Star Trek Into Darkness

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Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos…
Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive.
Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe. – Allociné

Quatre ans après avoir mis en scène le reboot de la saga mythique, J.J. Abrams revient avec sa suite: Star Trek Into Darkness. Fort du succès critique et public du premier opus, ce nouvel épisode est très attendu à la fois par les fans de la franchise depuis des décennies comme par les nouveaux spectateurs.
Sur le papier, le scénario n’apporte rien de réellement révolutionnaire mais au final on s’enfiche puisque le reste compense largement. Une amitié mise à l’épreuve, une vengeance et le questionnement sur le sacrifice pour sauver le monde, tout ça on connait. Mais dans ce manque de nouveautés, il faut admettre que c’est plutôt bien ficelé avec surtout un méchant complexe et intéressant qui apporte un vrai plus. Et puis on retrouve bien sur Kirk, Spock, Uhura et tous les autres personnages avec plaisir.
La vraie force de ce long métrage comme celle du précédent, c’est son metteur en scène, J.J. Abrams, qui a réussit à ré-insuffler un nouveau souffle à cette franchise et qui continue ici dans la même lignée avec brio. Visuellement son travail est impressionnant. Couleurs, 3D et mouvements de caméra nous en mettent plein les yeux. Il nous entraîne à un rythme effréné au cœur de l’action. Des scènes d’actions qui s’enchaînent avec fluidité et sans perdre l’histoire en route. Seul petit bémol, une musique par moment trop présente pour enjoliver le tout mais dont on pourrait se passer.
Devant sa caméra, on retrouve Chris Pine en Kirk, Zachary Quinto en Spock mais aussi Zoe Saldana en Uhura sans oublier Simon Pegg et les autres membres de l’équipage du célèbre USS Enterprise. Ils reprennent tous leurs rôles avec réussite mais l’attraction c’est Benedict Cumberbatch qui interprète John Harrison le méchant. Un acteur impressionnant de charisme, surtout connu en Grande-Bretagne pour son rôle dans la série Sherlock. Si son nom ne vous dit encore rien ça ne devrait pas tarder car sa carrière va surement décoller dans les années à venir. Un acteur à suivre.
Star Trek Into Darkness est l’archétype même du blockbuster réussi: divertissant et ultra spectaculaire avec pour défaut un scénario un peu faible, mais ça on s’y attend en allant voir ce genre de film. J.J. Abrams s’impose parmi les cinéastes rois du divertissement grand public et on peut se dire que Star Wars 7, qu’il réalisera, est entre de bonnes mains. Espérons que le scénario sera à la hauteur.

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The Place Beyond the Pines

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Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir… – Allociné

Derek Cianfrance est un jeune metteur en scène qui n’est pas connu du grand public mais qui gagne à le devenir. Trois ans après Blue Valentine, salué par la critique et qui dépeignait la dérive d’un couple au fil des ans, il retrouve Ryan Gosling dans son nouveau film The Place Beyond the Pines. Une fois encore il en signe le scénario et il le fait brillamment. Tout d’abord dans son fond avec cette histoire de cascadeur braqueur qui fait face à un policier ambitieux. Ensuite par sa forme puisqu’il a fait le choix d’étendre son récit sur quinze ans et de le découper en trois parties. La première se focalise sur le personnage du cascadeur Luke, puis la deuxième est centrée sur Avery le flic. Enfin une troisième partie est consacrée aux enfants de ces derniers. Trois chapitres différents, chacun pourrait donner un film à part entière mais ils sont mis au service d’une plus grande histoire qui permet d’évoquer la transmission, l’héritage mais aussi de nous questionner sur ce qu’est un héros. Est-ce un père prêt à tout pour subvenir aux besoins de son fils? Où est-ce un flic qui arrête les criminels? Un scénario qui change de personnage principal deux fois dans le film, c’est ambitieux et risqué mais il est tellement soigné que tout s’enchaine parfaitement.

La première partie autour du personnage de Ryan Gosling, Luke, est en elle-même un chef d’œuvre. La réalisation, les acteurs et l’atmosphère qui s’en dégage, tout est excellent. La scène d’ouverture vous met tout de suite dans l’ambiance avec un long plan-séquence où l’on suit Luke à travers la fête foraine jusqu’au chapiteau de son spectacle. Les cinquante minutes suivantes sont que du bonheur. Ryan Gosling est une nouvelle fois éblouissant dans ce rôle qui se rapproche de celui qu’il avait dans Drive, personnage sombre, en retenu dont on sent la rage qui sommeille en lui. Il y a chez lui un côté mystique, magnétisant. Et Derek Cianfrance le filme avec autant de virtuosité que Nicolas Winding Refn. Il le sacralise pour notre grand plaisir. Mais il n’en oublie pas le reste pour autant avec des scènes de braquages et de course-poursuite on ne peut plus immersives. Gosling est épaulé par Eva Mendes qui se glisse sous les traits de Romina, la mère de son enfant. Elle livre elle aussi une prestation remarquable dans ce qui est surement le meilleur rôle de sa carrière à ce jour. Ici on ne joue pas sur sa beauté, pas de maquillage ou de vêtements mettant sa plastique en valeur, mais ça lui permet d’exprimer ses talents d’actrices. On retrouve également Ben Mendelsohn dans le rôle de Robin, accolyte de Luke. Un acteur qui commence à faire son trou et a qui va décidément très bien les personnages un peu crasseux après Animal Kingdom et Cogan.

S’en suit une deuxième partie de quarante-cinq minutes centrée sur le flic Avery Cross (Bradley Cooper). Cianfrance joue des mêmes ficelles de mise en scène mais les premières minutes sont un peu difficiles car Cooper, aussi talentueux soit-il, n’a pas le charisme de Gosling et on s’est tellement attaché à ce dernier qu’il nous faut un petit temps pour se réadapter. Si on devait désigner une partie sur les trois qui est un peu en dessous, ça serait celle-ci. Néanmoins elle est quand même très bien avec un Bradley Cooper qui confirme sa bonne prestation dans Happiness Therapy et qui démontre qu’il n’est pas qu’un acteur de comédie. Egalement à l’écran dans ce deuxième chapitre, Rose Byrne (X-Men:Le Commencement) qui interprète sa femme mais aussi Ray Liotta, efficace dans son rôle de flic verreux.

Enfin, la troisième et dernière partie vient remettre un coup d’accélérateur au long métrage avec les deux fils, mais surtout avec celui de Luke, Jason. A 15 ans il cherche à savoir qui il est et sa recherche passe forcément par son père. Il est joué par Dane DeHaan, révélé par Chronicle puis revu dans Des Hommes sans loi. Il confirme qu’il faut avoir un œil sur lui pour l’avenir. Le fils d’Avery, AJ Cross, est joué par Emory Cohen mais tout comme Cooper n’arrivant pas au niveau de Gosling, il est en-dessous de DeHaan dans le jeu.

La succession des trois chapitres donne un film puissant et captivant qui mêle le thriller et le drame. Derek Cianfrance maitrise de bout en bout sa mise en scène et arrive a donné à son œuvre une authenticité époustouflante. Il lui insuffle une atmosphère pesante grâce à un rythme parfait. Il laisse le temps à son histoire et à ses personnages de s’installer et joue avec les silences avec justesse. Il arrive aussi à faire planer sur le film entier Ryan Gosling et son personnage pourtant présent moins de la moitié du temps. Une mise en scène remarquable sublimée par la musique de Mike Patton. On se dit que la relève est assurée des deux côtés de la caméra avec Cianfrance qui s’impose parmi les jeunes cinéastes à suivre de très près et cette belle brochette d’acteurs.

The Place Beyond the Pines est un de ces films qui nous rappelle pourquoi on aime le cinéma, un grand film qui vous prend pour ne plus vous lâcher et qui reste avec vous bien au-delà des portes de la salle de ciné. A ne surtout pas manquer !

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Spring Breakers

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Pour financer leur Spring Break, quatre filles aussi fauchées que sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n’est que le début… Lors d’une fête dans une chambre de motel, la soirée dérape et les filles sont embarquées par la police. En bikini et avec une gueule de bois d’enfer, elles se retrouvent devant le juge, mais contre toute attente leur caution est payée par Alien, un malfrat local qui les prend sous son aile… – Allociné

Dans un premier temps je ne pensais pas aller voir Spring Breakers mais dans une semaine sans autre sortie intéressante, je me suis finalement laissé tenter par les critiques plutôt bonnes de la presse. Verdict: j’aurai dû me fier à ma première idée car je me suis vraiment ennuyé devant ce film. Il dure seulement 1h30 mais j’ai eu l’impression qu’il n’allait jamais finir. Certes il y a de la recherche et de l’originalité dans la mise en scène, mais le propos et les personnages ne sont vraiment pas intéressants. Harmony Korine est à la manœuvre, scénario et réalisation, et il n’arrive pas à nous emporter avec lui dans ce qui semble être pour lui quelque chose qui le fascine: les fameux spring break américains et leurs excès. Il expose des faits mais n’expose pas de point de vue, on ne sait donc pas où il veut nous emmener. Ses personnages ne sont pas assez approfondi, à part leur plastique les quatre filles ne nous intéressent pas et le personnage d’Alien est mal exploité. Du côté de sa mise en scène, il a fait le choix de monter son long métrage comme un clip de rap. Les mêmes éléments (filles en bikini, argent, armes, alcool et drogues) mais aussi la même forme avec beaucoup d’images. Des scènes de vrais spring break entrecoupées avec celles des quatre héroïnes le tout porté par de la musique. Cette forme est originale mais je n’ai pas du tout accroché. Je trouve cette façon de monter inapproprié pour un film et en plus Korine fait le choix de nous montrer de temps en temps de façon brève une image qui nous laisse entrevoir la suite du récit et donc de perdre l’effet de surprise. Au niveau des dialogues, il joue aussi sur la différence mais ça ne marche pas non plus. Trop de voix off, des phrases qu’on entend deux fois de suite, tout ça n’apporte rien. Quand enfin il nous montre des dialogues de façon traditionnelle, ils sont à l’images de ceux qui les disent: inintéressants. Il y a tout de même du positif noyé dans tout ça: premièrement la photo qui est assurée par le chef opérateur de Gaspar Noé et qui a donc un style unique, plein de couleur fluo, parfaite pour le propos. La deuxième chose est la scène du braquage du fast-food par les filles pour avoir l’argent nécessaire pour partir. C’est la scène la plus réussie du film, on est dans la voiture et on suit le braquage de l’extérieur grâce à un plan séquence et son travelling. Côté casting les filles sont interprétés par Vanessa Hudgens, Selena Gomez, Ashley Benson et Rachel Korine, épouse du réalisateur. Pour les deux premières, venues des productions Disney, elles saisissent l’occasion de changer complètement de registre mais n’arrive pas pour autant à nous convaincre d’un éventuel talent. Les deux autres ne sont pas beaucoup plus brillantes même s’il faut dire qu’elles n’ont pas grand chose à défendre. Enfin, Alien est joué par James Franco qui nous sort un rôle de composition assez incroyable même si pas forcément génial. On peut quand même souligner que c’est un acteur capable de jouer dans tous les genres avec réussite à chaque fois ou presque. En bref Spring Breakers fait le pari de l’originalité mais perd la partie. Passez votre chemin.

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Shadow Dancer

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Collette, jeune veuve, est une républicaine, vivant à Belfast, avec sa mère et ses frères, de fervents activistes de l’IRA. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5, lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille. Elle décide de faire confiance à Mac, et retourne parmi les siens… – Allociné

Shadow Dancer est typiquement le genre de film qui passe inaperçu auprès du grand public mais qui mérite pourtant sa reconnaissance. Il y a beaucoup de films qui reposent sur la confrontation entre l’IRA et le gouvernement britannique et il est vrai que cette période de l’histoire dans cette région du monde est une excellente matière de base pour le cinéma. C’est un sujet très intéressant donnant lieu à des histoires touchantes en plus d’être politique. Cette fois le récit se base sur le roman du même nom écrit par Tom Bradby qui est également à le scénariste de ce film. L’adaptation ne pouvait donc pas être entre de meilleures mains. On pourrait croire que c’est un énième film d’espionnage mais ici on est à l’opposé d’un James Bond. Très peu d’actions pour plus d’intérêts sur les personnages et leur situation. Le postulat de départ est excellent avec Collette, piégée entre le MI5 et ses frères membres de l’IRA mais devant protéger son fils. Ici on ne s’intéresse pas réellement aux actes des personnages, le conflit IRA/MI5 n’est que la toile de fond à ce qui est en fait un drame bien plus qu’un film d’espionnage. Aux commandes de ce long métrage, James Marsh assure une réalisation très efficace. Son nom ne vous dit surement rien car c’est seulement son deuxième film de fiction après des documentaires reconnus pour leur qualité. Son passage par le documentaire se ressent car le réalisme prime sur le reste. On peut s’identifier aux personnages et on sent que cette histoire est tout à fait plausible. La deuxième scène du film qui se déroule dans le métro londonien jusqu’à la rencontre entre Collette et Mac est très forte. Pas de dialogues, peu de musique mais une efficacité redoutable. Marsh arrive à donner à son œuvre une vraie atmosphère: même quand il n’y a pas de dialogues, la tension entre les personnages est palpable. Beaucoup de gros plan sur son héroïne pour mieux nous montrer à quel point elle seule. On peut également souligner le travail fait sur la lumière, brillant. Malgré un petit coup de mou de quelques minutes après la moitié du film, il arrive à le refaire décoller et en fait un film très intéressant et réussi. Un réalisateur à suivre. Devant sa caméra, pas de grands noms pour la plupart mais des acteurs talentueux. En tête, Andrea Riseborough (Never Let Me Go) dans le rôle de Collette. Elle livre une prestation de très haut niveau. Elle nous fais ressentir la difficulté de sa situation avec brio. Une interprétation en retenue et en justesse. Une actrice qui mérité plus de reconnaissance. Elle est accompagnée par Clive Owen (Les Fils de l’homme, Inside Man) dans le rôle de Mac, lui aussi très bon. Le reste de la famille de Collette est interprété par Aidan Gillen (The Wire, Game of Thrones), Domhnall Gleeson (Harry Potter et les reliques de la mort) dans le rôle des frères et par Brid Brennan dans celui de sa mère. On retrouve aussi Gillian Anderson alias Dana Scully de X-Files dans le rôle de la supérieure de Mac au MI5. Shadow Dancer est un bon film apportant une nouvelle facette au film d’espionnage, un film qui mérite votre attention.

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Thank you for smoking

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Lobbyiste séduisant et ambitieux, Nick Naylor met son charme, son talent et son sourire carnassier au service de la société Big Tobacco pour contrer les ravages de la politique de prévention contre le tabagisme.
De conférence de presse en talk-show télévisé, il défend l’indéfendable, mais a du mal à convaincre son ex-femme qu¹il peut être un père modèle pour son fils. – Allociné

Thank you for smoking est le premier long métrage de Jason Reitman qui s’est révélé par la suite au grand public grâce à Juno et In the air. Ce film est adapté de la nouvelle du même nom écrite par Christopher Buckley et nous parle du tabagisme et du lobbying, le tout avec un ton léger qui est sa vraie force. En effet le tabagisme et toutes ses conséquences sur notre santé est un sujet difficile et mettre en scène quelqu’un qui le défend ça peut surprendre. Mais détrompez-vous, c’est pour mieux en faire l’auto-critique. Buckley nous a donc donné une histoire intelligemment écrite qu’a très bien adapté Reitman, auteur du scénario. Quant à sa réalisation, elle montre déjà les prémices de ce qu’il fera par la suites avec les deux succès cités auparavant. Il arrive à chaque fois à donner à ses films un ton léger et marrant tout en semblant au plus proche de la réalité. On s’attache à ses personnages. Nick Naylor est déconnecté de la réalité de par son métier et détester des membres de la lutte anti-tabac. Pour accentuer cette impression on voit Nick, qui est donc représentant des firmes de tabac, déjeuner avec une représentante des fabricants d’alcool et un représentant des fabricants d’armes. Soient les trois pires choses à défendre. Ce personnage peut être comparé à celui de Clooney dans In the air, lui aussi déconnecté à cause de ces nombreux trajets en avion et détesté par les employés qu’il est chargé de virer. Mais dans les deux cas ils leur restent un petit lien avec la vie normale et c’est ce lien qui tient le film. Ici Nick a un fils nommé Joey alors que Clooney est accompagné d’une nouvelle dans le métier interprétée par Anna Kendrick. Au premier abord ces personnages ont l’air très loin de nous mais on s’attache à eux quand même pour finalement les trouver tout à fait réalistes. Devant la caméra, on retrouve Aaron Eckhart (The Dark Knight, Erin Brockovich) qui est impeccable dans le rôle de Nick Naylor. Il a la tête parfaite pour son rôle, beau gosse et beau parleur pour défendre l’indéfendable.  En prime il y a une belle alchimie entre lui et Cameron Bright qui joue son fils Joey. Il sont accompagnés par une belle poignée d’acteurs dans les seconds rôles, tous séduits par ce projet de film. Maria Bello (A History of Violence) et David Koecher interprètent les représentants de l’alcool et des armes, Katie Holmes (Batman Begins) est une journaliste, William H. Macy (Fargo) joue un sénateur contre le tabac alors que Robert Duvall (Le Parrain, Jack Reacher) et JK Simmons (Oz, Juno) se glissent sous les traits des supérieurs de Nick. Thank you for smoking est film sympa qui arrive à traiter un sujet grave sur un ton léger, un bon divertissement.

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The Amazing Spiderman

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Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l’engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin… – Allociné

The Amazing Spiderman marque le retour de l’homme-araignée mais ce n’est pas la suite de la trilogie de Sam Raimi mais un reboot. On repart donc du début, nouvel acteur et nouveau réalisateur. Vous l’avez compris le scénario a des passages obligés et cette partie n’amène pas grand chose par rapport au premier opus de Raimi. La piqure, la transformation, la découverte des pouvoirs et la mort d’oncle Ben on connait. Mais le reste apporte quelques nouveautés. D’abord le méchant est le Lézard que l’on n’avait pas encore vu, et ensuite pas de Mary-Jane mais Gwen Stacy, le premier amour de Peter dans les comics. En fait ces deux nouveautés n’en sont pas vraiment car au final les scènes d’action avec un méchant ou un autre, elles y sont de toutes façons. Et que ce soit Mary-Jane ou Gwen, les scènes à l’eau de rose sont aussi là. Le seul vrai changement c’est la présence des parents de Peter ainsi que les questions que çela amène. On en entendra surement parler dans The Amazing Spiderman 2. Personnellement j’ai jamais adoré Spiderman à cause de l’aspect lycéen fleure bleue qui nous donne des scènes un peu pathétiques. Mais on le doit à l’histoire originale et non au film. Marc Webb (500 jours ensemble) est à la baguette pour son premier gros blockbuster. Il s’en tire plutôt bien même si quelques scènes sont discutables notamment celle des grues. Toutefois il réussit à amener de nouvelles idées de mise en scène comme les quelques prises de vue subjectives de Spiderman qui apportent un effet intéressant. De plus il donne à Stan Lee son meilleur caméo. Côté acteurs avant de dire quoi que ce soit sur les prestations, j’aimerai savoir pourquoi Hollywood prend toujours des acteurs plus vieux que leur personnage? Ici Emma Stone (24 ans) et Andrew Garfield (29 ans) qui jouent des lycéens. Heureusement ils sont bons alors on oublie vite les scènes d’amourette entre ados. Andrew Garfield (The Social Network, Never Let Me Go), fan de Spiderman, tient bien le rôle de Peter et forme avec Emma Stone (La couleur des sentiments, Crazy Stupid Love), qui interprète Gwen, un couple convaincant. J’aime bien ces deux acteurs aussi je préfèrerais les voir dans des rôles et des films plus intéressants. Rhys Ifans (Good Morning England) se glisse sous les traits du Dr Curt Connors alors que tante May et oncle Ben sont joués par Sally Field et Martin Sheen. The Amazing Spiderman est un film divertissant et assez sympa mais qui n’apporte pas assez de nouveautés par rapport à la trilogie précédente pour se démarquer.

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The Master

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Freddie, un vétéran, revient en Californie après s’être battu dans le Pacifique. Alcoolique, il distille sa propre gnôle et contient difficilement la violence qu’il a en lui… Quand Freddie rencontre Lancaster Dodd – « le Maître », charismatique meneur d’un mouvement nommé la Cause, il tombe rapidement sous sa coupe… – Allociné

Cinq ans après l’excellent et salué There Will Be Blood, Paul Thomas Anderson marque son retour avec The Master. Présenté à Venise cette année, il a été récompensé par 2 prix majeurs: le Lion d’argent de la meilleure mise en scène pour Anderson et la Coupe Volpi, décernée à la meilleure interprétation masculine. Coupe Volpi partagée par les deux acteurs principaux, Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman. Ce film fait donc parti des œuvres attendues de ce début d’année. Le scénario de PT Anderson a soulevé une polémique outre-Atlantique car il traite de l’essor de la scientologie aux Etats-Unis dans les années 1950. Mais il traite également des difficultés mentales rencontrées par les vétérans de guerre. Personnellement j’ai été plus atteint par ce deuxième aspect car je ne connais pas assez le monde de la scientologie pour comprendre exactement où le film veut nous mener de ce point de vue. Les 45 premières minutes sont pour moi les meilleures du film. On y découvre les personnages, Freddie dans un premier temps. On nous montre un homme devenu alcoolique complètement dévasté, mentalement et physiquement, par la guerre. Viennent ensuite Lancaster Dodd « le Maître », sa femme et sa famille. La rencontre entre Freddie et Lancaster est la clé de ce film. Pour moi le passage sur le bateau en est la meilleure partie et la première conversation entre les deux hommes, enregistrée pour le traitement de Freddie, en est la scène la plus intense, celle qui m’a le plus marquée. Suite à ces trois premiers quarts d’heure, l’histoire commence à se déliter. Le côté gourou/secte prend le pas et nous perd peu à peu. Le scénario est donc bancale et c’est dommage car la mise en scène est excellente. Paul Thomas Anderson est un réalisateur qui travaille chacun de ses plans et ça se voit. Il veut que chaque scène soit parfaite et parfois même trop. De temps en temps on aimerait sortir de ce cadre qu’il a fixé. Néanmoins j’ai apprécié les nombreux plans-séquences présents dans le film. Côté casting, The Master marque le retour de Joaquin Phoenix (Gladiator, La nuit nous appartient) après sa fausse retraite. Il impressionne dans le rôle de Freddie et forme un très bon duo avec Philip Seymour Hoffman (Truman Capote, Le Stratège), lui aussi excellent en « Maitre ». Ils sont accompagnés par Amy Adams (Une nouvelle chance, Fighter) qui joue Peggy Dodd, l’épouse de Lancaster. The Master est brillamment mis en scène et très bien joué mais son histoire ne nous atteint pas. Il voudrait être un grand film mais n’y arrive pas, dommage.

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