Cloud Atlas

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À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié. – Allociné

Cloud Atlas marque le vrai retour des Wachowski à la réalisation depuis la trilogie culte Matrix. Je dis « vrai retour » car il y a bien eu Speed Racer en 2008 mais il vaut mieux oublier cet échec. Heureusement ils ont quand même fait quelque chose de bien pendant ces dix dernières années avec V pour Vendetta qu’ils ont écrit et produit. Cette fois-ci ils se sont offerts les services d’un troisième larron en la personne de Tom Tykwer (L’Enquête:The International, Le Parfum) pour une réalisation à trois, fait rare. Mais on peut comprendre ce choix tant l’ambition de ce projet est grande. Leur objectif: adapter le roman de David Mitchell paru en France sous le titre de Cartographie des nuages. Ce récit regroupe six histoires qui se déroulent dans six époques différentes allant de 1849 à 2321. Elles peuvent sembler déconnectées les unes des autres mais il y a bien un lien qui les unit, un lien qui nous montre que les choix que nous faisons peuvent avoir une grande importance même des années plus tard, à l’autre bout du monde. Le trio de réalisateur signe aussi le scénario et on peut dire qu’ils ont réussi leur coup car la tâche n’était pas évidente avec tous ces personnages et histoires qu’il faut réussir à lier. Malheureusement je trouve qu’il y a un déséquilibre qui fait que je ne me suis pas autant intéressé à chaque partie avec le même intérêt. Pour la mise en scène les Wachowski sont en charge de trois époques d’un côté et de l’autre Tom Tykwer s’occupent des trois restantes. On arrive à deviner qui a fait quelle partie mais l’ensemble est très convaincant. Les créateurs de Matrix dirigent les histoires basées en 1849, 2144 (pour moi la plus réussie du long métrage) et 2321 alors que Tykwer est à la manœuvre sur celles de 1936, 1973 et 2012. Visuellement le pari est tenu. Les Wachowski arrivent à donner plus d’ampleur à leurs parties, des images plus grandioses avec une grande majorité de scènes en extérieur. Mais Tom Tykwer n’est pas en reste même si son travail saute moins au yeux. Pas de grands espaces à filmer mais des scènes en intérieur qu’il maitrise, surtout l’histoire de 1936, sa plus belle. Concernant leur contenu, il y a une certaine inégalité. A chacun de se faire son avis mais personnellement je trouve que 2144 et 1936 sont au-dessus des autres. Le Néo-Séoul de 2144 est l’époque que je préfère pour son visuel futuriste brillant, ses personnages et ce qui s’y déroule. Je vous laisse juger par vous-même pour le reste, certains choix sont discutables. Une fois toutes ces histoires constituées, la difficulté est le montage. Comment les entrecouper pour attiser l’intérêt du spectateur tout en ne lui faisant pas oublier ce qu’il a vu avant quand il reprend le cours d’un d’entre elles? Le suspens réside sur ces choix de montage et le résultat est concluant. On change souvent d’histoire pour y rester cinq minutes puis à nouveau basculer vers une autre puis une autre et ainsi de suite. Même s’il faut un petit temps au début du film pour s’y faire, on arrive ensuite à suivre chaque personnage et chaque histoire. Les réalisateurs ont fait le choix de faire jouer à leurs acteurs plusieurs personnages, un dans chaque époque. Certains sont même présents six fois sous des traits différents. Un gros travail de maquillage a été fait au point qu’on a parfois du mal à reconnaitre certains acteurs. On retrouve donc un casting de choix avec en tête Tom Hanks, Halle Berry et Hugh Grant, des acteurs qu’on ne présente plus. Mais ils sont accompagnés par d’autres talents moins connus du grand public tels que Ben Wishaw vu récemment en agent Q dans  Skyfall, Hugo Weaving qui retrouve les Wachowski après son rôle de l’agent Smith dans Matrix, mais aussi Jim Sturgess, Jim Broadbent ou encore Doona Bae, actrice sud-coréenne reconnue dans son pays. Leurs performances sont difficiles à juger d’une manière globale puisque tous leurs personnages sont plus ou moins réussi mais ils livrent tous de bonnes prestations. Je donnerai tout de même une longueur d’avance à Doona Bae qui tient brillamment le rôle principal de la partie 2144, une actrice que je découvre. Cloud Atlas est un film ambitieux à la forme inhabituelle. Malgré des inégalités, l’ensemble est plutôt réussi. Je comprends que certains adorent alors que d’autres n’accrochent pas mais c’est un film unique en son genre qui vaut le détour rien que pour vous faire sa propre opinion. A voir!

Vinsanity

Amour

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Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. Leur fille, également musicienne, vit à l’étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d’une petite attaque cérébrale. Lorsqu’elle sort de l’hôpital et revient chez elle, elle est paralysée d’un côté. L’amour qui unit ce vieux couple va être mis à rude épreuve. – Allociné

Amour est incontestablement un grand succès de ces derniers mois malgré un petit score au box-office. Les critiques l’adulent et les prix tombent en masse. Palme d’Or à Cannes, Oscar du meilleur film étranger et une razzia aux Césars avec les cinq prix majeurs: meilleur film, meilleur scénario, meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleure actrice. Ce succès a entrainé une ressortie en salle et j’en ai donc profité pour aller le voir, comprendre ce qu’il a de tant spécial pour décrocher toutes ces récompenses. En effet j’avais suivi son succès sur la croisette cannoise mais je ne m’étais pas déplacé en salle lors de sa première sortie, de peur de m’ennuyer devant ce film qui n’est pas vraiment d’un style qui m’intéresse en général. Au final, mes préjugés se sont avérés complètement faux et je suis vraiment content de l’avoir vu. Ce long métrage est réellement bouleversant, d’une maitrise incroyable, une très grande réussite. Je comprends maintenant l’engouement qu’il suscite. C’est sur qu’il n’est pas tout public, plutôt destiné aux adultes. Les jeunes s’ennuieront surement à moins d’avoir un minimum de cinéphilie. Je me place dans cette deuxième catégorie de jeune cinéphile et j’ai donc beaucoup apprécié cette œuvre unique en son genre, une leçon de jeu et de mise en scène. Quand le cinéma arrive à capturer la tristesse et la dureté de la fin de vie avec autant de justesse, ça ne vous laisse pas indifférent. On doit ce film à Michael Haneke, déjà palmé à Cannes en 2009 avec Le Ruban Blanc. Il remplit la double casquette de scénariste et de réalisateur et il excelle dans les deux cas. Son scénario est brillant car criant de vérité. Ce couple octogénaire qu’il a créé est touchant et surtout il n’essaye jamais d’en faire trop pour forcer l’empathie des spectateurs. Il a réussi à faire un film de personnages, ici il n’y a pas d’actions ou même de suspens. On connait la fin mais l’évolution des personnages suffit à nous emballer. Sa réalisation vient appuyer cette caractéristique puisqu’il fait tout pour que ces deux personnages soient le centre de notre attention. Beaucoup de plans séquences en plans fixes ou avec très peu de mouvements de caméra, ce sont les personnages qui bougent. Ça donne une spontanéité dans le jeu des acteurs et permet un réalisme bluffant. L’action se déroulant tout le temps dans l’appartement du couple, il renouvelle ses angles de vue pour filmer les différentes pièces sous tous les aspects de sorte à maintenir notre intérêt. Haneke prouve ici qu’un bonne mise en scène n’est pas forcément complexe avec une caméra qui bouge beaucoup mais que la simplicité peut être tout autant efficace. Toujours dans cet esprit, il y a très peu de musique. Dans certains films elle est nécessaire voire même essentielle à la création de l’ambiance mais ici son absence est encore plus parlante. Cette mise en scène peut paraitre simple alors qu’elle est très travaillée et elle rend compte de la direction d’acteurs épatante d’Haneke. Bien sur tout n’est pas parfait puisqu’il y a quelques longueurs dans la deuxième moitié du film mais on lui pardonne tant le reste est brillant. Pour ce qui est des acteurs, ils sont géniaux. Le couple formé par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva semble tellement vrai à l’écran. Ils livrent tous les deux des prestations remarquables, on ne peut que leur tirer notre chapeau. Emmanuelle Riva a même été nommée à l’Oscar de la meilleur actrice faisant d’elle la nommée la plus âgée de l’histoire dans cette catégorie du haut de ses 86 ans. On peut aussi souligner la réussite de la performance d’Isabelle Huppert qui interprète Eva, la fille de Georges et Anne. Amour est un film bouleversant qui ne vous laissera pas de marbre, un grand film qui mérite amplement toutes ses récompenses. A voir!

Vinsanity

Die Hard: belle journée pour mourir

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Bruce Willis est de retour dans son rôle le plus mythique : John McClane, le « vrai héros » par excellence, qui a le talent et la trempe de celui qui résiste jusqu’au bout.
Cette fois-ci, le flic qui ne fait pas dans la demi-mesure, est vraiment au mauvais endroit au mauvais moment après s’être rendu à Moscou pour aider son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, les deux McClane vont découvrir que leurs méthodes radicalement différentes vont aussi faire d’eux des héros que rien ne peut arrêter. -Allociné

Die Hard: belle journée pour mourir ou comment gâcher une saga culte qui méritait beaucoup mieux que ça. Une fois encore on a la preuve qu’il ne suffit pas de s’appuyer sur le poids d’une franchise ultra connue pour faire un bon film. En même temps il ne faut pas s’étonner du résultat quand on sait à qui on a donné les commandes de ce nouvel opus. Skip Woods au scénario et John Moore à la réalisation. Le premier a écrit Opération Espadon, Hitman ou encore le dernier GI Joe, en bref que des mauvais films. Moore n’a pas fait beaucoup mieux puisqu’il est responsable de Max Payne, encore un grand film n’est-ce pas? On se demande pourquoi les producteurs veulent flinguer leur franchise. Une franchise qui a quand même révolutionné le genre du film d’action dans les années 80. Chaque nouveau film est donc attendu comme étant au top du genre mais ce dernier volet, c’est n’importe quoi. Un film au scénario incohérent, une mise en scène horrible et par dessus tout on a perdu l’esprit Die Hard. On ne retrouve pas la touche d’humour, les auteurs ont essayé de la faire ressentir mais on ne prend jamais. Au niveau du scénario, l’histoire est très faible et n’est que prétexte à un enchainement de scènes d’action. Le méchant n’est pas assez bon pour réellement provoquer un duel en les McClane et lui et que dire de la dernière partie? Les McClane à Tchernobyl sans masque et sans protections! Oui ils ont une capacité de résistance au-dessus de la moyenne mais faut peut-être pas pousser à ce point. Skip Woods s’est peut-être dit qu’un « Yippee-Ki-Yay pauvre con » placé quelque part suffisait pour estampiller son histoire Die Hard. Venons-en à la mise en scène, une catastrophe. Une scène de course poursuite de 20 minutes au début du film sur un film qui ne dure que 1h30, de l’action gratuite qui dure pour rien. Et le plus souvent les scènes d’action sont tellement abusées qu’on n’y croit pas une seule seconde. Certaines filmées au ralenti sont assez ridicules. Les scènes de dialogues ne rattrapent pas le coup puisque même des simple champ/contre champ sont mal filmés. La caméra bouge tout le temps même quand devrait avoir des plans fixes. John Moore filme-t-il avec ses pieds? N’est pas John McTiernan qui veut. Même la relation père fils ne prend pas. Leurs dialogues ne sont pas crédibles et les acteurs ne sauvent pas les apparences. Bruce Willis qui devrait porter le film n’y arrive pas, comme s’il ne croyait pas lui même à ce qu’il fait. Où est passé le Bruce Willis qu’on aime tant? Son fils Jack est interprété par Jay Courtney que l’on a vu récemment dans Jack Reacher. Il n’arrive pas non plus à nous embarquer. On devrait normalement s’attacher à ce duo qui aurait pu être une bonne idée mais on sent qu’on passe à côté de quelque chose de bien et c’est dommage. Yuri Komarov, un personnage soi-disant important mais dont on s’enfiche au final, est joué par Sébastian Koch. On l’avait vu très bon dans le réussi La Vie des autres, mais là il se perd dans ce blockbuster sans fond. Là aussi c’est dommage. Au final ce nouveau Die Hard est complètement raté, un opus a oublié. Regardez plutôt les autres épisodes.

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Django Unchained

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Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie… – Allociné

Quentin Tarantino est de retour et cette fois-ci c’est dans l’univers du western qu’il nous embarque avec Django Unchained. Grand fan de Sergio Leone, Sergio Corbucci et de western en général, il voulait en faire un depuis longtemps et il a enfin franchi le pas. Personnellement j’adore les westerns et Tarantino, cette réunion ne pouvait que m’attirer. QT, qui signe également le scénario (Golden Globe du meilleur scénario et en attente du résultat des Oscars), a décidé de faire un western un peu différent. En effet il place son histoire au milieu du XIXe siècle et reprend un thème récurent du genre, à savoir la vengeance du héros, mais il y ajoute l’esclavage. Et ce thème sensible apporte un vrai plus au film. De plus comme à son habitude tous ses personnages sont très bien écrits et il soigne ses dialogues qui sont à l’image du film: prenant, violent, marrant et toujours efficace. Ses dialogues se transforment en véritables joutes verbales. La patte Tarantino est donc bien là et sa mise en scène vient le confirmer même s’il enrichit son arsenal avec quelques nouveautés. Cette fois-ci pas de découpages en chapitres qui amène une obligation de travail sur l’enchainement des scènes et c’est complètement réussi. On pourrait quand même séparer ce long métrage en parties distinctes mais les liaisons entre elles sont toutes abouties. De ce point du vue c’est peut-être son film le plus maitrisé. Il rend également hommages aux maitres du genre à travers ses plans larges de grandes étendues ainsi que les plans serrés sur les visages et les revolvers. Tarantino prouve une fois de plus son talent pour filmer les dialogues, il arrive toujours à faire peser une atmosphère sur ces scènes qu’elle soit cool ou tendue. Il prend son temps sur les bavardages pour mieux amener les scènes de violence. Pour finir il contrôle avec brio le rythme de son œuvre et la tension qui s’en dégage qui s’élèvent tout au long du film pour arriver à leur summum dans une dernière partie survoltée. A noter la scène sur les cagoules du Klu Klux Klan, géniale. Comment les Oscars peuvent oublier de le nommer dans la catégorie meilleur réalisateur? Les décors et les costumes sont magnifiques et pour plus de réalisme, le tournage s’est déroulé en grande partie en décors naturels dont une ancienne plantation, véritable lieu autrefois occupé par les esclavagistes. Devant la caméra, une pléiade d’acteurs tous aussi bons les uns que les autres se bousculent. Jamie Foxx (Ray, Collateral) interprète Django de très belle façon. Il est parfait en homme qui veut se venger et récupérer sa femme. En plus il est d’origine texane, monte son propre cheval dans le film et a subi les conséquences du racisme étant jeune, ce rôle lui va donc comme un gant. Il dégage une vraie force, surtout dans la deuxième moitié du film. Il est accompagné par Christoph Waltz dans le rôle du Dr King Shultz, deuxième collaboration avec QT après Inglourious Basterds. Il réitère sa performance et démontre une fois de plus son talent car c’est lui qui porte la première moitié du film. Il a de nouveau décroché le Golden Globe du meilleur second rôle et lui aussi attend le résultat des Oscars. Seul petit reproche, je trouve que son jeu se rapproche trop de celui de son rôle du colonel Hans Landa dans Inglourious Basterds. J’aurai aimé plus de différence même s’il fait ça brillamment. Leonardo DiCaprio est également présent à l’affiche mais pour une fois il campe un second rôle et qui plus est celui du méchant. Mais les seconds rôles chez Tarantino, ils ont une autre saveur. DiCaprio est excellent en Calvin Candie, esclavagiste cruel et sans pitié. Que dire de Samuel L. Jackson sous les traits de Stephen? Une belle prestation à rajouter à la liste. Il est lui aussi remarquable en vieil esclave bougon et aigri. Kerry Washington (Ray, Le dernier roi d’Ecosse) vient apporter la touche féminine au casting en interprétant Broomhilda Von Shaft, l’épouse de Django. Jonah Hill et QT lui-même complètent le casting en faisant des apparitions brèves mais remarquées. Et comme toujours une bande originale super efficace. Django Unchained, un western à la sauce Tarantino, la maitrise en plus. A ne pas rater!

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Blood Diamond

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Alors qu’il purge une peine de prison pour ses trafics, Archer rencontre Solomon Vandy, un pêcheur d’origine Mende. Arraché à sa famille et forcé de travailler dans les mines diamantifères, ce dernier a trouvé – et caché – un diamant rose extrêmement rare. Accompagnés de Maddy Bowen, une journaliste idéaliste, les deux hommes s’embarquent pour un dangereux voyage en territoire rebelle pour récupérer le fameux caillou. Un voyage qui pourrait bien sauver la famille de Salomon et donner à Archer la seconde chance qu’il n’espérait plus. – Allociné

Blood Diamond est un film complet: thriller palpitant, touchant et avec une vraie morale. Son scénario est génial car il arrive à faire évoluer ses personnages, leurs relations tout en jonglant parfaitement entre le suspens et l’émotion. Et surtout il traite de vrais sujets de fonds. En effet il dépeint plusieurs problèmes qui secouent l’Afrique: les guerres civiles, le trafic de diamants et les enfants-soldats. Edward Zwick (Le Dernier Samouraï, Les Insurgés) en assure la réalisation avec brio. Il arrive aussi bien à nous mettre face à la dureté de ce monde cruel et terrifiant que face à l’amour d’un père pour son fils. Les scènes de fusillades et d’action sont aussi dures que sont touchantes celles d’émotion. C’est cet équilibre que Zwick a réussi à trouver qui donne à son travail une telle qualité. De plus, malgré la férocité de l’histoire il parvient à nous montrer de très beaux plans dans des paysages grandioses. Devant sa caméra, on retrouve trois grands acteurs. En premier lieu Leonardo Dicaprio, époustouflant dans le rôle de Danny Archer. On voit bien l’évolution de son personnage, africain blanc et trafiquant omnibullé par les diamants qui peu à peu devient humain. Sa prestation lui a valu une nomination aux Oscars. Il est très bien épaulé par Djimon Hounsou (Amistad, Gladiator) lui aussi brillant sous les traits de Solomon Vandy, père prêt à tout pour retrouver sa famille. Je trouve cet acteur impressionnant, il dégage une force incroyable. Lui aussi a été nommé aux Oscars pour sa performance dans la catégorie des seconds rôles. Le troisième grand acteur est une actrice en la personne de Jennifer Connelly (Requiem for a dream, oscarisée pour son rôle dans Un homme d’exception). Elle joue Maddy Bowen et comme ses deux compères, elle est parfaite dans son rôle de journaliste engagée. Les relations entre ces 3 personnages sont fascinantes car complexes surtout entre Archer et Solomon. Ils sont liés tout au long du récit que ce soit par un lien de dominance ou un lien de complicité. Blood Diamond est un film admirable, à voir absolument!

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Arrête-moi si tu peux

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Dans les années soixante, le jeune Frank Abagnale Jr. est passé maître dans l’art de l’escroquerie, allant jusqu’à détourner 2,5 millions de dollars et à figurer sur les listes du FBI comme l’un des dix individus les plus recherchés des Etats-Unis. Véritable caméléon, Frank revêt des identités aussi diverses que celles de pilote de ligne, de médecin, de professeur d’université ou encore d’assistant du procureur. Carl Hanratty, agent du FBI à l’apparence stricte, fait de la traque de Frank Abagnale Jr. sa mission prioritaire, mais ce dernier reste pendant longtemps insaisissable… – Allociné

Arrête-moi si tu peux est le type de film qui vous montre qu’il peut se passer des choses absolument incroyables dans la vie puisque son scénario est tiré d’une histoire vraie. Ce film nous raconte comment Franck Abagnale Jr, jeune homme américain de 16 ans, a escroqué un grand nombre de banques dans le monde entier pendant plusieurs années tout en étant traqué par l’agent du FBI Carl Hanratty. Une belle course-poursuite s’engage alors entre ces 2 protagonistes laissant du suspens jusqu’au bout et le tout sans violence et sans aucun coup de feu. La réalisation signée Steven Spielberg est fascinante à commencer par le générique de début. S’en suit une chasse à l’homme captivante avec une mise en scène très travaillée. Il arrive à donner un ton léger à son œuvre et c’est en partie ça qui en fait sa réussite. Les dialogues sont à l’image du film: allant de l’humour au drame mais toujours efficaces. On peut également souligner le travail fait sur les décors qui reconstituent très bien les années 1960. De l’autre côté de la caméra, Franck Abagnale est admirablement joué par Leonardo Dicaprio alors que Carl Hanratty est interprété également de belle façon par Tom Hanks. Ce duo est excellent. De plus on retrouve dans les seconds rôles d’autres bons acteurs. Christopher Walken (True Romance) et Nathalie Baye interprètent les parents de Franck Abagnale, Amy Adams (Julie et Julia, Fighter) sa fiancée et Martin Sheen son beau-père. Et pour ne rien gâcher, le tout est porté par la musique de John Williams. Arrête-moi si tu peux est un très bon film qui vaut vraiment le coup d’être vu.

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Des hommes sans loi

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En 1931, au cœur de l’Amérique en pleine Prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie, état célèbre pour sa production d’alcool de contrebande, les trois frères Bondurant sont des trafiquants notoires : Jack, le plus jeune, ambitieux et impulsif, veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure. Il rêve de beaux costumes, d’armes, et espère impressionner la sublime Bertha… Howard, le cadet, est le bagarreur de la famille. Loyal, son bon sens se dissout régulièrement dans l’alcool qu’il ne sait pas refuser… Forrest, l’aîné, fait figure de chef et reste déterminé à protéger sa famille des nouvelles règles qu’impose un nouveau monde économique. Lorsque Maggie débarque fuyant Chicago, il la prend aussi sous sa protection. Seuls contre une police corrompue, une justice arbitraire et des gangsters rivaux, les trois frères écrivent leur légende : une lutte pour rester sur leur propre chemin, au cours de la première grande ruée vers l’or du crime. – Allociné

Réalisé par John Hillcoat (également réalisateur de La route), Des hommes sans loi m’a rappelé un des incontournables du genre, Les incorruptibles. Ici pas de fusillades à tout va, pas de courses poursuites en voiture tout au long du film, mais une attention toute particulière portée sur les personnages des trois frères, leurs histoires, sentiments et tempérament respectifs. Ainsi on apprend à les connaître tout au long du film en découvrant un peu plus à chaque minutes passées en leurs compagnies une facette de leurs personnalités. Il faut savoir que Shia LaBeouf (Jack), Tom Hardy (Forrest) et Jason Clarke (Howard) remplissent leurs rôles à merveille, en interprétant leurs rôles avec une authentique sincérité. Jessica Chastain (Maggie) apporte une touche glamour à l’ensemble, un peu de tendresse dans ce monde sans pitié, équilibrant un peu la balance entre les frères Bondurant et la jeune demoiselle qu’elle incarne. Elle permet de voir ces derniers sous un autre angle, et le spectateur dispose ainsi d’une multitude de perspectives pour se faire sa propre opinion sur les gangsters et le monde dans lequel ils se battent tout les jours. Notons la prestation de Guy Pearce en agent des forces spéciales, troublant dans un rôle à la fois brutal et vindicatif. La performance de Gary Oldman est brève mais époustouflante dans une scène que nous vous laissons découvrir.

Seul bémol, le scénario ne réserve pas beaucoup de surprise et suit les ténors du genre, cependant l’histoire à le mérite d’être originale et surtout d’être basé sur des faits réels. En exploitant le milieu des producteurs d’alcool et non des gangsters des grandes villes, John Hillcoat s’est attaqué à une partie encore peu mise en lumière au cinéma, ce qui a le mérite d’être souligné lorsque l’on voit le nombre de film sur le milieu mafieux des années 30 aux États-unis. Il en découle un film mêlant les genres, très bien réalisé avec de somptueux décors plongeant un peu plus le spectateurs dans le sombre univers américain du début du siècle. Un film à voir sans hésitation.

Pep’s