L’Affaire Farewell

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Au début des années 80, en pleine guerre froide,  un colonel russe du KGB appelé Sergueï Grigoriev décide de donner des informations sur le bloc soviétique au gouvernement français de François Mitterrand par l’intermédiaire de Pierre Froment, un ingénieur français en poste à Moscou… L’Affaire Farewell traite d’un sujet qui n’a jamais été abordé auparavant et nous donne des informations que l’on ne connait pas forcément sur cette affaire. Il a donc en premier lieu un intérêt de culture générale. De plus, ce film est très différent des films d’espionnage car il n’y a pas de fusillades et scènes d’actions dans tous les sens. Il nous montre l’évolution de l’affaire à tous les niveaux: celui des espions (P.Froment et S.Grigoriev) et celui plus politique avec les relations Mitterrand-Reagan. Tout ceci réuni nous offre un très bon scénario. Côté acteurs le duo Guillaume Canet-Emir Kusturica est très efficace. Kusturica a une prestance impressionnante et Canet joue très bien le rôle de l’homme peu à peu dépassé par les évènements. La réalisation est assurée par Christian Carion qui signe ici sa deuxième collaboration avec Guillaume Canet après Joyeux Noël en 2005. Cette fois encore sa réalisation est excellente. Les dialogues sont bons et nous donnent quelques répliques amusantes. J’ai apprécié le choix de garder les dialogues en version originale et de les sous-titrés, je trouve que ça donne plus d’authenticité au film. Le seul point négatif de film est sa lenteur par moment mais ça n’entache pas sa réussite. L’Affaire Farewell est un bon moyen d’apprendre des faits historiques tout en passant un agréable moment.

Vinsanity

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Un Prophète

un prophète

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Malik El Djebena est un jeune homme de 19 ans condamné à six ans de prison. Très rapidement il tombe sous la coupe de César Luciani, chef des prisonniers corses qui fait régner sa loi au sein de la prison, qui lui offre sa protection en échange de « missions ». Malik s’endurcit vite et obtient la confiance du clan corse. Mais ça ne lui suffit pas, il utilise ses qualités pour créer son propre réseau… Un Prophète a été récompensé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes et il ne l’a pas volé. La réalisation de Jacques Audiard est très efficace et l’interprétation des acteurs est remarquable. Malik est joué par Tahar Rahim qui est la révélation du film. Il signe une performance de grande qualité pour son premier rôle au cinéma, le cinéma français peut être serein, la relève est assuré. De son côté Niels Arestrup, pour sa deuxième collaboration avec Jacques Audiard après De battre mon coeur s’est arrêté, est également très bon dans le rôle de César Luciani. Le scénario est basé sur des faits habituels sur le plan carcéral tels que les meurtres entre prisonniers, les trafics et les relations entre gardiens et prisonniers et montre « l’ascension » d’un prisonnier. Ce sujet a déjà été utilisé auparavant mais c’est fait avec un tel talent que l’on est complètement accroché du début à la fin. La dureté de cet environnement est bien montrée à travers des scènes violentes et les relations entre les personnages. Un Prophète est un film dur mais est avant tout une grande réussite.

Vinsanity

Hot Fuzz

hot fuzz

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A Londres, Nicholas Angel est le meilleur policier, au point qu’il est trop bon et fait passer ses collègues pour des nuls. Ses supérieurs décident donc de le muter à Sandford, un petit village on ne peut plus calme. Là, il rencontre Danny Butterman, le policier local qui rêve de fusillades et de poursuites, et se charge de contraventions et problèmes sans grand intérêt. Toutefois, une série d’accidents va lui faire reprendre du service… Hot Fuzz marque le retour du trio Simon Pegg – Nick Frost – Edgar Wright après leur collaboration du film Shaun of the Dead trois ans auparavant. Cette nouvelle association donne à nouveau lieu à une réussite. Simon Pegg (Nicholas) et Nick Frost (Danny) sont très efficaces devant la caméra d’un Edgar Wright qui l’est tout autant dans sa réalisation. Ce film caricature les films d’actions avec humour mais nous donne quand même droit à des fusillades et poursuites très convaincantes pour notre plus grand plaisir. Comme dans tout scénario de caricatures, on arrive assez facilement à savoir ce qu’il va se passer mais Hot Fuzz se démarque puisque son scénario est également fait de rebondissements qui pourrait être utilisés dans un thriller. Humour, action et esprit décalé, le trio britannique a encore frappé. Film fortement recommandé.

Vinsanity

Numéro 9

Numéro 9

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Dans un futur proche, la Terre est ravagée par la guerre affrontant les hommes et les machines qu’ils avaient créées. En voyant la fin de l’humanité arriver, un savant crée 9 petites créatures, fragiles et sans défenses contre les machines. Incapables de s’opposer à elles, ils forment un groupe survivant caché dans les décombres de la guerre. Le dernier créé, Numéro 9, a une mission: convaincre ses camarades de quitter leur refuge et affronter les machines. Ceci est peut-être le dernier espoir de l’humanité… Numéro 9 propulse Shane Acker, réalisateur et scénariste, directement vers les sommets de la hiérarchie dans la catégorie des films d’animation. Son scénario est bon même si selon moi il aurait pu être poussé plus loin dans la complexité. Mais sachant que ce style de film touche les enfants, je comprends ce choix. Il reste donc efficace. Sa réalisation est de grande qualité, les couleurs et les ombres sont maniées de main de maitre et les personnages, très expressifs, prennent vie. Les décors sont très bien faits et l’ambiance de chaos et de peur qui règne est très prenante pour le spectateur grâce à la bande originale et cette excellente réalisation. Le film a un bon rythme, il enchaine les scènes d’actions et et les scènes d’émotions avec brio ce qui fait que l’on est complètement embarqués avec les personnages. Du grand cinéma d’animation.

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Sept ans au Tibet

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Sept ans au Tibet est un film tiré du roman autobiographique de l’alpiniste autrichien Heinrich Harrer durant son séjour au Tibet entre 1939 et 1951. En 1939, il quitte l’Autriche et sa famille afin de gravir le Nangat-Parbat, un somment d’Himalaya  situé en Inde jamais gravi auparavant. Peu après son départ la Seconde Guerre Mondiale éclate, les Anglais le font prisonnier mais il réussi à s’échapper en 1944 et parvient à aller jusqu’à Lhassa, capitale du Tibet. Là commence la véritable aventure de son voyage, il y rencontre le tout jeune Dalaï Lama et se lie d’amitié avec lui… Ce film est un vrai régal pour les yeux, les images sont magnifiques grâce à la réalisation impressionnante de Jean-Jacques Annaud. Côté acteur, Brad Pitt joue très bien le rôle d’Heinrich Harrer. Sept ans au Tibet est une vraie leçon de vie car il nous rappelle qu’il existe encore dans notre monde des endroits éloignés où il règne le respect de l’autre et la réelle paix. Il nous rappelle également que ces endroits sont malheureusement en danger et il colle bien à la situation actuelle entre la Chine et le Tibet. Un très beau film qui vaut la peine d’être vu car il associe moralité et beauté.

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Il était une fois en Amérique

Il était une fois en Amérique

Désolé, aucun lien de bande annonce n’a été trouvé pour ce film à cause de sa date de sortie peu récente.

Il était une fois en Amérique est un film de 1984 réalisé par le grand réalisateur Sergio Leone, plus connu pour ses westerns dans les années 1960. Ce film nous raconte l’histoire de Noodles et de sa bande d’amis à travers ses propres souvenirs et sa vie actuelle. On y voit comment, dans les années 1920-1930, dans la ville de New York, de jeunes garçons deviennent des trafiquants importants au fil des années. La réalisation de Sergio Leone est à l’image de ce que l’on connait de lui dans ses grands westerns, c’est à dire parfaite. Il alterne les scènes longues et pesante, uniquement musicales, sans dialogues avec les scènes plus actives avec des dialogues et des fusillades. L’ambiance des années d’or du crime est très bien retranscrite pour mon plus grand plaisir car je suis un grand amateur des films portant sur cette période. La bande originale rappelle encore un peu plus la patte de Sergio Leone puisque une fois de plus Ennio Moricone en a pris les commandes avec toujours autant d’efficacité. Le rôle principal de Noodles est joué par l’excellent Robert De Niro qui crève l’écran grâce à son charisme exceptionnel. Il est accompagné de James Woods qui lui aussi réalise une performance de très bonne qualité dans le rôle de Max, ami et autre chef de file de la bande d’amis. Ce formidable duo et la réalisation sans faute nous font oublier que le film dure 3h35, on ne s’ennuie à aucun moment ce qui n’est pas chose facile pour un film d’une telle longueur. Du très grand cinéma qui traverse les années sans prendre une seule ride, à voir absolument.

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Le Dernier Roi d’Ecosse

le dernier roi d'ecosse

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Le Dernier Roi d’Écosse nous raconte l’histoire de Nicholas Garrigan, jeune diplômé écossais en médecine qui décide de partir en Ouganda en quête d’aventures. Peu après son arrivé, alors qu’il travaille dans un hôpital de fortune au milieu de la brousse africaine, il fait la rencontre du général Idi Amin Dada qui vient de prendre le pouvoir grâce à un coup d’état. Nicholas devient rapidement le médecin personnel du nouveau président… Cette histoire est tiré de faits réels et du livre éponyme écrit par Giles Foden. Kevin Macdonald assure une réalisation efficace et les acteurs le sont tout autant. James McAvoy joue le rôle du jeune médecin Nicholas Garrigan de belle façon et Forest Whitaker, qui interprète le général Amin signe une performance de grand talent récompensée par un Golden Globe et un Oscar. Il arrive à montrer aux spectateurs les différentes facettes de son personnage qui est en apparence un homme bon pour son peuple mais qui est en réalité bien moins bon que ce qu’on le croit. Il arrive à cacher sa réelle nature. Ce film reflète bien l’histoire réelle du général ougandais, on voit bien comment les dictateurs peuvent se faire passer pour des hommes bienfaisants devant leur peuple et par derrière se révéler les hommes les plus cruels. Un film qui vaut le détour.

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