The Master

the master

Voir la bande annonce

Freddie, un vétéran, revient en Californie après s’être battu dans le Pacifique. Alcoolique, il distille sa propre gnôle et contient difficilement la violence qu’il a en lui… Quand Freddie rencontre Lancaster Dodd – « le Maître », charismatique meneur d’un mouvement nommé la Cause, il tombe rapidement sous sa coupe… – Allociné

Cinq ans après l’excellent et salué There Will Be Blood, Paul Thomas Anderson marque son retour avec The Master. Présenté à Venise cette année, il a été récompensé par 2 prix majeurs: le Lion d’argent de la meilleure mise en scène pour Anderson et la Coupe Volpi, décernée à la meilleure interprétation masculine. Coupe Volpi partagée par les deux acteurs principaux, Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman. Ce film fait donc parti des œuvres attendues de ce début d’année. Le scénario de PT Anderson a soulevé une polémique outre-Atlantique car il traite de l’essor de la scientologie aux Etats-Unis dans les années 1950. Mais il traite également des difficultés mentales rencontrées par les vétérans de guerre. Personnellement j’ai été plus atteint par ce deuxième aspect car je ne connais pas assez le monde de la scientologie pour comprendre exactement où le film veut nous mener de ce point de vue. Les 45 premières minutes sont pour moi les meilleures du film. On y découvre les personnages, Freddie dans un premier temps. On nous montre un homme devenu alcoolique complètement dévasté, mentalement et physiquement, par la guerre. Viennent ensuite Lancaster Dodd « le Maître », sa femme et sa famille. La rencontre entre Freddie et Lancaster est la clé de ce film. Pour moi le passage sur le bateau en est la meilleure partie et la première conversation entre les deux hommes, enregistrée pour le traitement de Freddie, en est la scène la plus intense, celle qui m’a le plus marquée. Suite à ces trois premiers quarts d’heure, l’histoire commence à se déliter. Le côté gourou/secte prend le pas et nous perd peu à peu. Le scénario est donc bancale et c’est dommage car la mise en scène est excellente. Paul Thomas Anderson est un réalisateur qui travaille chacun de ses plans et ça se voit. Il veut que chaque scène soit parfaite et parfois même trop. De temps en temps on aimerait sortir de ce cadre qu’il a fixé. Néanmoins j’ai apprécié les nombreux plans-séquences présents dans le film. Côté casting, The Master marque le retour de Joaquin Phoenix (Gladiator, La nuit nous appartient) après sa fausse retraite. Il impressionne dans le rôle de Freddie et forme un très bon duo avec Philip Seymour Hoffman (Truman Capote, Le Stratège), lui aussi excellent en « Maitre ». Ils sont accompagnés par Amy Adams (Une nouvelle chance, Fighter) qui joue Peggy Dodd, l’épouse de Lancaster. The Master est brillamment mis en scène et très bien joué mais son histoire ne nous atteint pas. Il voudrait être un grand film mais n’y arrive pas, dommage.

Vinsanity

Publicités
Cette entrée a été publiée dans Q-T.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s