Star Trek Into Darkness

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Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…
Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive.
Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe. – Allociné

Quatre ans après avoir mis en scène le reboot de la saga mythique, J.J. Abrams revient avec sa suite: Star Trek Into Darkness. Fort du succès critique et public du premier opus, ce nouvel épisode est très attendu à la fois par les fans de la franchise depuis des décennies comme par les nouveaux spectateurs.
Sur le papier, le scénario n’apporte rien de réellement révolutionnaire mais au final on s’enfiche puisque le reste compense largement. Une amitié mise à l’épreuve, une vengeance et le questionnement sur le sacrifice pour sauver le monde, tout ça on connait. Mais dans ce manque de nouveautés, il faut admettre que c’est plutôt bien ficelé avec surtout un méchant complexe et intéressant qui apporte un vrai plus. Et puis on retrouve bien sur Kirk, Spock, Uhura et tous les autres personnages avec plaisir.
La vraie force de ce long métrage comme celle du précédent, c’est son metteur en scène, J.J. Abrams, qui a réussit à ré-insuffler un nouveau souffle à cette franchise et qui continue ici dans la même lignée avec brio. Visuellement son travail est impressionnant. Couleurs, 3D et mouvements de caméra nous en mettent plein les yeux. Il nous entraîne à un rythme effréné au cœur de l’action. Des scènes d’actions qui s’enchaînent avec fluidité et sans perdre l’histoire en route. Seul petit bémol, une musique par moment trop présente pour enjoliver le tout mais dont on pourrait se passer.
Devant sa caméra, on retrouve Chris Pine en Kirk, Zachary Quinto en Spock mais aussi Zoe Saldana en Uhura sans oublier Simon Pegg et les autres membres de l’équipage du célèbre USS Enterprise. Ils reprennent tous leurs rôles avec réussite mais l’attraction c’est Benedict Cumberbatch qui interprète John Harrison le méchant. Un acteur impressionnant de charisme, surtout connu en Grande-Bretagne pour son rôle dans la série Sherlock. Si son nom ne vous dit encore rien ça ne devrait pas tarder car sa carrière va surement décoller dans les années à venir. Un acteur à suivre.
Star Trek Into Darkness est l’archétype même du blockbuster réussi: divertissant et ultra spectaculaire avec pour défaut un scénario un peu faible, mais ça on s’y attend en allant voir ce genre de film. J.J. Abrams s’impose parmi les cinéastes rois du divertissement grand public et on peut se dire que Star Wars 7, qu’il réalisera, est entre de bonnes mains. Espérons que le scénario sera à la hauteur.

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Very Bad Trip 3

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Deux ans ont passé. Phil (Bradley Cooper), Stu (Ed Helms) et Doug (Justin Bartha) mènent des existences tranquilles et heureuses. Ils ont fait disparaître leurs tatouages et se sont rachetés une conduite. Aux dernières nouvelles, Leslie Chow (Ken Jeong), qui attirait les catastrophes, a échoué dans une prison en Thaïlande : depuis qu’il n’est plus dans le secteur, nos trois lascars ont – presque – oublié leurs folles virées nocturnes à travers les quartiers sordides de Las Vegas, à moitié shootés, et le jour où ils se sont fait kidnapper, tirer dessus et prendre en chasse par une bande de dangereux dealers à Bangkok…
Le seul de la Meute à ne pas avoir trouvé son équilibre est Alan (Zach Galifianakis). Se cherchant toujours, la brebis galeuse du groupe a arrêté les médocs et donné libre cours à ses impulsions, ce qui, dans son cas, revient à ne reculer devant rien et à ne se fixer aucune limite… Jusqu’à ce qu’il traverse une crise douloureuse et qu’il se mette en quête du soutien dont il a besoin.
Et qui mieux que ses trois meilleurs copains pourraient l’aider à s’engager dans la bonne voie ? Cette fois, il n’y a pas de mariage, ni de fête d’enterrement de vie de garçon. Qu’est-ce-qui pourrait donc bien dégénérer ? Mais quand la Meute s’en mêle, il faut être prêt à tout ! Et pour boucler la boucle, la petite bande doit retourner là où tout a commencé : à Las Vegas… – Allociné

Après un premier épisode inattendu et ultra efficace qui a surpris et cartonné dans le monde entier, puis un deuxième épisode un peu décevant, Phil, Alan, Stu et Doug sont de retour dans Very Bad Trip 3, dernier épisode de la trilogie. Le résultat est assez convaincant à défaut d’être hilarant. Ce troisième opus est vendu comme différent des deux premiers: pas de mariage, pas de beuverie et pas de trous noirs. C’est vrai mais à part ça le scénario reprend toutes les ficelles qu’on a déjà vu et avec moins de réussite. Le premier épisode avait vraiment amené quelque chose de nouveau, mais depuis Todd Phillips (le scénariste et réalisateur de la saga) se contente de surfer sur cette vague de succès. Oui l’histoire est déjantée mais maintenant on s’y attend, on aimerait que ça dérape encore plus. Phillips a tout de même le mérite de bien conclure sa trilogie au niveau scénaristique grâce aux dernières minutes du film.
A la mise en scène, je fais le même reproche à Phillips que pour son écriture. Il s’appuie sur les bases qu’il a bâti avec le premier épisode. Il nous divertit avec des scènes de braquages complètement barrées mais il n’apporte rien de nouveau. A noter tout de même une scène bien marrante en toute fin de film, juste au début du générique de fin.
La vraie force de cette franchise, ce sont ses personnages, aucun doute là-dessus. Au-delà de l’histoire, on a plaisir à les revoir et ce sont eux qui tiennent le long-métrage sur les épaules. Le quatuor accompagné de Chow le criminel asiatique complètement dingue, ça marche encore. Face à eux, un nouveau « méchant » en la personne de Marshall interprété par John Goodman, acteur qui enchaîne les seconds rôles avec toujours autant de succès quel que soit le genre des films (Argo, Flight). Bradley Cooper, qui doit sa carrière grandissante au personnage de Phil, tout comme ses partenaires Zach Galifianakis (Alan), Ed Helms (Stu),  Justin Bartha (Doug) et Ken Jeong (Chow) reprennent leur rôle avec réussite et sauvent le film.
Very Bad Trip 3 n’est pas un film exceptionnel mais reste sympa. Un plaisir coupable que l’on doit aux personnages et à quelques envolées d’humour noyées au milieu d’un joyeux bordel.

Vinsanity

Only God Forgives

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À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue.
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers.
Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics … – Allociné

Deux ans après la claque Drive, le duo Nicolas Winding Refn-Ryan Gosling revient à nouveau à Cannes pour présenter leur nouvelle collaboration, Only God Forgives. Mon attente était donc très grande quant à ce film tant j’ai aimé leur première rencontre. Winding Refn continue tout droit dans le chemin que sa filmographie trace, là où violence et esthétisme s’entremêlent. Un style unique que le metteur en scène cultive et c’est tant mieux. Même si ce nouveau film est bien, c’est à mon grand regret que je dois avouer que je suis un peu déçu.
Premièrement au niveau du scénario, quand Drive paraissait écrit à la perfection autant au niveau de l’histoire que des personnages principaux comme secondaires, ici on a l’impression qu’il nous manque des éléments pour tout comprendre. Les personnages sont moins bien écrits à commencer par celui de la mère de Julian. On cherche à nous montrer sa dureté en exagérant son autorité par des dialogues qui paraissent surfaits. Même Julian, censé être le personnage fort du film, est trop effacé pour nous embarquer à ses côtés. Seul le policier Chang est plus développé. Le problème est le manque de dialogues et l’image seule ne suffit pas à tout expliquer. On aimerait en savoir plus sur tous ses personnages car l’idée de base de cette histoire a un vrai potentiel.
Ensuite la mise en scène de Winding Refn est moins maîtrisée que dans Drive. Il y a un vrai travail sur l’éclairage qui est d’ailleurs très réussi. L’essentiel du film se passe la nuit ou dans des espaces sombres et le jeu de lumière et de couleur, majoritairement rouge, donne un effet très stylisé. De plus il arrive toujours à sacraliser ses personnages principaux comme il l’avait fait dans Drive bien sur mais aussi dans Valhalla Rising. Le problème vient du fait que même si chaque scène est bien réalisée, l’ensemble manque de fluidité. A trop vouloir esthétiser son long-métrage, le danois en a peut-être oublié le sens de la narration. Même les éruptions de violence, qui se justifiaient d’elles-même dans Drive ne donnent pas cette impression cette fois-ci. L’ensemble dégage donc beaucoup moins de puissance et de viscéralité.
Devant la caméra, Julian est interprété par Ryan Gosling qui retrouve un rôle qui se rapproche de celui du cascadeur/chauffeur avec très peu de paroles. Néanmoins son personnage étant moins fort, la justesse de son jeu frappe moins. Dans Drive il a créé un personnage tellement iconique que la comparaison est dure mais ici sa performance est un peu en-deçà dans un rôle difficile à cerner. La mère tyrannique, en plus d’être mal écrite, n’est pas très bien jouée par Kristin Scott Thomas qui surjoue et ne parait pas crédible. Enfin, la révélation est Vithaya Pansrnigarm dans le rôle de Chang. C’est lui le personnage fort du film.
Only God Forgives est un vrai objet cinématographique, bien mis en forme mais qui est trop inhabité pour pleinement nous embarquer. Même s’il est en-dessous de mes attentes, je salue la volonté de faire un cinéma différent de la part de Nicolas Winding Refn, une volonté nécessaire à l’évolution du 7e art.

Vinsanity

Le Passé

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Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour tenter d’améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé. – Allociné

Présenté au festival de Cannes cette semaine, Le Passé sort en salle au même moment. Pour les cinéphiles, ce long métrage était attendu puisqu’on le doit à Asghar Farhadi, metteur en scène d’Une Séparation. Film qui a raflé les récompenses avec notamment l’Oscar, le Golden Globe et le César du meilleur film étranger ainsi que l’Ours d’Or au festival de Berlin. Farhadi, metteur en scène iranien, n’est donc pas connu du grand public mais est une figure importante du cinéma d’auteur mondial. Sa nouvelle oeuvre est dans la lignée de sa filmographie, elle ne fera pas des millions d’entrées mais le public cinéphile sera au rendez-vous.
Avant toute chose, Farhadi est un excellent scénariste. Comme dans Une Séparation, Le Passé dépeint avec beaucoup de justesse les relations de couple. Ici il nous immerge au milieu d’une famille recomposée qui s’entre-déchire au fil des révélations des secrets du passé. Un récit maîtrisé de bout en bout avec des personnages complexes. On pense être du côté d’un d’eux puis on change d’avis une première fois, et une deuxième. Un très bon scénario.
A la mise en scène, le travail d’Asghar Farhadi dégage la sincérité et le réalisme. Il montre qu’il ne faut pas de grands mouvements de caméra complexes pour montrer son talent. Un plan simple mais réalisé brillamment est beaucoup plus efficace. Pour encore plus se concentrer sur ses personnages, la grande majorité du film se déroule en milieu fermé, la maison de Marie ou dans la voiture. Si on ajoute le faible utilisation de musique, on se rend compte que Farhadi fait tout pour diriger notre attention sur l’essentiel: l’histoire et les personnages qui la développe. Une mise en scène simple et brillante.
De l’autre côté de l’objectif, un trio d’acteurs tous autant talentueux les uns que les autres. Tout d’abord deux acteurs français révélé au festival de Cannes et qui y reviennent donc avec brio. Bérénice Béjo, mise sous les feux des projecteurs mondiaux grâce à son rôle dans The Artist et Tahar Rahim, héros et révélation d’Un Prophète, forment un couple touchant sous les traits de Marie et Samir. Ils sont accompagnés par l’excellent Ali Mosaffa, parfait dans le rôle d’Ahmad. Acteur iranien que je ne connaissais pas du tout. C’est son personnage qui nous immisce dans cette histoire et la situation d’Ahmad qui arrive à un moment difficile correspond bien à sa propre situation. Mosaffa a en effet appris le français pour les besoins du rôle et a aussi dû avoir ce sentiment de ne pas tout comprendre sur le tournage. Le trio est épaulé par Pauline Burlet, Elyes Aguis et Jeanne Jestin qui jouent les enfants de Marie. Ils sont eux aussi très bons, surtout les deux premiers et ça donne des scènes familiales très justes. Un beau casting.
Le Passé n’est pas un film tout public mais si vous êtes cinéphiles, vous apprécierez à coup sur. Il mérite surement d’être au palmarès du festival de Cannes.

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Gatsby le Magnifique

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Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats. – Allociné

Gatsby le Magnifique a fait l’ouverture du 66e festival de Cannes il y a quelques jours et est l’adaptation du roman de F. Scott Fitzgerald. Considéré comme culte aux Etats-Unis, ce roman avait déjà été adapté au cinéma en 1974 avec Robert Redford dans le rôle titre. Cette fois-ci c’est Baz Lurhmann qui est à la manoeuvre et les fans de Moulin Rouge! attendaient ce nouveau film avec impatience. Personnellement le résultat me déçoit. Même si l’histoire en elle-même ne me correspond pas, je pensais être plus emballé que ça. Lurhmann a écrit le scénario et a fait un beau travail d’adaptation. En fait c’est l’histoire qui ne me touche pas. Cette histoire d’amour impossible au milieu de ces fêtes gigantesques, pour moi ce n’est pas très intéressant. Au delà de ça, le film montre quand même la décadence qui régnait dans les années 1920 à New-York et fait entrevoir la crise qui suivra. Cet aspect de l’histoire aurait pu être plus développé.
A la mise en scène, Baz Lurhmann fait du Baz Lurhmann. Du tape à l’oeil incessant pendant près de 45 minutes. Les plans ne durent pas plus de 2 secondes et ça en devient lassant assez rapidement. Certes on peut se dire que ça colle bien avec l’histoire qu’il dépeint mais ça m’a paru dérangeant. Beaucoup de scènes de fête accompagnées de musique quasiment tout le temps. Il ne donne pas à son histoire la chance de s’installer et de capter notre attention. Heureusement, il prend plus son temps dans la suite du film pour plus se concentrer sur ses personnages et leurs relations. Sa force est de bien s’entourer. Sa femme Catherine Martin s’est chargée des décors et des costumes avec une grande réussite. Son travail sur Moulin Rouge! avait été récompensé par un Oscar et elle a une fois encore créé un univers à part entière. Pour ce qui est de la bande originale, il s’est offert les services de Jay Z pour la diriger, rien que ça.
Devant sa caméra, une belle brochette d’acteurs qui sauvent le film à mes yeux. En tête un Leonardo DiCaprio comme toujours parfait et lui seul semble pouvoir interpréter le rôle de Gatsby. Cet homme riche, organisateur de fêtes mais si seul. DiCaprio, qui retrouve Lurhmann 17 ans après leur collaboration sur Roméo+Juliette, prouve une fois de plus son talent. On sait pourquoi il est une superstar du cinéma. Il est accompagné par celui qui est son ami dans la vie, Tobey Maguire. L’ex Spiderman interprète Nick Carraway le narrateur de cette histoire. Je n’ai jamais été fan de cet acteur mais cette fois-ci il livre une prestation efficace. Le rôle de Daisy, premier rôle féminin, est assuré par Carey Mulligan. Jeune et brillante actrice britannique révélée par Une Education puis confirmée dans l’excellent Drive, est à nouveau parfaite dans son rôle de femme sensible et fragile. Une actrice à suivre de près avec une grande carrière qui devrait s’offrir à elle. Tom Buchanan, mari de Daisy, est interprété par Joel Edgerton. Acteur australien qui monte après ses rôles dans Animal Kingdom, Warrior ou encore Zero Dark Thirty. Lui aussi colle très bien avec son personnage. Enfin, le casting est complété par Jason Clarke dans un second rôle. Encore un acteur de plus en plus en vue ces derniers temps avec ses rôles dans Des hommes sans loi et Zero Dark Thirty. En somme un beau casting qui porte le film et heureusement.
Même s’il m’a déçu dans sa réalisation et son contenu, Gatsby le Magnifique reste un film divertissant porté par un casting talentueux.

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Mud

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Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ? – Allociné

Le cinéma indépendant américain se porte bien et c’est tant mieux. Mud en est la dernière preuve. Présenté au festival de Cannes en 2012, il n’a malheureusement rien gagné. Je dis malheureusement car ce long métrage m’a beaucoup plu. Sa disette sur la Croisette a entraîné des difficultés pour trouver des distributeurs mais pour notre plaisir, il sort enfin en salle. Il ne fera surement pas beaucoup d’entrées et c’est bien dommage car il vaut largement le détour.
On le doit à Jeff Nichols, jeune cinéaste ultra talentueux mais encore méconnu du grand public. Néanmoins il avait déjà attiré l’attention de la presse internationale avec son précédent film Take Shelter. Il revient donc sur le devant de la scène avec Mud, écrit et réalisé par ses soins.
Son scénario est super intéressant, mêlant récit initiatique, relation père/fils mais aussi relation de couple, le tout à travers le personnage d’Ellis. L’histoire se déroule dans une petite ville près du bayou du Mississippi et l’âpreté de ce décor donne une vraie atmosphère au film. Une âpreté et une dureté dans la vie des personnes qui y vivent qui m’on fait pensé à l’excellent Les Bêtes du Sud Sauvage sorti il y a quelques mois. Pour aborder ses sujets, Ellis est notre guide et ce choix de nous faire vivre les choses avec un garçon de 14 ans amène une innocence et un recul bienvenus. Tous les personnages et les relations qu’ils entretiennent sont très bien écrits, principaux comme secondaires. Un scénario sans fausse note.
A la mise en scène, Jeff Nichols excelle. Une réalisation qui peut paraître simpliste mais qui est en fait très travaillée. L’éclairage est toujours parfait et chaque scène compte. Des plans magnifiques sans tomber dans la contemplation. A trop vouloir esthétiser son oeuvre, le risque est d’oublier ses acteurs et son histoire mais le jeune cinéaste surmonte cet obstacle avec brio et maîtrise complètement tout ce qu’il fait. Le rythme est parfait et on n’a pas qu’une succession de beaux plans mais bel et bien un récit à la fluidité remarquable. Un travail juste et efficace autant dans le scénario que dans la mise en scène qui fait de Jeff Nichols un cinéaste à suivre de près.
Devant sa caméra, Tye Sheridan crève l’écran dans le rôle d’Ellis. A seulement 16 ans, ce jeune acteur a une maturité indéniable pour ce qui est seulement son deuxième film. Son premier n’était autre que The Tree of Life de Terrence Malick, Palme d’Or à Cannes en 2011. Ici, il se glisse dans son rôle parfaitement et porte le film sans la moindre faille. Espérons que sa carrière ne fait que commencer et qu’il ne se perdra pas en route. Il est accompagné par Jacob Lofland dans le rôle de son ami Neckbone. Pour lui, c’est son premier film et il s’en sort très bien. Le troisième membre de ce qu’on peut appeler le trio principal est Matthew McConaughey, parfait dans le rôle de Mud. Un personnage énigmatique et touchant qu’il s’est approprié avec talent. Depuis quelques années, McConaughey fait de meilleurs choix et prouve ainsi qu’il est un acteur complet et pas seulement la belle gueule de comédie plus que moyenne. La relation entre ces trois personnages est le centre du film et est parfaitement mise en avant. On s’attache à eux et on suit l’évolution de leur amitié avec intérêt. Ils sont épaulés par Reese Witherspoon, Sam Shepard et Michael Shannon, l’acteur fétiche de Nichols. Trois comédiens qui sont à la hauteur de leurs compagnons et qui complètent un casting sans faute.
Mud est un excellent film qui révèle un cinéaste de grand talent ainsi qu’un jeune acteur à l’avenir prometteur. A voir absolument!

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Jurassic Park

jurassic park 3d

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Ne pas réveiller le chat qui dort… C’est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le « clonage » de dinosaures. C’est à partir d’une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d’espèces de dinosaures. Il s’apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c’était sans compter la cupidité et la malveillance de l’informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l’île… – Allociné

20 ans après sa sortie, Jurassic Park ressort en salle pour fêter l’événement avec un petit lifting 3D. Le film n’a pas pris une ride ou presque et on prend plaisir à le revoir sur grand écran. Le scénario est écrit par David Koepp, à qui l’on doit ceux de La guerre des mondes, SpiderMan 1 et 2 ou encore Panic Room. Basé sur le roman éponyme de Michael Crichton, il tient la route et nous emmène dans l’univers des dinosaures avec brio. Même si on sent par moment que le film date de 1993, l’ensemble reste très sympa et surtout ultra divertissant. La première partie présente très bien l’histoire pour donner place à une suite beaucoup plus prenante marquée par la mise en liberté des dinosaures. Suspens et tension sont au rendez-vous.
A la mise en scène, Steven Spielberg maîtrise son sujet de bout en bout. La première heure d’exposition souffre de quelques longueurs mais est nécessaire. Il excelle surtout dans la deuxième moitié, une fois que l’histoire se débride. Il installe une ambiance de stress permanent. Spielberg est particulièrement doué pour ce genre de film de divertissement grand public. Pour ce qui est des dinosaures, on se rend compte aujourd’hui qu’ils étaient déjà très bien faits à l’époque, ce n’est pas pour rien que le film a gagné l’Oscar des meilleurs effets visuels. Pour ce qui est de la 3D, son apport n’est pas flagrant mais le rendu visuel est quand même au-dessus de la version de 1993.
De l’autre côté de la caméra, le casting réussit le défi de jouer face à des dinosaures, ce qui ne doit pas être évident. Sam Neill et Laura Dern interprètent Alan Grant et Ellie alors que John Hammond est joué par Richard Attenborough, réalisateur de Gandhi. Ils sont accompagnés par Ariana Richards et Joseph Mazzello dans les rôles des enfants. Mazzello a bien poursuivi sa carrière puisqu’on a pu le voir dans The Social Network et dans la mini-série The Pacific. Jeff Goldblum et Samuel L. Jackson complètent le casting. Quand on y prête attention, Jackson s’est construit une filmographie impressionnante au fil de sa carrière. De Star Wars à Pulp Fiction en passant par Die Hard 3, c’est plutôt pas mal.
Deux décennies après, Jurassic Park reste efficace et on comprend son statut de film culte. Profitez de sa ressortie en salle pour le voir ou le revoir.

Vinsanity