanity

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Cette entrée a été publiée dans U-Z.

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