Django Unchained

django

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Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie… – Allociné

Quentin Tarantino est de retour et cette fois-ci c’est dans l’univers du western qu’il nous embarque avec Django Unchained. Grand fan de Sergio Leone, Sergio Corbucci et de western en général, il voulait en faire un depuis longtemps et il a enfin franchi le pas. Personnellement j’adore les westerns et Tarantino, cette réunion ne pouvait que m’attirer. QT, qui signe également le scénario (Golden Globe du meilleur scénario et en attente du résultat des Oscars), a décidé de faire un western un peu différent. En effet il place son histoire au milieu du XIXe siècle et reprend un thème récurent du genre, à savoir la vengeance du héros, mais il y ajoute l’esclavage. Et ce thème sensible apporte un vrai plus au film. De plus comme à son habitude tous ses personnages sont très bien écrits et il soigne ses dialogues qui sont à l’image du film: prenant, violent, marrant et toujours efficace. Ses dialogues se transforment en véritables joutes verbales. La patte Tarantino est donc bien là et sa mise en scène vient le confirmer même s’il enrichit son arsenal avec quelques nouveautés. Cette fois-ci pas de découpages en chapitres qui amène une obligation de travail sur l’enchainement des scènes et c’est complètement réussi. On pourrait quand même séparer ce long métrage en parties distinctes mais les liaisons entre elles sont toutes abouties. De ce point du vue c’est peut-être son film le plus maitrisé. Il rend également hommages aux maitres du genre à travers ses plans larges de grandes étendues ainsi que les plans serrés sur les visages et les revolvers. Tarantino prouve une fois de plus son talent pour filmer les dialogues, il arrive toujours à faire peser une atmosphère sur ces scènes qu’elle soit cool ou tendue. Il prend son temps sur les bavardages pour mieux amener les scènes de violence. Pour finir il contrôle avec brio le rythme de son œuvre et la tension qui s’en dégage qui s’élèvent tout au long du film pour arriver à leur summum dans une dernière partie survoltée. A noter la scène sur les cagoules du Klu Klux Klan, géniale. Comment les Oscars peuvent oublier de le nommer dans la catégorie meilleur réalisateur? Les décors et les costumes sont magnifiques et pour plus de réalisme, le tournage s’est déroulé en grande partie en décors naturels dont une ancienne plantation, véritable lieu autrefois occupé par les esclavagistes. Devant la caméra, une pléiade d’acteurs tous aussi bons les uns que les autres se bousculent. Jamie Foxx (Ray, Collateral) interprète Django de très belle façon. Il est parfait en homme qui veut se venger et récupérer sa femme. En plus il est d’origine texane, monte son propre cheval dans le film et a subi les conséquences du racisme étant jeune, ce rôle lui va donc comme un gant. Il dégage une vraie force, surtout dans la deuxième moitié du film. Il est accompagné par Christoph Waltz dans le rôle du Dr King Shultz, deuxième collaboration avec QT après Inglourious Basterds. Il réitère sa performance et démontre une fois de plus son talent car c’est lui qui porte la première moitié du film. Il a de nouveau décroché le Golden Globe du meilleur second rôle et lui aussi attend le résultat des Oscars. Seul petit reproche, je trouve que son jeu se rapproche trop de celui de son rôle du colonel Hans Landa dans Inglourious Basterds. J’aurai aimé plus de différence même s’il fait ça brillamment. Leonardo DiCaprio est également présent à l’affiche mais pour une fois il campe un second rôle et qui plus est celui du méchant. Mais les seconds rôles chez Tarantino, ils ont une autre saveur. DiCaprio est excellent en Calvin Candie, esclavagiste cruel et sans pitié. Que dire de Samuel L. Jackson sous les traits de Stephen? Une belle prestation à rajouter à la liste. Il est lui aussi remarquable en vieil esclave bougon et aigri. Kerry Washington (Ray, Le dernier roi d’Ecosse) vient apporter la touche féminine au casting en interprétant Broomhilda Von Shaft, l’épouse de Django. Jonah Hill et QT lui-même complètent le casting en faisant des apparitions brèves mais remarquées. Et comme toujours une bande originale super efficace. Django Unchained, un western à la sauce Tarantino, la maitrise en plus. A ne pas rater!

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