Lone Ranger, Naissance d’un héros

lone ranger

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Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Le tandem fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour. – Allociné

Lone Ranger, adaptation d’une série télé américaine des années 1950, elle même adaptée d’une série radiophonique diffusée vingt ans plus tôt. Un héros purement américain dont le succès n’a jamais traversé l’Atlantique. Hollywood s’est donc dit qu’il est le personnage parfait pour une adaptation mais pourtant, le film est loin du succès escompté au box-office US. A la tête de ce projet on retrouve un trio bien connu: Jerry Bruckheimer à la prod’, Gore Verbinski à la réalisation et Johnny Depp devant la caméra. Trio majeur de la saga Pirates des Caraïbes mais ça ne suffit pas. Le film n’est pas mauvais en soi mais il faut bien dire qu’il ressemble beaucoup (trop?) à une délocalisation de la franchise de pirates vers le désert avec un Johnny Depp maquillé différemment et entouré par d’autres acteurs mais qui fait la même chose, branché sur pilote automatique. La critique pourrait s’arrêter là.

Au niveau du scénario, on reprend les mêmes ficelles, les perso principaux qui sont amis sans vraiment l’être, des scènes d’actions spectaculaires, une touche d’humour et des longueurs car ça dure 2h30.
A la mise en scène, Verbinski revient au western après son bon film d’animation Rango. Il est plutôt bon dans ce qu’il fait mais il n’apporte rien de réellement nouveau. Des beaux plans larges sur les étendues désertiques sont à mettre sur le côté positif du bilan mais un rythme trop saccadé  et un manque de fluidité sont à mettre dans le négatif. Je ne vois pas non plus l’intérêt de nous présenter cette histoire par le biais de Tonto vieux qui la raconte à un garçon dans une fête foraine à part rallonger le film.
Devant la caméra, concernant Johnny Depp, il n’y a malheureusement plus grand chose à dire depuis quelques années tant il parait s’être enfermé artistiquement (Dark Shadows, Alice au pays des merveilles,..). Espérons qu’il retrouve un jour l’élan qu’il avait plus jeune. Il est accompagné par Armie Hammer dans le rôle du Ranger solitaire, John Reid. Révélé par sa prestation dans The Social Network, il pouvait ici faire exploser sa carrière, opportunité pas aussi payante qu’espérée. Dommage pour un jeune acteur avec ce potentiel. Le casting est complété par Tom Wilkinson, Willian Fichtner, Barry Pepper, Helena Bonham Carter et John Badge Dale dans le rôle Dan Reid, le frère de John. Ce dernier est abonné aux seconds rôles ces dernières années (World War Z, Flight, Iron Man 3) mais mérite votre attention.
En résumé, Lone Ranger est un divertissement familial sympa, trop long et copier coller de Pirates des Caraïbes.

Vinsanity

Insaisissables

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« Les Quatre Cavaliers », un groupe de brillants magiciens et illusionnistes, viennent de donner deux spectacles de magie époustouflants : le premier en braquant une banque sur un autre continent, le deuxième en transférant la fortune d’un banquier véreux sur les comptes en banque du public. Deux agents spéciaux du FBI et d’Interpol sont déterminés à les arrêter avant qu’ils ne mettent à exécution leur promesse de réaliser des braquages encore plus audacieux. Ils font appel à Thaddeus, spécialiste reconnu pour expliquer les tours de magie les plus sophistiqués. Alors que la pression s’intensifie, et que le monde entier attend le spectaculaire tour final des Cavaliers, la course contre la montre commence. – Allociné

Insaisissables est la bonne surprise de cet été 2013 outre-atlantique, un film qui s’est fait sa place au milieu de tous les blockbusters attendus ce qui n’est pas rien. Evidemment son casting est attirant et c’est ça qui a piqué mon intérêt. On doit ce long métrage à un français, le réalisateur Louis Leterrier. Le metteur en scène de Danny the dog, Le Transporteur ou encore Le choc des titans continue sa carrière internationale avec un film au thème forcément intriguant: la magie. Bien loin de l’excellent film de Chris Nolan Le Prestige, le sujet est traité de manière plus moderne mais qui mise plus sur l’aspect spectaculaire aux dépend de l’histoire. Le scénario est donc le défaut, pas assez profond. Les personnages sont plutôt sympas et l’ensemble est divertissant à défaut d’être vraiment prenant.
A la mise en scène, Leterrier réussit bien la première partie, celle de la présentation des personnages, en nous offrant vingt minutes rythmées et plutôt bien ficelées. Ensuite, à l’image de l’histoire qu’il veut nous raconter, il se concentre un peu trop sur les scènes de spectacle et d’actions qui sont certes réussit mais notre intérêt pour la base narrative diminue. Le tout premier tour du film est d’ailleurs assez bluffant. SPOILER Le twist final nous surprend peut-être mais en fait il n’a pas vraiment d’importance car il n’est pas très bien amené et notre baisse de curiosité sur le fond de l’histoire pendant 1h45 avant fait que ça ne nous touche pas vraiment. FIN SPOILER
Devant la caméra, comme mentionné plus haut, un casting quatre étoiles est réuni. Les Quatres Cavaliers sont incarnés par Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Isla Fisher et Dave Franco. Les deux premiers se retrouvent après leur collaboration sur Bienvenue à Zombieland, on a pu voir récemment la troisième dans Gatsby le Magnifique et enfin le dernier, vu dans 21 Jump Street, n’est autre que le frère de James Franco. Un quatuor impeccable avec une mention spéciale pour Jesse Eisenberg. Ils sont traqués par Mark Ruffalo et Mélanie Laurent, respectivement agent du FBI et d’Interpol. Eux aussi font un sans faute, tout comme Morgan Freeman dans le rôle de Thaddeus et Michael Caine dans celui du producteur des Quatre Cavaliers. Deux acteurs qu’ont ne présente plus. Le casting est complété par Common sous les traits du patron de Mark Ruffalo, un rôle très secondaire mais qui me permet de mentionner l’excellente série dans laquelle joue cet acteur à savoir Hell on Wheels.
Insaisissables n’est pas un grand film mais reste un bon divertissement. Comme souvent il s’appuie sur un scénario trop faible mais est rattrapé par ses acteurs. Le thème de la magie fait le reste.

Vinsanity

Le Passé

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Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour tenter d’améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé. – Allociné

Présenté au festival de Cannes cette semaine, Le Passé sort en salle au même moment. Pour les cinéphiles, ce long métrage était attendu puisqu’on le doit à Asghar Farhadi, metteur en scène d’Une Séparation. Film qui a raflé les récompenses avec notamment l’Oscar, le Golden Globe et le César du meilleur film étranger ainsi que l’Ours d’Or au festival de Berlin. Farhadi, metteur en scène iranien, n’est donc pas connu du grand public mais est une figure importante du cinéma d’auteur mondial. Sa nouvelle oeuvre est dans la lignée de sa filmographie, elle ne fera pas des millions d’entrées mais le public cinéphile sera au rendez-vous.
Avant toute chose, Farhadi est un excellent scénariste. Comme dans Une Séparation, Le Passé dépeint avec beaucoup de justesse les relations de couple. Ici il nous immerge au milieu d’une famille recomposée qui s’entre-déchire au fil des révélations des secrets du passé. Un récit maîtrisé de bout en bout avec des personnages complexes. On pense être du côté d’un d’eux puis on change d’avis une première fois, et une deuxième. Un très bon scénario.
A la mise en scène, le travail d’Asghar Farhadi dégage la sincérité et le réalisme. Il montre qu’il ne faut pas de grands mouvements de caméra complexes pour montrer son talent. Un plan simple mais réalisé brillamment est beaucoup plus efficace. Pour encore plus se concentrer sur ses personnages, la grande majorité du film se déroule en milieu fermé, la maison de Marie ou dans la voiture. Si on ajoute le faible utilisation de musique, on se rend compte que Farhadi fait tout pour diriger notre attention sur l’essentiel: l’histoire et les personnages qui la développe. Une mise en scène simple et brillante.
De l’autre côté de l’objectif, un trio d’acteurs tous autant talentueux les uns que les autres. Tout d’abord deux acteurs français révélé au festival de Cannes et qui y reviennent donc avec brio. Bérénice Béjo, mise sous les feux des projecteurs mondiaux grâce à son rôle dans The Artist et Tahar Rahim, héros et révélation d’Un Prophète, forment un couple touchant sous les traits de Marie et Samir. Ils sont accompagnés par l’excellent Ali Mosaffa, parfait dans le rôle d’Ahmad. Acteur iranien que je ne connaissais pas du tout. C’est son personnage qui nous immisce dans cette histoire et la situation d’Ahmad qui arrive à un moment difficile correspond bien à sa propre situation. Mosaffa a en effet appris le français pour les besoins du rôle et a aussi dû avoir ce sentiment de ne pas tout comprendre sur le tournage. Le trio est épaulé par Pauline Burlet, Elyes Aguis et Jeanne Jestin qui jouent les enfants de Marie. Ils sont eux aussi très bons, surtout les deux premiers et ça donne des scènes familiales très justes. Un beau casting.
Le Passé n’est pas un film tout public mais si vous êtes cinéphiles, vous apprécierez à coup sur. Il mérite surement d’être au palmarès du festival de Cannes.

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Jurassic Park

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Ne pas réveiller le chat qui dort… C’est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le « clonage » de dinosaures. C’est à partir d’une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d’espèces de dinosaures. Il s’apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c’était sans compter la cupidité et la malveillance de l’informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l’île… – Allociné

20 ans après sa sortie, Jurassic Park ressort en salle pour fêter l’événement avec un petit lifting 3D. Le film n’a pas pris une ride ou presque et on prend plaisir à le revoir sur grand écran. Le scénario est écrit par David Koepp, à qui l’on doit ceux de La guerre des mondes, SpiderMan 1 et 2 ou encore Panic Room. Basé sur le roman éponyme de Michael Crichton, il tient la route et nous emmène dans l’univers des dinosaures avec brio. Même si on sent par moment que le film date de 1993, l’ensemble reste très sympa et surtout ultra divertissant. La première partie présente très bien l’histoire pour donner place à une suite beaucoup plus prenante marquée par la mise en liberté des dinosaures. Suspens et tension sont au rendez-vous.
A la mise en scène, Steven Spielberg maîtrise son sujet de bout en bout. La première heure d’exposition souffre de quelques longueurs mais est nécessaire. Il excelle surtout dans la deuxième moitié, une fois que l’histoire se débride. Il installe une ambiance de stress permanent. Spielberg est particulièrement doué pour ce genre de film de divertissement grand public. Pour ce qui est des dinosaures, on se rend compte aujourd’hui qu’ils étaient déjà très bien faits à l’époque, ce n’est pas pour rien que le film a gagné l’Oscar des meilleurs effets visuels. Pour ce qui est de la 3D, son apport n’est pas flagrant mais le rendu visuel est quand même au-dessus de la version de 1993.
De l’autre côté de la caméra, le casting réussit le défi de jouer face à des dinosaures, ce qui ne doit pas être évident. Sam Neill et Laura Dern interprètent Alan Grant et Ellie alors que John Hammond est joué par Richard Attenborough, réalisateur de Gandhi. Ils sont accompagnés par Ariana Richards et Joseph Mazzello dans les rôles des enfants. Mazzello a bien poursuivi sa carrière puisqu’on a pu le voir dans The Social Network et dans la mini-série The Pacific. Jeff Goldblum et Samuel L. Jackson complètent le casting. Quand on y prête attention, Jackson s’est construit une filmographie impressionnante au fil de sa carrière. De Star Wars à Pulp Fiction en passant par Die Hard 3, c’est plutôt pas mal.
Deux décennies après, Jurassic Park reste efficace et on comprend son statut de film culte. Profitez de sa ressortie en salle pour le voir ou le revoir.

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L’Écume des jours

l'écume des jours

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L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite. – Allociné

 L’Écume des jours est l’adaptation du célèbre roman du même titre écrit par Boris Vian. Oeuvre culte de la littérature française que je n’ai pas lu, mon jugement sur ce film n’a donc surement pas toutes les références nécessaires pour être complet mais je me lance quand même. Ce qui m’a attiré vers ce long métrage, c’est Michel Gondry. Un metteur en scène au style unique, créatif, autant à l’aise avec les effets spéciaux numériques qu’avec les bricolages mécaniques et la stop-motion. Cet univers fait de lui un réalisateur atypique et lui seul semble être capable d’adapter cette histoire réputée inadaptable.
Pour ce qui est du scénario, je ne peux évidemment pas comparer avec le livre, dire s’il manque des choses importantes ou d’autres qui ont été changées. Ce récit est très intéressant car il évolue de la romance au drame et chaque personnage suit un parcours semé d’embûches. Je comprends que l’oeuvre de Vian touche beaucoup de gens tant elle capture la notion de couple, de sa création à ses problèmes, ici la maladie.
A la mise en scène, Gondry est fidèle à lui-même avec une inventivité hors du commun. Beaucoup de bricolages comme lui seul le fait: des scènes tournées en stop-motion accompagnées d’effets mécaniques. Il crée ainsi un univers surréaliste et fait de l’appartement de Colin un endroit incroyable, surtout au début. Quand l’histoire commence à se compliquer et à se déliter, sa réalisation vient appuyer cette impression avec des couleurs plus sombres pour finir en noir et blanc. Une belle maîtrise dans l’ensemble mais malheureusement même si j’ai bien aimé ce film de manière globale, il y a quelques défauts qui m’ont dérangé. Au fil du film tous ces stratagèmes bricolés s’essoufflent et surtout les personnages m’ont paru trop niais et trop idéalistes pour paraître vrais.
De l’autre côté de l’objectif, on retrouve un beau casting avec en tête le couple Romain Duris-Audrey Tautou dans les rôles de Colin et Chloé. Deux acteurs qui se connaissent bien puisque c’est leur quatrième collaboration. Ils sont tous les deux justes dans leur interprétation et Tautou semble faite pour ce genre de rôle de femme fragile. Ils sont très bien épaulés par Omar Sy, Gad Elmaleh dans les rôles de Nicolas et Chick mais aussi par Charlotte Le Bon et Aïssa Maïga sous les traits d’Isis et Alise. Les quatre amis du couple sont bien interprétés et sont des rôles secondaires qui apportent leur patte au récit. A noter les présences de Philippe Torreton dans le rôle de Jean-Sol Partre et surtout d’Alain Chabat dans celui du chef cuisinier Jules Goffé, une apparition sympa.
 L’Écume des jours n’est surement pas un grand film mais Michel Gondry a mis sa créativité au service de Boris Vian et ça nous donne un film atypique qui vaut le détour.

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Iron Man 3

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Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ? – Allociné

La franchise Marvel revient sur grand écran après l’énorme succès d’Avengers et c’est Iron Man qui a cette lourde tâche avec le troisième épisode de ses aventures. Ce nouveau film marque le commencement de ce qui est appelé par Marvel la phase 2. Elle nous mènera jusqu’à Avengers 2 en passant par Thor 2, Captain America 2 ou encore Les Gardiens de la GalaxieIron Man 3 doit donc prouver au public qu’à nouveau seul face à leurs ennemis, les super-héros sont toujours aussi efficaces.
Même s’il fera des centaines de millions de dollars de recette à travers le monde, je n’ai pas accroché plus que ça à cette nouvelle histoire. En fait tous ces films Marvel ne m’atteignent pas vraiment. Certes ce sont des films divertissant mais pas assez puissant dans leur narration pour en faire des films incontournables du septième art. La réunion des héros dans Avengers était plus réussi que le reste mais le tout reste une grosse machine de blockbusters à la chaîne. Iron Man 3 suit très bien le fil conducteur de la franchise. Si on se concentre sur Tony Stark, ce troisième opus relève la barre après un deuxième épisode très décevant.
Le scénario s’appuie sur le comic book intitulé Extremis et essaye de nous montrer le côté humain de Tony Stark avec moins de scènes en armure et ce côté là est plutôt pas mal. Mais les méchants et leurs pouvoirs « enflammés », ça ne le fait pas.
A la réalisation Jon Favreau a passé la main à Shane Black, scénariste de la saga L’arme fatale et metteur en scène de Kiss Kiss Bang Bang. Il ne révolutionne pas le style et suit les traces de son prédécesseur. Un ensemble efficace pour ce genre de film avec comme toujours des scènes d’actions abusées mais assez plaisantes. La traditionnelle scène post-générique n’apporte rien d’exceptionnel mais est un clin d’œil sympa.
Devant sa caméra, on a la preuve que les acteurs prennent de plus en plus au sérieux les films de super-héros avec un casting renforcé par quelques grands noms. Au rayon des habitués, Robert Downey Jr est toujours au rendez-vous sous les traits de Tony Stark. Un rôle qu’il a façonné et qu’il lui va donc comme un gant. Gwyneth Paltrow rendosse le rôle de Pepper Potts et Don Cheadle celui du colonel Rodhes. Ils font le job mais n’apportent rien de réellement nouveau à leurs personnages. Dommage, surtout pour Cheadle quand on sait le talent qu’il a. Les nouveaux venus sont Guy Pearce et Ben Kingsley dans les rôles d’Aldrich Killian et du Mandarin, les méchants du film. Deux acteurs qui ont fait leurs preuves et que j’aime bien même si je préfère les voir ailleurs (Animal Kingdom, Shutter Island). Rebecca Hall (The Town) et Jon Favreau passé de l’autre côté de la caméra complètent le casting.
Iron Man 3 est un film dans la lignée Marvel qui m’a fait ni chaud ni froid mais qui ravira surement les fans de la franchise.

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Le Monde fantastique d’Oz

le monde fantastique d'oz

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Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…
Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ? – Allociné

Le Monde fantastique d’Oz est adapté du roman culte de Franck Baum Le Magicien d’Oz, déjà adapté au cinéma en 1939 par Victor Fleming, film considéré comme un grand classique du cinéma. Ce nouveau long métrage nous raconte ce qu’il s’est passé avant et répond à la question suivante: Comment Oscar, surnommé Oz, est devenu le grand Magicien d’Oz? Sur le papier cette idée semble très risquée. Remettre à l’écran un monde que tant de gens connaissent sans en faire une pâle copie sans intérêt. Aujourd’hui tout est matière à être adapté sur grand écran, à être développé en suite ou en préquel comme c’est le cas ici. Ce n’est pas toujours de grandes réussites mais les studios Disney se sont lancés ce défi après le succès qu’ils ont rencontré avec l’adaptation d’Alice au pays des merveilles de Tim Burton en 2010. Deux mondes imaginaires qui se ressemblent. Heureusement ils ont mis aux commandes de ce projet difficile un metteur en scène talentueux en la personne de Sam Raimi, réalisateur des trilogies Evil Dead et SpiderMan. Les comtes pour enfants ne sont donc pas vraiment son domaine de prédilection mais sa passion pour l’œuvre de Baum est assez grande pour le motiver à la mettre en valeur tout en la respectant. Personnellement je n’ai ni lu les livres ni vu le film de 1939. Mon avis n’est donc pas aussi complet qu’il pourrait l’être en l’absence de comparaison. Toutefois je trouve l’idée de vouloir nous montrer comment Oz est devenu le Magicien très intéressante. Le scénario mise sur l’évolution de ce personnage pour nous embarquer et c’est réussi quelque soit l’âge du spectateur. Il est grand public et c’est ça la force de son histoire, elle touche tout le monde. On peut tout de même regretter son côté trop gentillet par moment mais l’ensemble est plutôt pas mal. Pour ce qui est de la mise en scène, Sam Raimi a fait un travail brillant pour recréer ce monde extraordinaire. Visuellement tout est très beau avec beaucoup de couleurs. Il s’est bien entouré puisque le chef décorateur n’est autre que Robert Stromberg, doublement oscarisé pour son travail sur Avatar et Alice au pays des merveilles. Malgré une discorde concernant les droits des œuvres précédentes ne permettant pas à Raimi d’avoir tous les personnages de l’histoire (l’homme de fer, le lion et l’épouvantail ne sont pas là), il s’en sort admirablement en mettant en valeur ceux qu’il a. Le singe ailé Finley et la poupée de porcelaine sont bluffants grâce aux images de synthèse tout comme le reste de ce vaste pays qui saura vous épater. Mais avant de découvrir la cité d’Émeraude, le monde d’Oz et ses chemins de pavés jaunes, Rami à fait le choix de démarrer son film dans le Kansas, en noir et blanc. C’est ici que l’on fait la connaissance d’Oscar, qu’on le voit tel qu’il est: cupide, égoïste, coureur de jupons, menteur et prétentieux. Ces vingt premières minutes sont importantes pour mieux que l’on se rende compte de l’évolution d’Oscar au fil de l’histoire et de ses rencontres avec Finley, les trois sorcières et le peuple du monde d’Oz. Devant sa caméra il retrouve James Franco après leurs collaborations sur les trois SpiderMan. Il interprète Oscar avec justesse et prouve qu’il est un acteur polyvalent. Il peut jouer dans des blockbusters ou des films plus intimistes, des comédies ou des drames. D’après Sam Raimi, sa carrière est à l’image de son personnage. Il a commencé en étant un acteur renfermé puis il a évolué, s’est ouvert aux autres pour aujourd’hui être un artiste complet. En effet Franco est auteur, poète, réalisateur et même professeur. Il est accompagné par les séduisantes Mila Kunis, Rachel Weisz et Michelle Williams respectivement dans les rôles de Theodora, Evanora et Glinda. Zach Braff et Joey King se glissent sous les traits de Finley et de la poupée de porcelaine. Quant à la musique, on la doit à Danny Elfman, compositeur des trois Men In Black, des trois SpiderMan de Raimi mais aussi de la majorité des films de Tim Burton. En résumé Le Monde fantastique d’Oz n’est pas un grand film mais reste un bel hommage à l’œuvre de Baum. Un film sympa et divertissant. A voir.

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