World War Z

world war z

Voir la bande annonce

Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos…

Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation… – Allociné

World War Z est un objet filmique assez intéressant car à la rencontre de deux genres qui ne sont pas souvent liés: le blockbuster grand public et le film de zombie. Quand on voit le succès de la série The Walking Dead et quand on sait l’ampleur de la communauté de fans des mort-vivant, on comprend qu’un grand studio américain décide de se pencher sur le sujet. C’est donc avec une certaine curiosité que je suis allé voir ce long métrage, fan de la série citée au-dessus et de Brad Pitt, je me suis dit que je n’allais surement pas voir un grand film mais pourquoi pas un divertissement bien sympa.
Le scénario a été écrit entre autre par Max Brooks et Damon Lindelof. Le premier n’est autre que l’auteur du roman World War Z sur lequel le film se base alors que le deuxième est connu pour son travail sur la série Lost ou plus récemment au cinéma sur Prometheus et Star Trek Into Darkness. Un duo a qui on peut accorder du crédit. L’histoire est plutôt bien ficelée même si on dérive un peu du film de zombie classique. Premièrement le personnage principal n’est pas livré à lui-même face aux zombies puisqu’il est aidé par son statut d’agent de l’ONU. Cela apporte un aspect différent renforcé par son enquête à travers le monde pour découvrir l’antidote au virus. Et puis, on est quand même face à un film à gros budget destiné au grand public, on se doute que ça finit bien. Un scénario assez sympa sans être exceptionnel. J’en viens à la nature même des créatures mort-vivantes: elles courent! Peu habituel pour des zombies mais pourquoi pas. C’est vrai que ça apporte une tension différente pour le spectateur.
A la réalisation, Marc Forster (Neverland, Quantum of Solace) fait du bon boulot relativement à ce qu’on lui demande. En effet, un film de zombie grand public ne doit pas être gore. Ici pas de membres coupés ou de cervelles explosées et même pas un plan un peu sanglant. Il crée la tension et le suspens à partir de la rapidité des zombies. Les scènes d’action sont souvent en extérieures et filmées en plan large pour nous montrer le déplacement et le nombre important de zombies qui provoquent la panique. En résulte des scènes assez impressionnantes à défaut de faire peur. Seule la dernière demi-heure du film se rapproche de ce qu’on connait à savoir un huis-clos avec des zombies beaucoup moins nombreux et plus lents pour un final assez prenant. L’ensemble repose sur un rythme soutenu et fluide qui alterne bien entre les scènes haletantes et celles plus calmes. Le tout accompagné par une musique efficace.
Devant la caméra, Brad Pitt incarne Gerry Lane avec son aisance habituelle, comme toujours irréprochable. Il rencontre beaucoup de gens dans sa quête de compréhension, tous bien joués mais au final c’est lui seul qui porte le film. On peut tout de même citer Mireille Enos (Gangster Squad) qui interprète la femme de Gerry ainsi que James Badge Dale (The Pacific, Iron Man 3) dans le rôle d’un militaire américain basé en Corée du Sud.
World War Z est un film de zombie gentillet destiné au grand public. Les fans des zombies regretteront le manque de rentre-dedans mais c’est sympa et divertissant. Pari réussi.

Vinsanity

Publicités

Very Bad Trip 3

very bad trip 3

Voir la bande annonce

Deux ans ont passé. Phil (Bradley Cooper), Stu (Ed Helms) et Doug (Justin Bartha) mènent des existences tranquilles et heureuses. Ils ont fait disparaître leurs tatouages et se sont rachetés une conduite. Aux dernières nouvelles, Leslie Chow (Ken Jeong), qui attirait les catastrophes, a échoué dans une prison en Thaïlande : depuis qu’il n’est plus dans le secteur, nos trois lascars ont – presque – oublié leurs folles virées nocturnes à travers les quartiers sordides de Las Vegas, à moitié shootés, et le jour où ils se sont fait kidnapper, tirer dessus et prendre en chasse par une bande de dangereux dealers à Bangkok…
Le seul de la Meute à ne pas avoir trouvé son équilibre est Alan (Zach Galifianakis). Se cherchant toujours, la brebis galeuse du groupe a arrêté les médocs et donné libre cours à ses impulsions, ce qui, dans son cas, revient à ne reculer devant rien et à ne se fixer aucune limite… Jusqu’à ce qu’il traverse une crise douloureuse et qu’il se mette en quête du soutien dont il a besoin.
Et qui mieux que ses trois meilleurs copains pourraient l’aider à s’engager dans la bonne voie ? Cette fois, il n’y a pas de mariage, ni de fête d’enterrement de vie de garçon. Qu’est-ce-qui pourrait donc bien dégénérer ? Mais quand la Meute s’en mêle, il faut être prêt à tout ! Et pour boucler la boucle, la petite bande doit retourner là où tout a commencé : à Las Vegas… – Allociné

Après un premier épisode inattendu et ultra efficace qui a surpris et cartonné dans le monde entier, puis un deuxième épisode un peu décevant, Phil, Alan, Stu et Doug sont de retour dans Very Bad Trip 3, dernier épisode de la trilogie. Le résultat est assez convaincant à défaut d’être hilarant. Ce troisième opus est vendu comme différent des deux premiers: pas de mariage, pas de beuverie et pas de trous noirs. C’est vrai mais à part ça le scénario reprend toutes les ficelles qu’on a déjà vu et avec moins de réussite. Le premier épisode avait vraiment amené quelque chose de nouveau, mais depuis Todd Phillips (le scénariste et réalisateur de la saga) se contente de surfer sur cette vague de succès. Oui l’histoire est déjantée mais maintenant on s’y attend, on aimerait que ça dérape encore plus. Phillips a tout de même le mérite de bien conclure sa trilogie au niveau scénaristique grâce aux dernières minutes du film.
A la mise en scène, je fais le même reproche à Phillips que pour son écriture. Il s’appuie sur les bases qu’il a bâti avec le premier épisode. Il nous divertit avec des scènes de braquages complètement barrées mais il n’apporte rien de nouveau. A noter tout de même une scène bien marrante en toute fin de film, juste au début du générique de fin.
La vraie force de cette franchise, ce sont ses personnages, aucun doute là-dessus. Au-delà de l’histoire, on a plaisir à les revoir et ce sont eux qui tiennent le long-métrage sur les épaules. Le quatuor accompagné de Chow le criminel asiatique complètement dingue, ça marche encore. Face à eux, un nouveau « méchant » en la personne de Marshall interprété par John Goodman, acteur qui enchaîne les seconds rôles avec toujours autant de succès quel que soit le genre des films (Argo, Flight). Bradley Cooper, qui doit sa carrière grandissante au personnage de Phil, tout comme ses partenaires Zach Galifianakis (Alan), Ed Helms (Stu),  Justin Bartha (Doug) et Ken Jeong (Chow) reprennent leur rôle avec réussite et sauvent le film.
Very Bad Trip 3 n’est pas un film exceptionnel mais reste sympa. Un plaisir coupable que l’on doit aux personnages et à quelques envolées d’humour noyées au milieu d’un joyeux bordel.

Vinsanity

Zero Dark Thirty

zero dark thirty

Voir la bande annonce

Le récit de la traque d’Oussama Ben Laden par une unité des forces spéciales américaines… – Allociné

Zero Dark Thirty marque le retour de Kathryn Bigelow et de son scénariste Mark Boal après l’oscarisé Démineurs. Ils nous replongent dans la guerre au Moyen-Orient mais cette fois-ci l’histoire est réelle puisqu’elle concerne la traque de Ben Laden pendant une décennie. Le duo avait déjà en tête de faire un film sur cette traque et le projet était même lancé: recherche d’infos et écriture du script mais la mort de Ben Laden les a obligé à changer leur plan. Aussitôt Mark Boal s’est remis à chercher des infos pour nous donner un scénario au plus proche des faits réels. La traque commence donc à partir des attentats du 11 septembre 2001 pour nous amener au 1er mai 2011, jour de l’assaut sur le domicile de Ben Laden. On suit cette enquête avec Maya, agent de la CIA et jeune femme brillante qui se donne à fond dans son boulot. Personnage ayant réellement existé d’après les sources de Boal. C’est d’ailleurs paradoxal que ce soit une femme qui soit à l’origine de la chute de l’ennemi public n°1 quand on connait la place des femmes chez les extrémistes musulmans. Cette histoire est donc très intéressante, tout le monde veut connaitre les moindres détails de cette intervention, comment a-t-on fait pour le trouver? Le risque est de parler de ces évènements si tôt après les faits ainsi que retracer dix ans d’enquête en 2h30. L’histoire est composée de plusieurs parties, l’investigation commence puis on fait un saut dans le temps pour se retrouver deux ans plus tard puis un an de plus etc… Bien sur on suit un fil conducteur mais il ressort une impression de manque d’immersion par moment. Néanmoins la qualité du scénario fait figure de base solide à ce long métrage et on peut féliciter Mark Boal déjà oscarisé pour Démineurs et à nouveau nommé. Toutefois il a suscité une polémique aux États-Unis concernant les scènes de torture. Les détracteurs feraient mieux de se poser des questions sur ceux qui ont autorisé ces méthodes plutôt que sur un film qui ne fait que montrer la réalité des évènements. Kathryn Bigelow, oscarisée elle aussi pour son travail sur Démineurs, nous prouve encore qu’elle sait filmer la guerre au Moyen-Orient avec talent. Petit bémol tout de même, le rendu est moins immersif qu’espéré. Malgré un casting de talent, on n’arrive pas réellement à s’accrocher aux personnages qu’elle filme. Elle installe une distance avec nous qui, au cours des 2h30, peut perdre notre intérêt. J’aurai également souhaité un peu plus de suspens. La réussite de son travail est surtout illustré par les 40 dernières minutes du film à savoir l’assaut des forces spéciales, dernière partie très réussie. Devant sa caméra on retrouve Jessica Chastain, actrice très en vue en ce moment arpès notamment The Tree of Life, Take Shlelter et Des hommes sans loi. Elle interprète Maya avec justesse et porte le film sur ses épaules. Sa prestation a été honorée d’un Golden Globe de meilleur actrice dans un drame. Elle est accompagné par un ensemble d’acteurs tous talentueux. Jason Clark (Des hommes sans loi, Public Enemies), Mark Strong (Mensonges d’état, Kick-Ass), Kyle Chandler (Friday Night Lights) et Harold Perrineau (Oz, Lost) interprètent des agents de la CIA alors que Joel Edgerton (Animal Kingdom, Warrior) se glisse sous les traits d’un militaire des forces spéciales. Malgré une petite déception, Zero Dark Thirty reste un bon thriller d’espionnage basé sur un scénario qui interpelle forcément. A voir.

Vinsanity

Une nouvelle chance

Voir la bande annonce

Gus Lobel, un découvreur de talents spécialisé dans le baseball voit sa vie basculer avec la perte progressive de sa vue. Il décide pourtant de faire un dernier voyage à Atlanta, accompagné de sa fille Mickey, à la recherche d’un talent prometteur. – Allociné

Avant de commencer, pourquoi ce titre qui n’a rien à voir avec l’original Trouble with the curve. On peut le traduire par Problème avec les courbes, plus en rapport avec le sujet du film qu’Une nouvelle chance. Allez savoir…

Une nouvelle chance marque le retour de Clint Eastwood en tant qu’acteur, quatre ans après Gran Torino qui était censé être sa dernière apparition devant la caméra. Oui mais voilà Robert Lorenz qui est à la manœuvre de ce nouveau film lui a forcé la main. Leurs nombreuses collaborations sur les réalisations d’Eastwood ont penché dans la balance et Clint a fini par accepter pour son ami. Mais pour être franc il aurait pu s’en passer et nous laisser Gran Torino comme dernière image de lui, ça aurait été mieux. Non pas que ce film soit mauvais mais il n’apporte rien. Au niveau du scénario, l’idée de base est intéressante à défaut d’être innovante: un père et sa fille qui essaye de renouer le contact le tout sur un fond de baseball. Personnellement j’aime bien les films de sport et cet aspect là est plutôt pas mal. Mais de ce point de vue Le Stratège a fait mieux. Du côté des relations père/fille et celle d’amourette entre Mickey et Johnny, un autre recruteur, c’est du déjà vu. De plus d’un point du vue global l’histoire est trop linéaire. En effet hormis le fait que ce bon vieux Clint ait des problèmes de vue, les soit-disant problèmes auxquels les personnages doivent faire face n’en sont pas vraiment. Tout se passe trop facilement et on devine tout ce qui va se passer à l’avance. Venons-en aux casting, Clint Eastwood est efficace sans être exceptionnel. Il joue en roue libre ce vieil homme aigri et froid, un rôle qu’il connait par cœur. Amy Adams est elle aussi impeccable dans le rôle de Mickey alors que Justin Timberlake livre une prestation correcte en beau gosse dragueur et médiateur entre Gus et Mickey. Heureusement la complicité entre ses trois ajoutée à un John Goodman toujours irréprochable nous donne satisfaction. Concernant la réalisation, Robert Lorenz fait le job. Les décors sont beaux et ce n’est pas un hasard puisque le tournage s’est fait en extérieur, dans des vrais bars et des vrais stades. Une nouvelle chance, un film trop gentillet et pas assez innovant. Dommage pour ce qui sera surement le dernier Clint Eastwood acteur.

Vinsanity

Walkyrie

Voir la bande annonce

S’il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s’inquiète de voir Hitler précipiter l’Allemagne et l’Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l’offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu’il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint la Résistance allemande pour mettre au point l’Opération Walkyrie destinée à éliminer le Führer.
Alors qu’il n’était au départ qu’un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se retrouve bientôt en première ligne : c’est lui qui devra assassiner Hitler… – Allociné

Walkyrie, c’est avant tout un scénario intéressant car il permet aux spectateurs d’en apprendre plus sur un évènement peu connu. Même si on sait d’avance que l’opération échoue, on nous expose ses détails, embuches et difficultés qui eux sont ignorés. En tout cas moi je ne connaissais pas cette histoire et je suis content d’en avoir découvert les ficelles. Point de vue réalisation Walkyrie pose la question suivante: comment un film captivant alors qu’on connait déjà la fin? Bryan Singer, réalisateur d’Usual Suspects et des deux premiers X-Men, en a fait le pari. Et il faut admettre qu’il s’en est bien sorti car il réussit à créer et à maintenir un suspens autour de l’opération. Son travail est efficace, quelques beaux plans et des décors bien reconstitués. Côté acteurs, Tom Cruise interprète le colonel Stauffenberg de belle manière. Personnellement je ne suis pas très fan de Cruise en règle générale. Mais j’admets que sans être exceptionnel, il est quand même impeccable. Il est accompagné de Bill Nighy, Kenneth Brannagh et Tom Wilkinson; un beau casting. Walkyrie est un bon film historique mettant en lumière une histoire méconnue, à voir pour son fond et sa forme.

Vinsanity

Vol au-dessus d’un nid de coucou

Etant donné la date de sortie du film, aucun lien de bande annonce n’a été trouvé. Désolé

Randle P. McMurphy se fait interner pour échapper à la prison. Il va être touché par la détresse et la solitude des patients. Très rapidement, il comprend que l’infirmière en chef, Mlle Ratched, a imposé des règles strictes et entend bien les faire respecter. Il décide alors de révolutionner ce petit monde. – Wikipédia

Vol au-dessus d’un nid de coucou est un film sorti en 1976 qui a été récompensé par 5 Oscars cette même année. Il est l’un des rares films à avoir reçu les Oscars les plus prestigieux: meilleur film, meilleur réalisateur (Milos Forman), meilleur acteur (Jack Nicholson), meilleur actrice (Louise Fletcher) et meilleur scénario. Tout ceci a retenu mon attention et m’a donné envie de le voir. Je n’ai vraiment pas été déçu. Le scénario est intéressant, traitant l’univers d’un asile psychiatrique grâce à un Jack Nicholson époustouflant. Je ne peux pas vraiment dire si son Oscar est mérité étant donné que je n’ai pas vu les autres films nominés cette année-là mais son interprétation fait preuve d’un grand talent. Quant à Louise Fletcher, sa prestation est bonne, tenant tête à J.Nicholson. Ils sont accompagnés d’un grand nombre d’acteurs dont Dany DeVito, Brad Dourif, Will Sampson et Chistopher Lloyd dans les rôles des malades de l’institut. Tout ce petit monde réuni devant la caméra du bon Milos Forman nous donne quelques scènes remarquables dont celle du match de baseball qui est pour moi une des meilleures. Vol au-dessus d’un nid de coucou est un très bon film qui n’a pas pris une ride depuis 35 ans. A voir absolument.

Vinsanity

Un Prophète

un prophète

Lien pour la bande annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18907236&cfilm=110268.html

Malik El Djebena est un jeune homme de 19 ans condamné à six ans de prison. Très rapidement il tombe sous la coupe de César Luciani, chef des prisonniers corses qui fait régner sa loi au sein de la prison, qui lui offre sa protection en échange de « missions ». Malik s’endurcit vite et obtient la confiance du clan corse. Mais ça ne lui suffit pas, il utilise ses qualités pour créer son propre réseau… Un Prophète a été récompensé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes et il ne l’a pas volé. La réalisation de Jacques Audiard est très efficace et l’interprétation des acteurs est remarquable. Malik est joué par Tahar Rahim qui est la révélation du film. Il signe une performance de grande qualité pour son premier rôle au cinéma, le cinéma français peut être serein, la relève est assuré. De son côté Niels Arestrup, pour sa deuxième collaboration avec Jacques Audiard après De battre mon coeur s’est arrêté, est également très bon dans le rôle de César Luciani. Le scénario est basé sur des faits habituels sur le plan carcéral tels que les meurtres entre prisonniers, les trafics et les relations entre gardiens et prisonniers et montre « l’ascension » d’un prisonnier. Ce sujet a déjà été utilisé auparavant mais c’est fait avec un tel talent que l’on est complètement accroché du début à la fin. La dureté de cet environnement est bien montrée à travers des scènes violentes et les relations entre les personnages. Un Prophète est un film dur mais est avant tout une grande réussite.

Vinsanity