Elysium

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En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses –  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre. – Allociné

Quatre ans après la claque District 9, Neill Blomkamp est de retour avec Elysium. Un nouveau projet qui a beaucoup de similitudes avec son premier long métrage: science-fiction et mise en avant des inégalités entre les hommes. Un peu répétitif? Peut-être mais s’il récidive avec le même brio que pour District 9, je suis preneur sans problème. Au scénario il reprend donc les mêmes fils conducteurs en enlevant les extra-terrestres: un homme livré à lui-même, perdant le contrôle de son corps et ayant que peu de temps pour essayer de s’en sortir. Une histoire intéressante même si un peu moins aboutie sur la durée du film ainsi que sur l’écriture des personnages. Blomkamp a placé la barre tellement haut avec son premier film que je ne peux m’empêcher de faire la comparaison. Le développement du récit manque un peu de fluidité et on peut aussi lui reprocher son manichéisme.
A la mise en scène, le jeune cinéaste sud-africain n’a rien perdu de son talent. Il n’a pas créé un mais deux mondes éblouissants. Sa vision de la Terre complètement polluée et dévastée ressemble aux bidons-villes de District 9, un univers qui fait toujours son effet. A cela il vient ajouter Elysium, satellite où vivent les riches, visuellement impressionnant. Le tout accompagné de robots et de vaisseaux tous aussi réussis. On retrouve également une qualité que je veux souligner: sa volonté de réalisme; ça peut paraître paradoxal dans un film de SF mais c’est un élément important de son style. Caméra portée à l’épaule et tournage au maximum en décors naturels sont les clés de cette démarche. Les scènes d’actions sont bien maîtrisées et les survols des deux mondes offrent de très beaux plans. D’un point de vue général on est en dessous de District 9 en terme d’immersion et d’intensité mais ça reste au-dessus de la moyenne sans problème. Une mise en scène et un univers visuel marqué qui imposent Neill Blomkamp comme un cinéaste majeur d’aujourd’hui et de demain.
Devant sa caméra, Matt Damon incarne Max, le personnage principal. L’acteur américain livre une prestation impeccable comme à son habitude. Il est accompagné par Jodie Foster sous les traits de la secrétaire Delacourt, femme froide et sans pitié. Personnellement, je ne suis pas fan de cette actrice mais ça n’empêche pas qu’elle tienne bien son rôle. Enfin Blomkamp a fait appel à Sharlto Copley, héros de District 9, pour le personnage de l’agent Kruger, le « bras armé » de la secrétaire Delacourt. Un rôle qui manque d’originalité à mon goût, à savoir la brute épaisse qui n’évolue pas au fil de l’histoire et qui n’est que là pour nous offrir des scènes d’actions, dommage.
Elysium, certes en dessous de District 9, est un bon film de science-fiction comme il y en a de moins en moins. Il a également le mérite d’être un scénario original au milieu d’une industrie cinématographique qui s’appuie de plus en plus sur les franchises. Neill Blomkamp s’impose donc comme un élément essentiel de la science-fiction et du septième art en général, un cinéaste forcément à suivre.

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Gatsby le Magnifique

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Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats. – Allociné

Gatsby le Magnifique a fait l’ouverture du 66e festival de Cannes il y a quelques jours et est l’adaptation du roman de F. Scott Fitzgerald. Considéré comme culte aux Etats-Unis, ce roman avait déjà été adapté au cinéma en 1974 avec Robert Redford dans le rôle titre. Cette fois-ci c’est Baz Lurhmann qui est à la manoeuvre et les fans de Moulin Rouge! attendaient ce nouveau film avec impatience. Personnellement le résultat me déçoit. Même si l’histoire en elle-même ne me correspond pas, je pensais être plus emballé que ça. Lurhmann a écrit le scénario et a fait un beau travail d’adaptation. En fait c’est l’histoire qui ne me touche pas. Cette histoire d’amour impossible au milieu de ces fêtes gigantesques, pour moi ce n’est pas très intéressant. Au delà de ça, le film montre quand même la décadence qui régnait dans les années 1920 à New-York et fait entrevoir la crise qui suivra. Cet aspect de l’histoire aurait pu être plus développé.
A la mise en scène, Baz Lurhmann fait du Baz Lurhmann. Du tape à l’oeil incessant pendant près de 45 minutes. Les plans ne durent pas plus de 2 secondes et ça en devient lassant assez rapidement. Certes on peut se dire que ça colle bien avec l’histoire qu’il dépeint mais ça m’a paru dérangeant. Beaucoup de scènes de fête accompagnées de musique quasiment tout le temps. Il ne donne pas à son histoire la chance de s’installer et de capter notre attention. Heureusement, il prend plus son temps dans la suite du film pour plus se concentrer sur ses personnages et leurs relations. Sa force est de bien s’entourer. Sa femme Catherine Martin s’est chargée des décors et des costumes avec une grande réussite. Son travail sur Moulin Rouge! avait été récompensé par un Oscar et elle a une fois encore créé un univers à part entière. Pour ce qui est de la bande originale, il s’est offert les services de Jay Z pour la diriger, rien que ça.
Devant sa caméra, une belle brochette d’acteurs qui sauvent le film à mes yeux. En tête un Leonardo DiCaprio comme toujours parfait et lui seul semble pouvoir interpréter le rôle de Gatsby. Cet homme riche, organisateur de fêtes mais si seul. DiCaprio, qui retrouve Lurhmann 17 ans après leur collaboration sur Roméo+Juliette, prouve une fois de plus son talent. On sait pourquoi il est une superstar du cinéma. Il est accompagné par celui qui est son ami dans la vie, Tobey Maguire. L’ex Spiderman interprète Nick Carraway le narrateur de cette histoire. Je n’ai jamais été fan de cet acteur mais cette fois-ci il livre une prestation efficace. Le rôle de Daisy, premier rôle féminin, est assuré par Carey Mulligan. Jeune et brillante actrice britannique révélée par Une Education puis confirmée dans l’excellent Drive, est à nouveau parfaite dans son rôle de femme sensible et fragile. Une actrice à suivre de près avec une grande carrière qui devrait s’offrir à elle. Tom Buchanan, mari de Daisy, est interprété par Joel Edgerton. Acteur australien qui monte après ses rôles dans Animal Kingdom, Warrior ou encore Zero Dark Thirty. Lui aussi colle très bien avec son personnage. Enfin, le casting est complété par Jason Clarke dans un second rôle. Encore un acteur de plus en plus en vue ces derniers temps avec ses rôles dans Des hommes sans loi et Zero Dark Thirty. En somme un beau casting qui porte le film et heureusement.
Même s’il m’a déçu dans sa réalisation et son contenu, Gatsby le Magnifique reste un film divertissant porté par un casting talentueux.

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Effets secondaires

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Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament… (Ceci est un synopsis plus court que ceux que vous pouvez trouver sur Allociné ou autres sites car je trouve que le pitch « officiel » en dévoile trop sur l’histoire)

Effets secondaires est un petit évènement dans le milieu du 7e art puisque c’est le dernier film de Steven Soderbergh (Erin Brockovich, la trilogie Ocean’s). En tout cas le dernier sur grand écran puisqu’il reste un dernier projet qui verra le jour sous la forme d’un film tv qui sera diffusé sur la chaine HBO aux USA: Behind the Candelabra. Deux ans après Contagion, Soderbergh adapte à nouveau un scénario de Scott Z. Burns. Un scénario qui reprend en partie la même idée puisqu’il nous ressert une intrigue sur les dérives du milieu médical. En effet les 40 premières minutes du film sont dans la même veine que Contagion avec une structure narrative ressemblante. Cette première partie est nécessaire à la compréhension générale du long métrage et à la découverte des personnages mais elle n’arrive pas à nous captiver. Heureusement la suite tourne au thriller et devient beaucoup plus prenante. Difficile d’en dire plus sans spoiler. Par contre je ne comprends pas bien l’intérêt de se faire dérouler cette histoire dans un milieu aussi riche. Je trouve l’identification aux personnages plus difficile pour le spectateur. La palette de ces personnages est à l’image du film, il y a du bon et du moins bon mais la balance a tendance à pencher du bon côté dans ma vision globale. Emilie est la plus intrigante alors que Jon Banks est celui qui évolue le plus au court du récit. Pour ce qui est des personnages secondaires, on a du mal à s’attacher à eux même pour ceux qui ont de l’importance. A la mise en scène, Soderbergh impose sa patte et malgré quelques choix discutables, il tire sa révérence avec réussite. Une fois de plus il endosse aussi les rôles de cadreur, directeur de la photo et monteur. On sent qu’il veut tout maitriser et il y arrive avec des plans très soignés. Il nous fait ressentir la solitude et la souffrance des ses personnages grâce à beaucoup de plans serrés. Il a cette faculté à créer des atmosphères. Même si la première partie m’a moins plu, j’admets qu’il y règne une ambiance assez dérangeante. Puis, alors que son histoire s’emballe, il parvient à amener cette tension et cette lourdeur prenantes. Devant sa caméra, Jude Law interprète Jon Banks. Sa prestation est à l’image du film: sans éclats et un peu plate dans la première partie avant d’être beaucoup plus brillante. Son personnage confronté aux répercussions d’une mauvaise prescription ou d’un mauvais jugement et son évolution au fil du film sont plutôt intéressantes. Le rôle d’Emilie est tenu par Rooney Mara. David Fincher l’a révélée dans la scène d’ouverture de The Social Network en 2010 puis lui a confiée le rôle de Lisbeth Salander dans Millenium: les hommes qui n’aimaient pas les femmes en 2012. Des performances très réussies dans les deux cas et ce n’est pas pour rien que les grands cinéastes se l’arrachent. Ici, dans le rôle d’Emilie, elle joue avec justesse l’état dépressif de son personnage et prouve encore qu’elle n’est pas que belle mais qu’elle est avant tout une jeune et talentueuse actrice sur qui on peut compter. Dans les rôles secondaires, Martin, le mari d’Emilie, est interprété par un Channing Tatum transparent alors que Catherine Zeta-Jones fait le job de le rôle du Docteur Siebert.
Effets secondaires est trop inégal pour être une vraie réussite mais arrive tout de même à vous captiver lorsqu’il bascule dans le thriller. A voir

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Flight

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Whip Whitaker, pilote de ligne chevronné, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après un accident en plein ciel… L’enquête qui suit fait naître de nombreuses interrogations… Que s’est-il réellement passé à bord du vol 227 ? Salué comme un héros après le crash, Whip va soudain voir sa vie entière être exposée en pleine lumière. – Allociné

Après plus de douze ans et trois films faits en motion-picture, Robert Zemeckis revient au film traditionnel. Clin d’oeil du destin, pour ce nouveau film il met en scène un crash d’avion, évènement également présent dans son dernier film live Seul au monde. Zemeckis fait parti de ce cercle de réalisateurs qui ont marqué l’histoire du cinéma grâce à une filmographie impressionnante. Pour rappel on lui doit Qui veut la peau de Roger Rabbit?, la trilogie Retour vers le futur ou encore Forrest Gump pour lequel il a reçu l’Oscar du meilleur réalisateur, ce n’est pas rien. Ici il met en scène un scénario de John Gatins, nommé à la prochaine cérémonie des Oscars. Ce scénario nous présente un personnage tourmenté, arrogant et qui a tous les vices: tabac, alcool et drogue. Le pire dans tout ça c’est qu’il est pilote de ligne. Heureusement c’est un excellent pilote et lui seul pouvait faire atterrir cet avion lors de ce crash. S’en suit une lutte permanente contre l’alcoolisme qui malgré quelques longueurs dans le récit et une fin un peu conventionnelle, nous tient en haleine jusqu’au bout. Une histoire intéressante. A la réalisation, Robert Zemeckis prouve qu’il n’a pas perdu son talent. La première moitié du film est excellente avec une scène de crash très réussie, à vous faire passer l’envie de monter dans un avion. La deuxième moitié est moins prenante car faite de beaucoup moins de suspens et d’action. En effet elle se concentre sur les personnages et en particulier sur celui de Whip Whitaker et on se rend compte que Zemeckis est aussi un excellent directeur d’acteurs. Cette deuxième partie donne place à certaines longueurs mais arrive à redémarrer pour le final à nouveau plus prenant. Devant la caméra, Denzel Washington est impressionnant dans le rôle de Whip. Il arrive à nous emporter et à nous attacher à son personnage qui a pourtant tout pour qu’on ne le fasse pas. On est avec lui et on a envie de l’aider à arrêter de boire. Une prestation récompensée par une nomination aux Oscars. Il est accompagné par des seconds rôles eux aussi plutôt bons avec une mention spéciale à John Goodman décidément très en vue en ce moment après Argo, Une nouvelle chance et The Artist. Toujours des rôles secondaires mais il est parfait à chaque fois. Ici il joue le rôle de Harling Mays, le fournisseur en tous genres de Whip. Un personnage haut en couleurs qu’on ne voit pas beaucoup (pas assez?) mais toutes ses scènes sont amusantes et marquantes. Au cours de l’enquête Whip est accompagné par Charlie Anderson et Hugh Lang, respectivement représentant du syndicat des pilotes et avocat. Deux rôles très bien tenus par Bruce Greenwood (Super 8, Star Trek) et Don Cheadle (Hotel Rwanda, la trilogie Ocean’s). Enfin, Kelly Reilly vue dans les deux Sherlock Holmes de Guy Ritchie, interprète Nicole, toxico sur le chemin de la guérison. Malgré quelques défauts Flight est un bon film et fait du retour de Zemeckis une réussite. A voir surtout pour sa première moitié et le prestation de Denzel Washington.

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Gangster Squad

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Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen. – Allociné

Gangster Squad marque le retour d’un genre de film qu’on ne voit plus beaucoup mais qui est terriblement efficace: le film de gangsters. On pense tout de suite à l’excellent Les Incorruptibles de Brian de Palma et personnellement j’adore ce genre de film et tout ce qui va avec: vieilles voitures, mitraillettes à l’ancienne et tout le monde en costard. Cette fois-ci pas d’Al Capone mais Mickey Cohen. Le scénario est basé sur le roman Gangster Squad, écrit par l’ancien journaliste du LA Times Paul Lieberman. Il nous raconte l’affrontement entre Mickey Cohen, mafieux originaire de New York venu mettre main basse sur Los Angeles, et un groupe de flics bien décidés à le faire tomber. L’histoire se base sur une histoire vraie, les personnages ont réellement existé, mais le développement du script n’est pas 100% fidèle aux faits réels. Il faut bien rendre ça cinématographique. En tous cas sur le papier ça donne envie. A noter que ce scénario est écrit par Will Beall qui est un ancien inspecteur de la police de Los Angeles. Pour ce qui est du résultat, je dois dire que je ne m’attendais pas tout fait à ça mais j’ai quand même été séduit. Aux commandes on retrouve Ruben Fleischer qui a complètement changé de registre puisqu’il reste sur deux comédies: 30 Minutes Maximum et le très réussi Bienvenue Zombieland. Son défi est de prendre à ses illustres prédécesseurs tous les éléments du genre sans toutefois en faire une pâle copie. Sur ce point il s’est clairement démarqué grâce à sa mise en scène. Il a choisi de moderniser le genre en lui amenant plus d’action, plus de rythme et plus d’ironie et d’humour. Il l’a peut-être même trop moderniser car le rythme effréné, certes il permet de ne jamais s’ennuyer tellement tout s’enchaine, mais par moment on aimerait voir des scènes plus posées. Le film dure à peine 1h50 et aurait mérité d’être plus long pour justement incorporer ces scènes plus lentes. Scènes qui auraient donner au film une autre dimension. Et puis on sent que Fleischer vient de la comédie à travers ses touches d’humour dans les dialogues et dans certaines situations. Il a donc choisi de dévier un petit peu le genre et sa mise en scène convient très bien à ce qu’il a voulu faire. Devant sa caméra défile un casting haut de gamme. Mickey Cohen est interprété par Sean Penn. Acteur qui me semblait parfait pour ce rôle de mafieux cruel et dangereux mais sa prestation me laisse un goût amer. Cela vient surement en partie de la direction d’acteur par le réalisateur mais je trouve sa performance surjouée. Pourquoi un méchant puissant doit-il être autant maniéré? De l’autre côté de la loi, le Gangster Squad est dirigé par John O’Mara interprété par Josh Brolin (Men In Black 3, No Country for Old Men). Brolin est impeccable en ex-militaire pour qui l’honneur et le devoir sont des priorités. Il semble idéal pour ce rôle tant il a l’air à sa place dans les années 1940-1950. Il est accompagné par Ryan Gosling, excellent dans le rôle de Jerry Wooters. Gosling, très en vue depuis le brillant Drive, tire son épingle du jeu dans ce qui est le personnage le plus intéressant car le plus nuancé. Lui aussi ex-militaire et peu enclin à prendre des risques pour finalement se révéler être un bras droit efficace dans la chasse de Mickey Cohen. Le reste de la bande de flics est interprété par des acteurs souvent dans des seconds rôles mais toujours au diapason: Anthony Mackie (8 Mile, Real Steel), Giovanni Ribisi (Ted, Public Enemies), Robert Patrick (Walk the Line, Sécurité Rapprochée) et Michael Pena (End of Watch). Pour prolonger la liste d’acteurs connus, Nick Nolte (Warrior, Les nerfs à vif) se glisse sous les traits de Bill Parker, le chef de la police. Au milieu de tout ça, il y a toujours une jolie femme et c’est Emma Stone qui l’interprète, elle aussi avec talent. Gangster Squad ne doit pas être vu comme les classiques du genre mais reste un bon film, un très bon divertissement qui saura vous faire passer un bon moment. A voir.

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Happiness Therapy

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La vie réserve parfois quelques surprises…
Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.
Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives. – Allociné

En général les comédies romantiques sont loin d’être ma tasse de thé. Mais il arrive de temps en temps que je me laisse surprendre et Happiness Therapy est tout à fait ça, une bonne surprise. Bien sur je ne suis pas allé voir ce film par hasard puisqu’il est quand même réalisé et scénarisé par David O. Russell, à qui on doit Fighter et Les rois du désert. Et puis le casting est pas mal du tout avec en tête Bradley Cooper et Jennifer Lawrence, deux nouvelles stars que tout Hollywood envie. A partir de là on se dit pourquoi pas, ça peut être pas mal et puis vient la période des festivals. Le film remporte le prix du public à Toronto et quand les nominations pleuvent aux Oscars, Golden Globes et autres, on se dit que ça vaut le coup d’aller voir par soi-même. Le résultat est convaincant et on ressort de la salle content de s’être déplacé. Le scénario qui se base sur le roman de Matthew Quick se démarque des autres films du genre. Bien sur on se doute de ce qui va se passer à la fin mais les personnages sont tous bien écrits, les principaux comme les secondaires, alors on se laisse entrainer dans leur quotidien et on veut savoir comment on va arriver à cette fin attendue. Pat est un doux-dingue et veut absolument recoller les morceaux avec sa femme mais il ne veut pas accepter sa situation. De son côté Tiffany accepte sa folie et va l’aider à en faire de même. Ce sont donc des personnages intéressants car bipolaires. Pour eux pas de langue de bois, on se dit tout que ça blesse ou non. Ça donne des scènes drôles mais aussi des scènes touchantes. C’est aussi ça la force du film, ne pas faire une simple comédie romantique mais jouer sur l’alternance entre humour et drame pour en faire une histoire réaliste. Les personnages secondaires sont eux aussi attachants. Ils sont censés être normaux mais au final ils sont autant barrés que notre duo de choc à commencer par le père de Pat, fondu de football américain au point d’avoir une superstition démesurée. A la réalisation, on retrouve chez David O. Russell ce qui a fait la réussite des films cités plus haut. On accroche tout de suite à ses personnages et il arrive à en créer un supplémentaire avec les Philadephia Eagles, équipe de foot américain qui revient dans la plupart des conversations. On ressent aussi ce côté déjanté vu dans Les rois du désert, notamment dans la scène à côté du stade avec les supporters. Côté casting c’est un sans faute. Le duo principal est parfait, on ressent bien l’alchimie entre Bradley Cooper et Jennifer Lawrence à travers leurs dialogues et leurs scènes de danse. Des prestations remarquées puisqu’ils sont tous les deux nommés aux Oscars et Lawrence à remporté le Golden Globe de meilleur actrice dans une comédie. Ils prouvent tous les deux qu’ils ne sont pas que des acteurs de blockbusters comme Very Bad Trip ou Hunger Games mais bien des acteurs talentueux. Les parents de Pat sont interprétés par Robert De Niro et Jackie Weaver. De Niro est revenu au top de sa forme dans son meilleur rôle depuis des années alors que les rôles de mère vont décidément très bien à Jackie Weaver après celui d’Animal Kingdom. Ils sont eux aussi nommés aux Oscars dans les catégories des seconds rôles, nomination qui vient plus de 20 ans après son rôle dans Les nerfs à vif pour De Niro. Enfin on a le plaisir de retrouver Chris Tucker qui se fait rare au cinéma ces dernières années. Après ses rôles marquants dans Le cinquième élément et dans la saga Rush Hour, il se glisse ici sous les traits de Danny, interné dans le même hôpital que Pat. La pluie de nominations ne s’arrêtent pas là pour les Oscars puisque outre les 4 acteurs, le long métrage est aussi nommé au meilleur film, meilleur scénario adapté et meilleur réalisateur. Soit le grand chelem des récompenses les plus importantes à qui on ajoute une nomination au meilleur montage pour un total de 8 nominations. Happiness Therapy est donc une comédie très sympa et très bien jouée qui vous plaira surement. A voir.

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Erin Brockovich

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Mère élevant seule ses trois enfants, Erin Brockovich n’avait vraiment pas besoin d’un accident de voiture. D’autant que le responsable sort du tribunal financièrement indemne. Obligée de trouver rapidement un travail pour couvrir tous ses frais medicaux et de justice, Erin obtient de son avocat de l’employer comme archiviste dans son cabinet. Son allure et son franc-parler ne lui valent pas des débuts faciles mais elle apprend vite. En classant des documents, Erin déterre une affaire louche d’empoisonnement et décide de se jeter dans la bataille. – Allociné

Erin Brockovich est le genre de film qui nous raconte des histoires qui vont bien au-delà de la fiction puisqu’elles sont vraies. La force de son long métrage est donc son scénario excellent. L’histoire de cette femme divorcée, mère de trois enfants et qui n’a aucun diplôme mais qui se bat pour s’en sortir. En plus de son combat personnel et elle va en plus en mener un deuxième pour dénoncer à quel point les riches entreprises peuvent abuser de leurs pouvoirs au détriment des gens qui vivent aux abords de leurs usines, devenus malades par les rejets toxiques. Cette histoire est tellement incroyable qu’on pourrait la croire tout droit tiré de l’imagination d’un scénariste. Mais non cette femme à belle et bien exister, chapeau à elle pour son courage et sa ténacité. Steven Soderbergh est aux commandes et il livre un travail remarquable qui a d’ailleurs été reconnu par des nomination aux Oscars et Golden Globes. Sa mise en scène est bien équilibrée puisqu’il jongle très bien entre touches d’humour et moments plus durs qui évoquent les maladies des victimes. Pour ce film dont l’interprétation des acteurs est primordiale, le choix du duo Erin Brockovich-Ed Masry, son avocat puis patron, est parfait. Julia Roberts porte le film avec une présence incroyable. Elle est exceptionnelle dans son rôle de mère au tempérament haut en couleurs. Elle maitrise ses dialogues notamment quelques tirades marquantes ainsi que ses échanges avec Ed. Il n’y a que trop peu de rôles féminins de cette trempe au cinéma et c’est bien dommage quand on voit ce que ça peut donner. Julia Roberts, dont la prestation a été récompensée par un Oscar et un Golden Globe de meilleur actrice bien mérités, est une actrice de grand talent a qui on ne donne pas assez souvent l’occasion de l’exprimer. Ce rôle est donc son dernier vrai grand rôle depuis maintenant plus de dix ans, et ça aussi c’est dommage. Elle est accompagné par Albert Finney (Skyfall, Jason Bourne:l’héritage) lui aussi impeccable sous les traits d’Ed Masry. Avocat d’abord peu compréhensif envers Erin pour peu à peu se lier à elle. Finney à lui aussi été nommé aux Oscars et Golden Globes dans la catégorie second rôle. La relation entre les deux personnages et la complicité entre les deux acteurs crèvent l’écran. Aaron Eckhart (The Dark Knight) complète le casting en interprétant le petit ami biker et compréhensif d’Erin. Erin Brockovich est donc un très bon film porté par une histoire et des acteurs excellents. A voir sans hésiter.

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