Cogan : Killing Them Softly

cogan killing them softly

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Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère… – Allociné

Cogan: Killing Them Softly est l’adaptation du roman L’Art et la manière écrit par George V. Higgins. Il a été présenté à Cannes cette année mais sans grand succès, récoltant des avis mitigés de la part de la presse internationale. Ce film marque les retrouvailles de Brad Pitt et Andrew Dominik, cinq ans après L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, ce film m’a déçu. Le scénario de Dominik aurait pu être intéressant. On y voit le milieu de la mafia touché par la crise comme l’est le reste du monde. C’est un angle jamais vu et qui méritait d’être traité. Quant on voit le synopsis on s’attend à voir un thriller avec quelques scènes de suspens mais ce n’est pas du tout le cas. Malheureusement  le scénario est trop simpliste. Un braquage suivi par l’engagement d’un tueur pour retrouvé les auteurs du crime. Le reste? Des dialogues à n’en plus finir qui ne font pas avancer l’histoire et qui peinent à nous intéresser à l’exception d’un ou deux. Lorsqu’on fait un film bavard, soit les dialogues servent le récit soit si ce n’est pas le cas, ils doivent être excellents. Seul Tarantino est en capable et c’est en voyant ça qu’on s’en rend bien compte. Heureusement que ça ne dure que 1h35 et que les scènes de meurtres sont là pour relever le niveau. Concernant les personnages il y a un manque de personnages forts, marquants. Seul celui de Brad Pitt, Jackie Cogan, sort du lot. On dirait que c’est le seul qui n’est pas alcoolique, amateur ou idiot. Cela nous donne un manque de confrontation regrettable. Côté mise en scène, Andrew Dominik nous livre un travail efficace sans être exceptionnel tout comme ses acteurs. Brad Pitt fait le job comme toujours mais ne nous donne pas une performance enlevée comme on l’aurait espéré. Ce rôle de tueur à gage énigmatique que personne ne connait aurait pu nous emmener beaucoup plus loin, c’est dommage. Le casting est complété par quelques noms connus mais qui eux aussi font leur dû sans plus d’éclat que ça. Richard Jenkins (Intolérable Cruauté) en commanditaire près de ses sous, James Gandolfini (Les Soprano) en tueur alcoolique, Ben Mendelsohn (Animal Kingdom) en braqueur défoncé ou encore Ray Liotta (Les Affranchis, Blow) en gérant minable d’un tripot. Cogan: Killing Them Softly est un film de mafia qui a mal exploité son idée de base, dommage.

Vinsanity

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Cette entrée a été publiée dans A-D.

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