Man of Steel

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Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité. – Allociné

A l’âge d’or des reboot et suites d’un côté, et des films de superhéros de l’autre, Man of Steel est la réponse de DC Comics à Marvel et représente le stéréotype du blockbuster hollywoodien tant attendu par des millions de fans. De plus ce n’est pas n’importe qui qui se cache derrière ce retour sur grand écran de Superman puisqu’il s’agit de Christopher Nolan. Même s’il a laissé la mise en scène à Zach Snyder pour se contenter de produire et co-écrire l’histoire, c’est quand même lui qui fait renaître Batman avec son excellente trilogie The Dark Knight, autant aimée par le grand public que celui cinéphile. Avec ça en tête, on espère forcément la même réussite avec ce film.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Man of Steel est pas mal mais loin de mes attentes. La bande annonce, qui laissait entrevoir quelque chose de beaucoup plus fort, ne reflète pas le résultat final. Le scénario est trop bancale pour nous convaincre. On a forcément les passages obligés comme l’enfance difficile de Clark, la découverte de ses pouvoirs par lui-même mais aussi par les autres, sa relation avec la famille Kent qui l’a recueilli et enfin sa quête de compréhension sur qui il est, d’où il vient et qui sont ses vrais parents. Tout ça c’est normal qu’on doivent y passer mais la façon de le faire n’est pas assez forte. On passe alors la première heure à attendre la suite. Heureusement deux nouvelles facettes sont apportées: la scène d’ouverture sur Krypton juste avant sa destruction ainsi que les scènes où l’on suit Clark, avant de devenir Superman essayant de fuir le monde dans des endroits isolés des Etats-Unis, évitant de révélé qui il est. La suite n’est que l’affrontement entre Superman et son ennemi, le général Zod.
A la réalisation, Zach Snyder, metteur en scène de 300 et Watchmen, apporte son style mais ne me convint pas entièrement. Visuellement sa vision de Krypton est plutôt réussie et ses scènes d’actions aussi mais pendant toute la première partie, il hache le rythme de la narration usant de multiples flashbacks. On peut voir toutes les étapes cruciales dans la vie de Clark mais aucune n’est vraiment approfondie. Ensuite l’affrontement contre Zod ne se résume qu’à une avalanche de scènes d’actions, explosions sur explosions. Au final je n’ai à aucun moment ressenti cette sensation viscérale qui vous submerge devant un vrai grand film. Le divertissement est là mais on ne dépasse pas ce stade.
Au casting, Henry Cavill est impeccable sous les traits de Superman. Ultra baraqué et beau gosse, oui mais pas que. Il incarne vraiment son personnage et ce jeune acteur, révélé par la série Les Tudors, va voir sa carrière faire un grand bond. Il est accompagné par Amy Adams qui interprète Loïs Lane et Russell Crowe dans le rôle de Jor-El, père de Superman alias Kal-el, rôle rendu célèbre par Marlon Brando. Le général Zod est assuré par Michael Shannon qui aurait pu donner une toute autre ampleur à ce personnage, dommage. Le casting est complété par Kevin Costner dans le rôle de Jonathan Kent et Laurence Fishburne en Perry White, rédacteur en chef du Daily Planet.
Man of Steel est un bon divertissement mais ne dépasse malheureusement pas les limites des blockbusters formatés comme avait su le faire The Dark Knght. Une petite déception pour ma part mais il ravira surement des millions de spectateurs. Une suite est déjà prévue.

Vinsanity

Star Trek Into Darkness

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Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…
Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive.
Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe. – Allociné

Quatre ans après avoir mis en scène le reboot de la saga mythique, J.J. Abrams revient avec sa suite: Star Trek Into Darkness. Fort du succès critique et public du premier opus, ce nouvel épisode est très attendu à la fois par les fans de la franchise depuis des décennies comme par les nouveaux spectateurs.
Sur le papier, le scénario n’apporte rien de réellement révolutionnaire mais au final on s’enfiche puisque le reste compense largement. Une amitié mise à l’épreuve, une vengeance et le questionnement sur le sacrifice pour sauver le monde, tout ça on connait. Mais dans ce manque de nouveautés, il faut admettre que c’est plutôt bien ficelé avec surtout un méchant complexe et intéressant qui apporte un vrai plus. Et puis on retrouve bien sur Kirk, Spock, Uhura et tous les autres personnages avec plaisir.
La vraie force de ce long métrage comme celle du précédent, c’est son metteur en scène, J.J. Abrams, qui a réussit à ré-insuffler un nouveau souffle à cette franchise et qui continue ici dans la même lignée avec brio. Visuellement son travail est impressionnant. Couleurs, 3D et mouvements de caméra nous en mettent plein les yeux. Il nous entraîne à un rythme effréné au cœur de l’action. Des scènes d’actions qui s’enchaînent avec fluidité et sans perdre l’histoire en route. Seul petit bémol, une musique par moment trop présente pour enjoliver le tout mais dont on pourrait se passer.
Devant sa caméra, on retrouve Chris Pine en Kirk, Zachary Quinto en Spock mais aussi Zoe Saldana en Uhura sans oublier Simon Pegg et les autres membres de l’équipage du célèbre USS Enterprise. Ils reprennent tous leurs rôles avec réussite mais l’attraction c’est Benedict Cumberbatch qui interprète John Harrison le méchant. Un acteur impressionnant de charisme, surtout connu en Grande-Bretagne pour son rôle dans la série Sherlock. Si son nom ne vous dit encore rien ça ne devrait pas tarder car sa carrière va surement décoller dans les années à venir. Un acteur à suivre.
Star Trek Into Darkness est l’archétype même du blockbuster réussi: divertissant et ultra spectaculaire avec pour défaut un scénario un peu faible, mais ça on s’y attend en allant voir ce genre de film. J.J. Abrams s’impose parmi les cinéastes rois du divertissement grand public et on peut se dire que Star Wars 7, qu’il réalisera, est entre de bonnes mains. Espérons que le scénario sera à la hauteur.

Vinsanity

Very Bad Trip 3

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Deux ans ont passé. Phil (Bradley Cooper), Stu (Ed Helms) et Doug (Justin Bartha) mènent des existences tranquilles et heureuses. Ils ont fait disparaître leurs tatouages et se sont rachetés une conduite. Aux dernières nouvelles, Leslie Chow (Ken Jeong), qui attirait les catastrophes, a échoué dans une prison en Thaïlande : depuis qu’il n’est plus dans le secteur, nos trois lascars ont – presque – oublié leurs folles virées nocturnes à travers les quartiers sordides de Las Vegas, à moitié shootés, et le jour où ils se sont fait kidnapper, tirer dessus et prendre en chasse par une bande de dangereux dealers à Bangkok…
Le seul de la Meute à ne pas avoir trouvé son équilibre est Alan (Zach Galifianakis). Se cherchant toujours, la brebis galeuse du groupe a arrêté les médocs et donné libre cours à ses impulsions, ce qui, dans son cas, revient à ne reculer devant rien et à ne se fixer aucune limite… Jusqu’à ce qu’il traverse une crise douloureuse et qu’il se mette en quête du soutien dont il a besoin.
Et qui mieux que ses trois meilleurs copains pourraient l’aider à s’engager dans la bonne voie ? Cette fois, il n’y a pas de mariage, ni de fête d’enterrement de vie de garçon. Qu’est-ce-qui pourrait donc bien dégénérer ? Mais quand la Meute s’en mêle, il faut être prêt à tout ! Et pour boucler la boucle, la petite bande doit retourner là où tout a commencé : à Las Vegas… – Allociné

Après un premier épisode inattendu et ultra efficace qui a surpris et cartonné dans le monde entier, puis un deuxième épisode un peu décevant, Phil, Alan, Stu et Doug sont de retour dans Very Bad Trip 3, dernier épisode de la trilogie. Le résultat est assez convaincant à défaut d’être hilarant. Ce troisième opus est vendu comme différent des deux premiers: pas de mariage, pas de beuverie et pas de trous noirs. C’est vrai mais à part ça le scénario reprend toutes les ficelles qu’on a déjà vu et avec moins de réussite. Le premier épisode avait vraiment amené quelque chose de nouveau, mais depuis Todd Phillips (le scénariste et réalisateur de la saga) se contente de surfer sur cette vague de succès. Oui l’histoire est déjantée mais maintenant on s’y attend, on aimerait que ça dérape encore plus. Phillips a tout de même le mérite de bien conclure sa trilogie au niveau scénaristique grâce aux dernières minutes du film.
A la mise en scène, je fais le même reproche à Phillips que pour son écriture. Il s’appuie sur les bases qu’il a bâti avec le premier épisode. Il nous divertit avec des scènes de braquages complètement barrées mais il n’apporte rien de nouveau. A noter tout de même une scène bien marrante en toute fin de film, juste au début du générique de fin.
La vraie force de cette franchise, ce sont ses personnages, aucun doute là-dessus. Au-delà de l’histoire, on a plaisir à les revoir et ce sont eux qui tiennent le long-métrage sur les épaules. Le quatuor accompagné de Chow le criminel asiatique complètement dingue, ça marche encore. Face à eux, un nouveau « méchant » en la personne de Marshall interprété par John Goodman, acteur qui enchaîne les seconds rôles avec toujours autant de succès quel que soit le genre des films (Argo, Flight). Bradley Cooper, qui doit sa carrière grandissante au personnage de Phil, tout comme ses partenaires Zach Galifianakis (Alan), Ed Helms (Stu),  Justin Bartha (Doug) et Ken Jeong (Chow) reprennent leur rôle avec réussite et sauvent le film.
Very Bad Trip 3 n’est pas un film exceptionnel mais reste sympa. Un plaisir coupable que l’on doit aux personnages et à quelques envolées d’humour noyées au milieu d’un joyeux bordel.

Vinsanity