Cloud Atlas

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À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié. – Allociné

Cloud Atlas marque le vrai retour des Wachowski à la réalisation depuis la trilogie culte Matrix. Je dis « vrai retour » car il y a bien eu Speed Racer en 2008 mais il vaut mieux oublier cet échec. Heureusement ils ont quand même fait quelque chose de bien pendant ces dix dernières années avec V pour Vendetta qu’ils ont écrit et produit. Cette fois-ci ils se sont offerts les services d’un troisième larron en la personne de Tom Tykwer (L’Enquête:The International, Le Parfum) pour une réalisation à trois, fait rare. Mais on peut comprendre ce choix tant l’ambition de ce projet est grande. Leur objectif: adapter le roman de David Mitchell paru en France sous le titre de Cartographie des nuages. Ce récit regroupe six histoires qui se déroulent dans six époques différentes allant de 1849 à 2321. Elles peuvent sembler déconnectées les unes des autres mais il y a bien un lien qui les unit, un lien qui nous montre que les choix que nous faisons peuvent avoir une grande importance même des années plus tard, à l’autre bout du monde. Le trio de réalisateur signe aussi le scénario et on peut dire qu’ils ont réussi leur coup car la tâche n’était pas évidente avec tous ces personnages et histoires qu’il faut réussir à lier. Malheureusement je trouve qu’il y a un déséquilibre qui fait que je ne me suis pas autant intéressé à chaque partie avec le même intérêt. Pour la mise en scène les Wachowski sont en charge de trois époques d’un côté et de l’autre Tom Tykwer s’occupent des trois restantes. On arrive à deviner qui a fait quelle partie mais l’ensemble est très convaincant. Les créateurs de Matrix dirigent les histoires basées en 1849, 2144 (pour moi la plus réussie du long métrage) et 2321 alors que Tykwer est à la manœuvre sur celles de 1936, 1973 et 2012. Visuellement le pari est tenu. Les Wachowski arrivent à donner plus d’ampleur à leurs parties, des images plus grandioses avec une grande majorité de scènes en extérieur. Mais Tom Tykwer n’est pas en reste même si son travail saute moins au yeux. Pas de grands espaces à filmer mais des scènes en intérieur qu’il maitrise, surtout l’histoire de 1936, sa plus belle. Concernant leur contenu, il y a une certaine inégalité. A chacun de se faire son avis mais personnellement je trouve que 2144 et 1936 sont au-dessus des autres. Le Néo-Séoul de 2144 est l’époque que je préfère pour son visuel futuriste brillant, ses personnages et ce qui s’y déroule. Je vous laisse juger par vous-même pour le reste, certains choix sont discutables. Une fois toutes ces histoires constituées, la difficulté est le montage. Comment les entrecouper pour attiser l’intérêt du spectateur tout en ne lui faisant pas oublier ce qu’il a vu avant quand il reprend le cours d’un d’entre elles? Le suspens réside sur ces choix de montage et le résultat est concluant. On change souvent d’histoire pour y rester cinq minutes puis à nouveau basculer vers une autre puis une autre et ainsi de suite. Même s’il faut un petit temps au début du film pour s’y faire, on arrive ensuite à suivre chaque personnage et chaque histoire. Les réalisateurs ont fait le choix de faire jouer à leurs acteurs plusieurs personnages, un dans chaque époque. Certains sont même présents six fois sous des traits différents. Un gros travail de maquillage a été fait au point qu’on a parfois du mal à reconnaitre certains acteurs. On retrouve donc un casting de choix avec en tête Tom Hanks, Halle Berry et Hugh Grant, des acteurs qu’on ne présente plus. Mais ils sont accompagnés par d’autres talents moins connus du grand public tels que Ben Wishaw vu récemment en agent Q dans  Skyfall, Hugo Weaving qui retrouve les Wachowski après son rôle de l’agent Smith dans Matrix, mais aussi Jim Sturgess, Jim Broadbent ou encore Doona Bae, actrice sud-coréenne reconnue dans son pays. Leurs performances sont difficiles à juger d’une manière globale puisque tous leurs personnages sont plus ou moins réussi mais ils livrent tous de bonnes prestations. Je donnerai tout de même une longueur d’avance à Doona Bae qui tient brillamment le rôle principal de la partie 2144, une actrice que je découvre. Cloud Atlas est un film ambitieux à la forme inhabituelle. Malgré des inégalités, l’ensemble est plutôt réussi. Je comprends que certains adorent alors que d’autres n’accrochent pas mais c’est un film unique en son genre qui vaut le détour rien que pour vous faire sa propre opinion. A voir!

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